A L’Indép, il y a une règle non écrite selon laquelle on ne cite pas le nom d’un concurrent. Une règle que des générations et des générations de journalistes se sont transmises. Son application n’est pas toujours facile. Exemple : Après avoir d’abord gardé le silence sur l’enregistrement publié par perpignan-toutvabien dans lequel Frêche explique en long et en large que ceux qui votent pour lui sont des cons, l’Indép a fini, après tout le monde, par faire deux papiers sur le sujet. Alors que perpignan-toutvabien faisait des dizaines de milliers de connections et voyait son nom cité dans un grand nombre de médias, notre quotidien préféra lui, donner une information incomplète plutôt que de déroger à la sacro sainte règle. Ce qui fit, évidemment, sourire beaucoup de monde.

Voilà que le 17 juillet, sur son blog, Guillaume Clavaud écrit, en toutes lettres, le nom de notre site et cela, en plus, avec les meilleures intentions du monde. Il a voulu relayer, certes à sa manière, l’appel à la générosité que nous avions lancé à nos lecteurs. Sa confraternelle démarche s’appuie sur un mail qu’Eric Touron, collaborateur du groupe UMP au conseil général, aurait envoyé à ses élus. Nous ne sommes pas arrivés à joindre ce dernier pour lui demander s’il avait bien envoyé ce mail. Espérons que le rubricard politique de L’Indép ne s’est pas fait refilé un faux.

Les lecteurs de perpignan-toutvabien se souviennent qu’en mai, nous avions lancé un appel un peu pressant afin de regarnir les caisses complètement vides pour pouvoir payer quelques factures et faire face aux frais provoqués par une forte augmentation de notre activité rédactionnelle. L’accès du site est gratuit, sa rédaction bénévole, mais il faut bien payer les frais.

La presse étant un des instruments de la démocratie, il est plutôt sain que la question de son financement, qui est cruciale, ne soit pas un sujet tabou ! Alors, parlons en, mais seulement après avoir exprimé toute notre gratitude à Guillaume Clavaud pour avoir amené ce sujet important sur la place publique.

Il y a pas mal de personnes qui comme Eric Touron apprécient perpignan-toutvabien et la contribution que notre site apporte à l’information politique locale. Il a voulu, avec des arguments qui lui sont propres, sensibiliser les élus du groupe UMP. Très honnêtement sans beaucoup de succès. Mais si au contraire ils avaient répondu à l’appel, nous n’en serions pas, le moins du monde, gêné.

Perpignan-toutvabien est fait de choix rédactionnels affirmés. Et en particulier, d’un profond attachement à la démocratie et d’un rejet de toutes formes de totalitarismes et de ce qui localement s’en rapproche beaucoup, le système clanique et despotique de Bourquin. Pour nous, il y a les démocrates, de toutes opinions, et les adversaires de la démocratie. Mais perpignan-toutvabien, c’est, avant toute autre chose, de nombreuses informations que l’on ne trouve pas ailleurs. C’est sans doute cela la clef de son succès. Cela dit, nous préfèrerions trouver ces informations dans L’Indép et ne pas avoir à faire ce site.

Que dit Eric Touron ? Que le groupe UMP est abonné à L’Indép, à La Semaine… L’information a un prix. Il a mille fois raisons. Précisons d’ailleurs que le lecteur de L’Indép paie son journal deux fois. Une première fois en payant son abonnement ou en le prenant au marchand de journaux et une seconde fois comme contribuable. L’Indép encaisse chaque année des centaines de milliers d’euros de publicité des collectivités territoriales, au premier rang desquelles on trouve le conseil général et le conseil régional. Rappelons que L’Indép et le conseil général sont partenaires dans un projet de télévision locale sur lequel ils ont, en 2008, obtenu une fréquence.

Perpignan toutvabien n’a pas de recette de ventes, ni de recettes publicitaires. Pourquoi perpignan-toutvabien n’a pas la pub du conseil général ? Est-ce normal que l’argent public serve à remercier les bons journaux ? et à punir les mauvais, La semaine du Roussillon, Le Petit Journal, perpignan-toutvabien… ?

