11jan 2012
Le sénateur Bourquin dans le bureau du président du conseil général : une occupation illégale !
21:46 - Par Fabrice THOMAS - 2012
Bourquin a conservé son bureau de président du conseil général alors qu’il n’est plus élu dans cette assemblée. Cette situation est illégale. Et la convention passée avec le conseil régional qui loue ces locaux ne règle rien.
Bourquin reconnait qu’il occupe ce bureau au titre de sénateur. C’est ce qu’il a expliqué à Marc Degli qui, dans l’émission Ligne ouverte sur France 3 Languedoc-Roussillon, l’interrogeait sur la conservation de son bureau : « Ca c’est normal, j’ai un bureau dans les Pyrénées-Orientales parce que je suis l’élu des Pyrénées-Orientales. Vous avez remarqué que je suis sénateur. Je suis devenu le sénateur du Languedoc-Roussillon quelque part, sans embarrasser tous mes collègues, devenu le sénateur parce que tout le monde me donne du travail. Mais je suis d’abord sénateur des Pyrénées-Orientales. J’ai un bureau là-bas, quoi de plus normal ! »
En se présentant comme le sénateur du Languedoc-Roussilon, Super Bourquin justifie à sa façon la location du bureau du conseil général par la région. Une explication tirée par les cheveux. Christian Bourquin sait mieux que personne que cette situation n’est pas normale.
En plus de ses indemnités de 7 100 euros, le sénat lui verse chaque mois une indemnité de frais de mandats (dont il n’a pas à justifier l’usage) de 6 240 euros et de 1 000 euros pour l’informatique A cela s’ajoute un crédit mensuel de 7 500 euros pour la rémunération des collaborateurs de son cabinet. Les frais de téléphone, de poste et de transport sont pris en charge par le sénat..
D’après les informations en notre possession, la loi dit que c’est à l’élu, avec les (confortables) moyens qui lui sont donnés pour cela de prendre en charge les frais de fonctionnement de son cabinet parlementaire.
Mais il n’y a pas que l’aspect financier qui choque. Ce bureau de prestige est la propriété du conseil général et Bourquin n’a plus rien à y faire. Il doit laisser la nouvelle présidente du conseil général s’y installer.