Nicolas Caudeville s’est lancé dans l’interview. Il a cette semaine rencontré sainte Jacqueline parmi ses pauvres, place Cassanyes. C’est particulièrement émouvant d’entendre cette femme raconter ses difficiles combats pour la rénovation, pour la démocratie dans le PS, pour les démunis, pour Perpignan. On l’accompagne dans son chemin de douleur, dans son martyre. On finit même par souffrir avec elle.

Oubliez la Jacqueline Amiel-Donat qui fait du business avec le conseil général (Chine, cabinet d’avocats), y place les membres de sa famille, la récente adhérente au PS imposée par Bourquin…Et tout le reste…

Jacqueline Amiel-Donat est allée à une réunion du PS à Millas. Et face aux diktats des membres de l’appareil, une autre Jacqueline Amiel-Donat s’est révélée. Elle dénonce : « Les gradés du parti qui ont décidé qu’il fallait qu’ils restent gradés qu’ils aient des médailles en plus, un peu comme des généraux de l’armée soviétique ». Elle parle sans doute de son pote (son ex pote d’avant-hier, non d’hier) qui court après tous les mandats. Un certain Christian Bourquin. Président du conseil général, vice président de la région, qui voulait être député, puis parlementaire européen et qui demain sera candidat au Sénat.

On ne la reconnaît plus. Quelle métamorphose ! Il ne faut jamais désespérer du genre humain. Même des pires cas. Peut-être que demain, Bourquin, puis Frêche à leur tour seront frappés par la grâce. Elle se bat pour la rénovation aux côtés de Eric Andrieu qu'elle n’a pas voulu laisser seul affronter l’ogre Frêche. Ogre dont elle ne fait qu’une bouchée. Elle considère qu’il « N’est pas anormal qu’il est été exclu du PS » et elle ajoute « Lorsque l’on a ce niveau de responsabilité on doit se tenir un minimum. On ne peut pas raconter n’importe quoi ». Merveilleuse femme ! Vive Amiel-Donat !

Ne s’apercevant pas qu’il parle à une sainte, Caudeville lui demande si elle sera candidate aux régionales. Elle lui répond gentiment sans s’offusquer : « Non ! J’ai agi en tant que militante. Je ne postule pas à quoi que ce soit. J’ai agi en démocrate. » et « Je n’ai pas adhéré au PS pour faire carrière… Je ne suis pas une alimentaire… Je ne suis pas inféodée.. ». Il arrive un moment où l’on se dit que cette saleté de Caudeville a fait un canular avec un complice qui imite Amiel-Donat à la perfection.

Sainte Jacqueline nous explique ce qu’est être de gauche… Le combat pour les plus pauvres, les plus démunis. Elle explique tout ça avec sobriété et conviction. Oh sainte femme ! On est d’un côté ou de l’autre. Ou on est avec ceux qui souffrent ou l’on est du côté de ceux qui tirent parti de façon méprisante. Elle a raison il y a d’un côté la gauche qui est par nature avec les pauvres et de l’autre les salauds de droite.

Pour elle pas de compromis. Elle refuse la société de marché, la social démocratie. Elle, c’est la vraie gauche. Dans le texte c’est du Besancenot ! Nom de dieu, quelle mutation. Une vraie pétroleuse !

Une femme comme ça, dans un monde comme celui-ci, ne peut qu’avoir des tas d’ennemis. Ce qui à propos des municipales de juin dernier fait dire à Caudeville : « C’est comme le crime de l’Orient Express, tout le monde a donné un coup de couteau ». La dame approuve et cite : Codognès, Cresta, Frêche, les Perpignanais qui ne sont pas prêts à avoir une femme maire, « Surtout à moitié chinoise ».

Tout le monde ne croira pas au miracle !

Il est vrai que l’on peut, plus prosaïquement, penser que la dame ne digère pas son fiasco des municipales et qu’elle en rejette toute la responsabilité sur les autres. Ce qui est bien dans son caractère.

Plus machiavéliques, certains font observer que le clan Bourquin-Donat contrôle la majorité et l’opposition du PS dans les P.-O. et qu’il est prudent d’attendre pour voir si le divorce Amiel-Donat Bourquin est réel ou si c’est un leurre.

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L’autre Jacqueline, pas celle d’Amélie, la député de la quatrième, va conduire une mission sur le photojournalisme. La nouvelle a fait rire. Normal, dès qu’il y a un appareil photo en vue la dame se précipite et joue des coudes pour être au premier plan. Il ne fallait pas s’attendre à ce que Jacqueline Irlès prenne la tête d’une mission sur le pluralisme, ou plutôt sur la quasi absence de pluralisme de la presse en régions. C’est moins porteur !