Le Petit Journal de cette semaine en vente jusqu’à jeudi soir fait un carton. C’est une grande satisfaction car ce numéro fait sa une sur La chasse aux sorcières au conseil général. La face la plus sombre de Bourquin. Licenciements illégaux, mutations arbitraires, comme celle de Jean-Michel Henric, conseiller municipal de Perpignan, muté de Perpignan à Saillagouse. Le bus à 1 euro il connaît. Il y passe plus de cinq heures par jour… Cette hiver davantage. Il faut faire craquer ce fonctionnaire exemplaire qui a plus de 20 ans d’ancienneté. Au bout, il y a le RMI, des dépressions, des tentatives de suicides.

Georges Frêche s’est encore lâché. Il n’arrive plus à retenir ses incontinences verbales. Triste fin de règne.

Vendredi 25 septembre, en session du conseil régional, Danielle Pagès a interrogé le président de la région sur la situation du Centre de Recherches Préhistoriques de Tautavel : « … Quand, Monsieur le Président, vous êtes venu à Tautavel avec le Président Christian Bourquin, le 14 septembre 2006, vous avez promis que vous donneriez votre accord pour que soit créé un Etablissement public de Coopération Culturelle afin de pérenniser le Centre Européen de Recherches Préhistoriques de Tautavel et vous vous étiez engagé à ce que la Région apporte les moyens nécessaires. Certes la Région a contribué chaque année à financer cette structure, mais pas à la hauteur de ce que vous aviez promis. L’Etat a apporté des moyens en créant plusieurs emplois de fonctionnaires et des emplois sur contrat d’établissement, financés par des subventions. Néanmoins, l’Etablissement Public de Coopération Culturelle destiné à le pérenniser n’est pas encore créé et le Centre Européen de Recherches Préhistoriques de Tautavel reste une structure extrêmement fragile. Pouvez-vous, Monsieur le Président, nous indiquer quelles sont les décisions que vous comptez prendre pour le Centre Européen de Recherches et quel est le calendrier envisagé ? »

Visiblement en difficulté, Frêche déclara que c’était celui qui apportait le plus qui devait avoir la présidence de l’EPCC et il a, dans des termes triviaux, expliqué qu’on lui avait appris que c’était celui qui payait qui commandait. Puis disant que l’Etat était pauvre, il a déclaré : « Madame Pagès, quand on est pauvre on se tait ». Mots qui déclenchèrent une bronca. Les amis de Frêche pâlirent en se rendant compte que le président de région avait encore sorti une énormité. Navarro, un de ses fidèles lieutenants, s’adressa à Frêche en se prenant les pieds dans sa tentative de justification : « Monsieur le président vous ne vouliez pas parler des pauvres, mais des collectivité locales ». Nouvelle bronca.

Il faut préciser que Frêche réclame la présidence de l’EPCC pour l’un des siens. Présidence que du côté de l’Etat et d’autres acteurs on verrait plutôt confiée à Henry de Lumley, le grand paléontologue qui a donné à Tautavel sa renommée scientifique et touristique. Quand à la contribution de L’Etat, elle est très importante. Sans tous les postes de chercheurs qu’il finance, le Centre de Recherche Préhistorique de Tautavel n’aurait pas ce rayonnement mondial.

Frêche a dans la presse nationale volé au secours de Hortefeux après les déclarations à caractère raciste qui avaient soulevé un tollé général. Voilà ce qu’il a déclaré au Parisien : « C’est ridicule. J’ai entendu ses propos et je n’y trouve rien d’extraordinaire. Aujourd’hui on demande à tous les hommes politiques de faire de la langue de bois sous peine d’être cloués au pilori. Hortefeux n’est pas raciste. ».

Faites taire Frêche ! C’est ce que l’on pourrait demander aux électeurs, de droite, de gauche, sans opinion précise, de faire en mars 2010. Comme dit une célèbre réplique d’OSS dans Le Caire nid d’espions avec Jean Dujardin : « Tu te tais ou je te tais ».

Il n’y a que les bulletins de vote qui pourront faire taire le soudard du Languedoc-Roussillon.

Frêche n’a pas tenu ses engagements sur Tautavel, mais il a au moins versé la même subvention qu’en 2008. Le président du conseil général ne l’a pas encore fait voter.