23nov 2009
Le Frêchisme tient bon !
12:08 - Par Fabrice THOMAS - 2009
Consultés en octobre, les militants socialistes ont majoritairement préféré Codorniou, l’homme de paille de Georges Frêche à Eric Andrieu, le premier secrétaire du PS de l’Aude. Du côté des électeurs, tout du moins de ceux qui ont été sondés, Frêche s’en sort également plutôt bien avec 29 % des intentions de vote (sondage BVA/ La Gazette de Montpellier).

Le populisme ça marche. Ce n’est pas une découverte. Surtout pour Georges Frêche. Cela fait des décennies que son positionnement socialiste-populiste lui fait gagner les élections.
Populiste et donc forcément grand démagogue, il sait comme personne flatter, jusqu'à l'exacerber, le sentiment d’appartenance à un groupe. Sioniste devant les juifs de Montpellier, Algérie Française devant les pieds noirs, Gaulliste devant un public de droite...
Il n’y a pas de populisme sans dénonciation des élites. Frêche passe son temps à voler dans les plumes des éléphants du PS. Les préfets et hauts fonctionnaires de l’Etat en poste dans la région ont de tout temps été ses têtes de Turc.
Le populiste est toujours un fort en gueule. Une gueule qu’il ouvre toute grande pour désigner des boucs émissaires, pour désigner des personnes à la vindicte et au rejet, flattant ainsi les plus bas instincts de la populace.
On pourrait aussi s’arrêter sur son style despotique. Ses rapports avec la presse. Il y a celle qu’il arrose et celle qu’il met au pain sec.
Frêche est d’autant plus condamnable qu’il agit par calcul. On sait qu’il est plus facile de tirer les gens vers le bas que vers le haut. On sait bien que le populisme est une recette qui marche. Il suffit de voir le nombre de pays d’Europe où il remporte des succès électoraux.
Que ce personnage convienne à la majorité des adhérents et des électeurs du PS est assez désespérant. Mais il faut en prendre acte.
Maryse Arditi prend ses distances avec Frêche
“Georges Frêche aurait dû passer la main cette fois-ci. ... Honnêtement, il rendrait presque plus de services à l’Humanité et à cette région s’il écrivait ses mémoires plutôt que d’attendre, comme il l’a dit, de mourir en scène.” Maryse Arditi. Conseillère régionale des Verts (une des élus Vert qui est resté dans la majorité de Frêche après le clash de la direction nationale des Verts). Propos extrait du site Montpellier Journal
Pressions sur les médias
Montpellier Journal interroge les candidats aux régionales sur : « Les pressions exercées par certains élus sur les médias via la publicité et les annonces légales ».
Raymond Couderc, UMP, a été le troisième candidat à répondre aux questions sur ce sujet.
Pour vous, est-ce un problème d’utiliser l’arme des publicités et des annonces légales comme moyen de pression sur la presse ? « Je respecte la presse et les journalistes même si je ne suis pas toujours d’accord avec ce qu’ils écrivent. Je n’ai pas du tout l’intention d’utiliser l’arme des annonces légales et de la publicité pour faire pression sur ce qu’écrivent les journalistes. D’un autre côté, je tolère très mal qu’un président de région ou d’agglomération soit dans la situation où, parce qu’il achète énormément d’espace, de publicité et qu’il fait passer toutes ses annonces légales, dicte sa loi dans le média en question. Il y a un équilibre à trouver. » La suite sur montpellier-journal.fr
On pense ce que l'on veut des réponses apportées par les candidats. L’essentiel est que le sujet soit mis sur la table et qu’il commence, enfin, à être débattu au grand jour.
Dans une démocratie digne de ce nom, il n'est pas acceptable que l'argent publique puisse servir à empêcher la presse de jouer son rôle de contre pouvoir. Cette pratique tue la démocratie.