Frêche est-il antisémite ? Bien sur que non ! Frêche est un despote. Un despote ça ne s’arrange pas avec l’âge. Frêche n’est ni antisémite, ni raciste, c’est simplement un despote acariâtre.

On pourrait gloser longtemps sur sa dernière sortie. Elle aurait fait beaucoup moins de bruit si Frêche avait dit que Fabius avait une tête de faux cul. Mais il y a, dans l’attaque de Frêche, le venin que l’on trouve dans ses innombrables agressions précédentes. Le caractère antisémite du propos est évident. Frêche est tout simplement capable de toutes les ignominies.

Nous les cons, les sous-hommes et les esclaves du Languedoc-Roussillon, nous savons bien qui il est. Un jour, il nous insulte et, le lendemain, il nous flatte bassement. C’est avant tout un populiste, un démagogue qui a un très fort penchant pour les propos iconoclastes, les propos brutaux, odieux. Il aime parler comme un soudard surtout quand il s’agit de répondre à ceux qui osent s’opposer à lui.

On le compare de plus en plus souvent à Le Pen. A tort et à raison. «Le Pen de gauche», «Il parle comme Le Pen», entend on sans cesse ces derniers jours. Comme Le Pen, il aime choquer. C’est ce qui lui assure une forte médiatisation. Un sondage nous a, il y a quelques semaines, appris que Frêche était avec Ségolène Royal le président de région le plus connu des français. Les Frêchistes s’en sont gargarisés. S’être taillé une réputation nationale avec des propos odieux n’est pourtant pas très glorieux.

Il y a le Frêche des mots et celui des actes. Tout sort du même tonneau. Communautarisme, despotisme… et surtout clientélisme, sont les piliers de son système. Frêche achète ! Beaucoup capitulent devant la ruse, le mensonge, les pressions. Plus nombreux encore, sont ceux qui capitulent devant les avantages.

Il ne faut pas oublier que Frêche est un produit de cette décentralisation (Mitterrand-Deferre poursuivie par Chirac/Raffarin) sans contre-pouvoir qui a, et pas seulement en Languedoc-Roussillon, permis l’apparition des nouveaux féodaux. Ils prospèrent, ici plus qu’ailleurs parce que le Languedoc-Roussillon est la région la moins développée de France métropolitaine. Ce qui donne d’autant plus de puissance à des collectivités territoriales comme le conseil régional, le conseil général. Gros employeurs, importants fournisseurs, elles disposent de crédits considérables. Mais pour bénéficier d’une façon ou d’une autre de cette manne, mieux vaut faire allégeance aux seigneurs en place.

Dans l’excellent article de l’Express qui fait tant de bruit, Jacques Molénat s’arrête sur les rapports de Frêche avec la presse locale: « En devenant le client publicitaire numéro un de la presse écrite locale, il est également la providence, pas totalement désintéressée, d’entreprises fragilisées par la crise. En 2008, d’insertions en partenariats, le conseil régional a fait tomber 1,2 million d’euros dans les caisses de Midi-Libre. Deux ans auparavant, au lendemain d’articles qu’il jugeait désagréables, le président de la région avait, dans un accès de fureur, stoppé net les «subventions» à Midi-Libre avant de les rétablir progressivement huit mois plus tard. Depuis ce coup de semonce, l’épée de Damoclès publicitaire est suspendue au dessus des têtes des journalistes du quotidien». Et Jacques Molénat conclut avec humour : « Ce n’est pas nécessairement un encouragement à l’audace ».

Le Frêche communautariste n’est pas très reluisant non plus. Un exemple parmi tant d’autre avec cette vidéo dans laquelle il flagorne les juifs de Montpellier.

http://www.dailymotion.com/video/x5kev9_g-freche-sarkozy-kouchner-et-juifs_news

Voilà réunis une bonne partie des ingrédients du système néo-féodal que les lieutenants de Frêche dupliquent dans les départements qui composent la région.

Heureusement qu’il y a la presse nationale. C’est d’elle une fois de plus qu’est venu le scandale. Car ici dominent la banalisation, l’accoutumance, voire l’approbation des ignobles propos de Frêche. Vous vous souvenez de la tempête provoquée par la diffusion par perpignan-toutvabien du discours de Frêche expliquant qu’il était élu par des cons et pourquoi les cons votaient pour lui ! Vous vous souvenez peut-être moins de ça : « C’est aussi bien que sur Rire et Chansons, du niveau de Palmade ou Devos, aussi décapant que Bedos. C’est du Frêche, du grand, du pur, du comme on l’aime quand il s’éclate dans le cynisme et la dérision, quand il assène ses énormes vérités et nous renvoie notre image passée au filtre de son intelligence fulgurante, à nous les "les cons". (Editorial de l’Indépendant du 28 février 2009.

On n’insistera jamais assez sur la responsabilité de cette presse locale. Quand la presse ne joue pas son rôle, notre démocratie se réduit à peu de chose. Nous payons cher le manque de pluralisme de la presse régionale et surtout la domination d'un groupe.

Mais il ne faut pas désespérer. Certes Georges Frêche peut conserver la présidence de la région en tirant profit du système électoral qui aux régionales attribue d’office 25 % des sièges à la liste qui arrive en tête au second tour. Mais il y a une majorité d’électeurs, oui une majorité, qui ne veut plus de lui.

Moralement, politiquement, Frêche a perdu ! Il reste six semaines pour convaincre que Frêche est la honte de notre région et qu’il faut le mettre à la retraite.