22juin 2009
« La finale c’est dimanche ! »
02:39 - Par Fabrice THOMAS - 2009
Même dans ses plus beaux rêves, Jean-Paul Alduy ne pouvait espérer le résultat qui est sorti des urnes du premier tour des élections municipales, dimanche 21 juin 2009.
Le maire sortant améliore son score qui passe de 38,88 à 40,36 %. Et cela alors qu’une nouvelle liste de droite lui a, durant des semaines, taillé des costards.
Le Front National dont la présence au second tour est toujours redoutée par la droite et souhaitée par la gauche n’est pas loin des 10 %. Mais avec 9,42 %, il ne sera pas là dimanche prochain.
La liste Rivière concourt à l’élimination du FN tout en réalisant un score, 7,80 % qui ne lui permet pas d’être présente au second tour, ni de fixer les conditions à son désistement en faveur d’Alduy. Dimanche soir, plusieurs membres de la liste, dont un de ses piliers, Frank Rémi, déclaraient qu’ils voteraient Alduy.
Même avec une gauche unie en face, la victoire d’Alduy ne ferait aucun doute.
Mais la gauche est divisée et profondément divisée.
La liste d’extrême-gauche qui rassemblait le NPA et Lutte Ouvrière ( LO était en 2008 avec Amiel-Donat) passe de 5,02 à 2,46 %.
La liste Codognès-Modem-Verts pouvait espérer mieux que 14,20 %. Liste Codognès-Verts 15,12 % et liste Modem 8,53 % en 2008.
La liste Amiel-Donat améliore son score, passant de 20,16 % à 24,79 %. Grâce au renfort d’électeurs de Codognès de 2008 pour qui battre Alduy prime sur tout le reste et d’électeurs de l’extrême-gauche qui ont fait un raisonnement assez proche.
Dimanche soir Alduy a résisté au triomphalisme des siens qui s’embrassaient, se congratulaient devant la permanence sur la place Arago. Le maire sortant souhaite sans doute une large victoire pour effacer l’affront des chaussettes et pour battre le plus nettement possible celle qui depuis un an lance des accusations fantaisistes de fraude massive. Il souhaite aussi sans doute éviter une réélection avec un faible taux de participation qui donnerait argument à son opposition pour discuter sa légitimité.
Pour poursuivre leur combat sur les valeurs et pour l’éthique en politique Jean Codognès et ses colistiers ont besoin d’avoir des élus au conseil municipal. Absent du second tour, sans élus, ils cesseraient vite d’exister et Amiel-Donat occuperait tout l’espace. Chez Codognès, l'heure est à la réflexion. Décision lundi dans le courant de la journée.
Faura 1,5%. Résultat attendu. Ce n’est pas demain que le canal du Midi sera prolongé jusqu’à Perpignan.
La participation 53,82 % est en léger recul sur 2008, 55,12 %.