Le président de la région a, lors d’une réunion à La Salvetat-sur-Agout (34), raconté à son auditoire qu’au moment de son opération, il s’était inquiété sur la conservation de sa virilité. Il a été rassuré et il précise qu’il bande encore.

Codorniou !

Enorme titre à la une de l’Indép de jeudi 3décembre : « Un livre évènement de l’ex-international de rugby… Les confidences de Codorniou ». La sortie de ce livre est de toute évidence une opération électorale. Sortir un livre est depuis quelques années le truc que tous les communicants font faire à leur candidat. Alduy l’a fait deux fois, en 2001 et en 2008.

Le bouquin de Codorniu est écrit d’une plume alerte et professionnelle, journalistique, sans doute. L’homme de paille a-t-il eu besoin d’un nègre ? La pantalonnade continue.

Frêche en campagne

On n’a jamais autant vu Frêche dans les P.-O.. Il se passe rarement une semaine sans qu’il ne vienne annoncer que la région finance tel ou tel projet. Les saillies de Frêche semblent se faire plus rares. Explication L’Indép lisse souvent les propos du président de la région en ne retenant que le positif, que ce qui ne choquera pas le lecteur. Cela ne doit pas déplaire à l’entourage du président de région. Heureusement que L’Indép ne fait pas campagne pour Frêche !

Grossier personnage

Si la presse ne moufte pas, il y a fort heureusement des citoyens qui eux ne sont pas sourds. Un élu d’un commune du Conflent qui siège au Parc Naturel Régional a adressé un courrier au ministère des anciens combattants dans lequel il s’indigne des propos tenus par Frêche le 28 septembre à Villefranche-de-Conflent : « Les Allemands ont fait deux millions de prisonniers partis en villégiature s’occuper des gretchens, pendant que leurs maris étaient en peine sur le front Russe ».

« Cette évocation de la mémoire de ceux qui ont croupi dans les camps de prisonniers en Prusse orientale ou ailleurs est proprement indigne des fonctions de ce personnage », écrit l’élu du Conflent dans le récit de la pitoyable représentation à laquelle il a assisté. Il est ulcéré par le comportement du président de la région : « Dans la continuité, le sous-préfet de Prades prenant la parole pour évoquer l'action publique s'est vu proposer un bras d'honneur devant toute l'assemblée et a continué son discours sur le spectacle d'un Président de conseil Régional se curant le nez sans modération ».

Carte de travail

Mépriser, abaisser, insulter les autres, est chez Frêche un besoin. Un besoin que l’on sent venir des profondeurs. Mais derrière cette haine des autres n’y a-t-il pas, comme c’est souvent le cas, une haine de soi ? A force de haïr, on devient soi même haïssable.

Comment se fait-il qu’une majorité de membres du PS assument ce langage de soudard ? Certes l’esprit partisan aveugle, obère, le sens critique. Mais accepter l’inacceptable ? Comment font-ils ? Comment s’arrangent-ils avec leur conscience d’homme ou de femme de gauche ? La plupart expliquent qu’il vaut mieux avoir Frêche qu’un président de droite.

Mais il ne faut pas perdre de vue que la carte du PS est pour beaucoup une carte de travail. Une carte que beaucoup n’auraient pas si les collectivités territoriales dirigées par les socialistes n’étaient pas des employeurs importants. Avant l’arrivée de Bourquin à la présidence du conseil général, il n’y avait que quelques centaines d’adhérents au PS des P.-O., ils sont à présents plus de 2 000. Le clientélisme prospère à l’ombre du sous-développement économique.