Info de dernière minute : agissant dans le cadre de l'enquête sur le tract anonyme diffusé dans la nuit de vendredi à samedi la police à saisi les cassettes de vidéo surveillance de la police municipale.

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L’entre deux tours a été marqué par le recours contre la liste Codognès, les pseudos bulletins sous les aisselles et il se termine par un tract hostile à Alduy nauséabond largement diffusé dans la nuit de vendredi à samedi.

Nous en apprenons chaque jour un peu plus sur la démission surprise de deux membres de la liste de Jean Codognès. Le recours de Robert Figueroa était présenté par Lucy Dillenschneider. Cette avocate de Montpellier est originaire des Pyrénées-Orientales. Elle avait fait parler d’elle en déposant en 2008 un recours au tribunal administratif contre le théâtre de l’Archipel. Et à la demande de qui avait elle déposé ce recours ? Une habitante de Saint-Feliu d’Avall qui se trouve, par le plus grand des hasards, être sa mère. C’est dingue comme le monde est petit.

Nous n’avons pas réussi à entrer en relation avec Robert Figueroa, mais plusieurs informations bien sourcées nous permettent d’affirmer qu’avant ce recours Robert Figueroa ne connaissait pas maître Dillenschneider. D’autres informations, nombreuses, permettent de penser que l’équipe d’Amiel-Donat a été à la manœuvre.

On retrouve les mêmes derrière le retrait de Danièle Cabrimol, également membre du Modem. Son compagnon et, mari depuis aujourd’hui, samedi 27 juin, travaille au département RMI du conseil général. Et son contrat arrive à échéance en août. Nous n’en dirons pas plus et nos lecteurs le comprendront.

Ces deux démissions de la dernière heure découvertes par Jean Codognès, mardi à la préfecture où il venait de déposer la liste, sont d’autant plus étonnantes que, la veille, lors du vote, ces deux colistiers avaient voté en faveur du maintien au second tour. Ajoutons que comme tous les membres de la liste, ils avaient signé un document de candidature pour le premier et le second tour. L’envoi des deux démissions à la préfecture avec des courriers présentant des similitudes, sans prévenir Codognès ou la représentante du Modem, est pour le moins chose surprenante.

Il faut que la liste qui dénonce le clientélisme et le clanisme dérange vraiment beaucoup pour qu’ils soient allés aussi loin.

Nous avons largement traité l’histoire des bulletins sous les aisselles dans nos précédents articles. Nous ajouterons, sans avoir pu le vérifier, mais sur la base d’éléments sérieux, que c’est un proche de Jacqueline Amiel-Donat qui a, jeudi matin, alerté Rue89, le site d’information qui a fait passer les bulletins de vote de « sous le bras » à « sous les aisselles ».

L’Inscription « vendu » a, dans la nuit de jeudi à vendredi, été peinte sur de nombreux panneaux électoraux ainsi que la vitrine de la permanence de la liste Codognès.

Un faux tract de Jean-Paul Alduy (reprenant les éléments graphiques de sa liste) a été largement distribué dans la nuit de vendredi à samedi. Une plainte a immédiatement été déposée. A noter que ce tract cible Alduy et Jean-Pierre Dreno, procureur de la République, dont le nom est cité 3 fois et la fonction davantage encore. « On a touché le fond », commente un proche d’Alduy, l’avocat Pierre Parrat. Les policiers qui seront chargés de l’enquête préliminaire commenceront sans doute leurs investigations par le visionnage des enregistrements de la vidéo surveillance. Ils sont conservés 15 jours.

Juste un passage du tract pour que nos lecteurs s'en fassent une idée : « Pardonnez moi d’avoir dû embaucher des trafiquants de drogue et repris de justice, encore merci à Jean-Pierre Dréno d’avoir fermé les yeux sur leurs casiers judiciaires »… Le reste est à l’avenant.

Dans le tract anti-Alduy anonyme largement diffusé, également de nuit, à la veille du premier tour, le procureur de la République était déjà nommément visé. Au regard de l’étiquette politique des élus poursuivis (Saint-Cyprien, Le Barcarès, Banyuls…) et pour bien d’autres raisons encore, le procureur de la République est vraiment au dessus de tout soupçon.

Quelques personnalités politiques de premier plan ont, depuis quelques années, pris l’habitude de dénoncer une instrumentalisation de la justice par l’UMP pour expliquer leurs problèmes judiciaires répétés.

Espérons que les Perpignanais redonneront des couleurs à la démocratie, déjà en participant nombreux à ce second tour duquel sortira une majorité et un maire, mais aussi important, une opposition déterminée, mais digne qui aura pour rôle de contrôler les actes de la majorité.