Mais en boycottant ceux qui osent le critiquer et en arrosant les autres, Bourquin étouffe la liberté de la presse. C’est un sujet un peu plus grave et d’une autre portée…Quand Clavaud le traitera-t-il ?

Le jour où Clavaud publie sa prose bienveillante, L’Indép a deux placards publicitaires du conseil général. ¼ de page en quadrichromie sur un spectacle au Palais des Rois de Majorque et une demi-page en quadrichromie sur la réception de l’USAP au Palais des rois de Majorque le 20 juillet. Tarif : autour de 2 000 euros et 5 500 euros. Au prix de l’espace publicitaire, un bon gestionnaire de l’argent public réserverait des espaces plus petits qui auraient la même efficacité. Pourquoi ne le fait-il pas ? Quel est le volume annuel de d’achat d’espace du conseil général ? Comment se répartit-il ?.

Privé de la publicité du conseil général et du conseil régional sur ordre de Bourquin, comme La Semaine, Le Petit Journal… Nous avons renoncé à demander de la publicité à d’autres collectivités territoriales. Cela aboutissait à trop marquer perpignan-toutvabien. L’idée dominante n’aurait pas été que perpignan-toutvabien était boycotté par les collectivités locales sous l’influence de Bourquin. On aurait plus généralement dit que la droite finançait notre site. C’est pervers !

Le statut des journaux sur internet annoncé l’an dernier aux états généraux de la presse tarde à venir. Nous l’attendons avec impatience pour tenter de structurer et développer perpignan-toutvabien.

Quand Clavaud publie le mail de Touron, il fait son travail. Mais son commentaire pose problème : « - mais le site existe toujours. Ouf. L’UMP du conseil général a donc sauvé ce site-». Clavaud a l’art de faire dire aux informations ce qu’elles ne disent pas. Tendancieux, comme à son habitude.

Sur 31 conseillers généraux, un seul a fait un don à perpignan-toutvabien.com. Sur les 55 élus du conseil municipal de Perpignan, deux ont fait un don. Nous n’entretenons pas des relations idylliques avec la droite. La ligne rédactionnelle de perpignan-toutvabien est ce quelle est, mais il est certain qu’elle n’est pas sous influence. Et si il y, à droite, beaucoup de monde qui apprécient perpignan-toutvabien, il y a aussi de ce côté-là, nombre de personnes et pas des moindres qui n’aiment pas notre site et qui seraient prêtes à faire un chèque… Pour qu’il ferme.

Il y a quelques mois Jacqueline Amiel-Donat annonçait sur son blog que Fabrice Thomas avait été recruté au cabinet du président de l’agglo. Une info oralement complaisamment relayée par le même Clavaud. Quelques années plus tôt, Bourquin racontait à des confrères, que Thomas était salarié du conseil régional. Pourquoi veulent-ils absolument que perpignan toutvabien soit acheté ? C’est leur vision du fonctionnement normal de la presse locale ?

Nous avons fait, depuis quelques années déjà, des choix purement rédactionnels, que nous payons au prix fort. C’est pourquoi nous ne laisserons personne jeter le discrédit sur notre travail.

Nous profitons de cette mise au point pour relancer notre invitation à soutenir perpignan-toutvabien. Si des conseillers généraux UMP veulent faire un geste, il sera comme tous les dons, le bienvenu et restera confidentiel.

Clavaud a ouvert le débat sur le financement de la presse. Il a bien fait. Nous allons faire de ce sujet un des axes rédactionnels prioritaires des prochains mois.

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Sans information, il n’y a pas de citoyen éclairé, et donc pas de démocratie. Vous ne trouvez pas ailleurs la plupart des informations et commentaires que vous lisez sur perpignan-toutvabien. Gratuit et sans recette publicitaire perpignan-toutvabien a besoin de ses lecteurs pour couvrir ses frais.

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