15fév 2010
« Si je reste président de la région, je lui fous mon poing sur la gueule »
13:12 - Par Fabrice THOMAS - 2010
On a, la semaine passée, vu, lu, entendu Frêche sur tous les médias nationaux. Le président de la région a partout servi la même épaisse soupe populiste parfumée aux herbes du Languedoc-Roussillon.
Lors de cette contre offensive médiatique Frêche a principalement joué sur un registre, l’opposition entre Paris et la province. Paris incarnant une élite qui ne peut qu’avoir du mépris pour le peuple provincial dont Frêche serait ce qu'il y a de plus représentatif.
Nous avons relevé quelques phrases lors de son passage au grand Journal de Canal + face à Michel Denisot et Jean-Michel Apathie.
« A travers moi ceux que vous insultez c’est les 2 700 000 habitants du Languedoc Roussillon, vous pensez que ce sont des imbéciles. »
« J’ai été réélu six fois maire de Montpellier et vous croyez que tous les gens sont des imbéciles et vous pensez que les Français sont des imbéciles. »
« Je parle le français et je ne parle pas cette espèce de langue formatée que parlent les politiques parisiens. »
« Les gens en Languedoc Roussillon, ils se sentent insultés par toutes ses polémiques et ils en ont marre. »
« Les gens, ils me connaissent, ils me jugent à longueur d’année et pas sur un mot et sur une phrase comme font les donneurs de leçon parisiens dont j’ai peur que vous soyez un peu. »
« Les gens du Languedoc-Roussillon vous vous en moquez comme de l’an quarante. »
Frêche est clairement et nettement populiste. Il n’est plus que ça !
Ces fanfaronnades auront peut-être conforté dans leur opinion les 30% d’électeurs (selon le dernier sondage) qui ne sont pas dégoûtés par les propos nauséabonds tenus par Frêche depuis son élection à la présidence de la région en 2004. Mais ce triste spectacle a peut-être un peu plus convaincu les 70% d’électeurs, ayant fait un autre choix, qu’il fallait en finir avec celui qui donnait une si mauvaise image de notre région et de ses habitants.
Le populisme provoque de l'adhésion, mais aussi du rejet. De nombreux électeurs de gauche ne voudront pas voter pour Frêche au second tour. C'est une des menaces qui pèsent sur sa réélection à la présidence de la région.
Jean-Michel Apathie a tenu tête à Frêche. Ce que ce dernier n’a pas apprécié, comme le relate Eric Hacquemand dans Le Parisien du 10 février : « En fin d’émission, avant d’aller dîner avec son éditeur pour finaliser la sortie de son dernier ouvrage, il règle ses comptes avec "cette tête à claque d’Apathie". "Si je reste président de la région, je lui fous mon poing sur la gueule" lâche t’il. » Il est vraiment tombé bien bas, celui que les flagorneurs rémunérés du Midi-Libre présentait il y a quelques jours (12-2) comme: "Une machine intellectuelle redoutable, un puits de science et de culture, un visionnaire hors-pair, travailleur et inventif, un monstre de mémoire..."
La semaine Frêche (très fraiche) s’est achevée dimanche sur Canal+ par une grosse bouffonnade avec la diffusion de la dernière facétie d’Action Discrète qui avait envoyé à Montpellier une équipe faire campagne pour le Frêche Touch. Désopilant !
http://www.canalplus.fr/c-divertissement/pid1780-c-action-discrete.html
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