Retour sur le dernier conseil municipal. L’opposition de gauche mène la vie dure à Jean-Paul Alduy.
Jacqueline Amiel-Donat a tiré une très grosse cartouche en dénonçant la cession à la sarl AGIR Promotion de onze immeubles dans le quartier Saint-Mathieu, pour un peu plus de 500 000 euros. Des immeubles achetés par la SAFU entre 2004 et 2006 pour un peu plus de 1 million d’euros. La SAFU est une société d’économie mixte présidée par Jean-Paul Alduy.
La fatigue due à l’heure tardive, minuit passé, plus un mal de tête, ne constituaient pas les meilleures conditions de réception et de compréhension de la réponse de Jean-Paul Alduy. Mais tout de même ! Ce dernier insistait sur l’obligation faite au promoteur de réaliser de l’accession sociale à la propriété. Très bien au niveau des principes, mais dans les faits ? Le cahier des charges indique que AGIR Promotion vendra les appartements à « un prix moyen maximum du mètre carré de surface habitable rénovée de 1 800 euros ». Pas vraiment un prix social (si l’on compare avec les prix du marché sur le quartier). Sachant que le promoteur va en plus profiter de dispositifs fiscaux très avantageux liés à son intervention en secteur sauvegardé, il va sans aucun doute faire une bonne opération. Normal, c’est l’objectif qu’il poursuit. Mais on comprend mal pourquoi le contribuable perpignanais devrait lui faire un cadeau de 500 000 euros. Les explications précises et détaillées tardent à venir.
Suite à la conférence de presse de Jacqueline Amiel-Donat et aux articles dans L’Indép, France Bleu Roussillon, L’hebdo Catalan, on s'attendait à ce que la mairie réagisse. Silence radio. Embarras ? Négligence ?
Combien sont-ils à penser comme cette électrice d’Alduy ébranlée par les accusations de fraude, « Si le maire ne répond pas, c’est qu’il y a quelque chose de pas clair sur cette vente. »
La suspicion est un poison que l’opposition n’est pas prête d’arrêter de diffuser.
Codo le généreux !
Ne voulant pas être en retard sur Amiel-Donat, Jean Codognès a fait une annonce spectaculaire. Considérant que la rénovation des immeubles insalubres avance très lentement, il a proposé en accord avec Bourquin, a-t-il dit en insistant bien, que le conseil général via l’office HLM départemental finance la rénovation de 50 appartements chaque année. Mais, gros malin, il mettait une condition à sa proposition : l’action juridique restait à la charge de la ville de Perpignan. Et pour cause ! Ce sont les problèmes liés à l’acquisition des immeubles et au relogement des occupants qui font traîner en longueur les opérations de rénovation. La proposition de Codo était gratuite. Elle ne coûtera pas un kopeck au conseil général. C’est beau la démago !
Mais si le conseiller général, vice-président de Bourquin, veut donner de l’argent à la ville de Perpignan, il pourrait commencer par rétablir les subventions qui ont, ces dernières années, été supprimées ou considérablement réduites, à commencer dans le domaine culturel : Casa Musicale, Campler, Estivales, Visa pour l’Image… Et bien d’autres.
Clo-Clo n’aime pas les journalistes !
Clotilde Marques-Ripoull, comme son chef Bayrou, aime bien casser du média et du journaliste. Elle a, lors d’une conférence de presse, raconté (propos repris par L’Indép du 29 avril) qu’il n’y avait pas de journaliste dans la salle du conseil municipal lorsque la vente des onze immeubles du quartier Saint-Mathieu a été examinée. Faux ! France Bleu Roussillon, Le Petit Journal, L’hebdo catalan et nous mêmes étions présents. Alerté par les élus de la Nouvelle Gauche d’une grosse offensive sur ce dossier, ces journalistes ont attendu qu’il arrive en débat. Soulignons qu’ils ont été présents de 17 heures à pas loin de 1 heure du matin.
Rien sur Perpignan Alternance, rien sur son blog. Clotilde Marquès-Ripoull n’a pas mis en ligne la vidéo qu'ele a tournée pendant le dernier conseil municipal. Beaucoup de cinéma pour rien. Décevant !
JPA a fait voter le règlement intérieur du conseil municipal. Il précise que seule la presse a le droit de filmer les débats. Une fois adopté, le maire aurait du demander à Clotilde Ripoull de ranger sa caméra. Au grand dam de sa majorité, JPA a remis l’application du règlement au conseil municipal suivant. Gentil ou un peu faible avec cette opposition teigneuse !
L’Indép fait ses choux gras de la décision de l’élu de l’ERC d’intervenir en catalan. Une bonne polémique comme les aiment d’un côté les nationalistes catalans et les nationalistes français de l’autre. Pas de souci, à Perpignan, le FN a de l’avenir. Espérons que le dossier de l’enseignement du catalan, qui progresse peu dans l’enseignement public, fera prochainement autant de bruit.
Procès du meurtrier de Louis Monich
Du 21 au 23 mai se déroulera le procès d’Assises de Merlin, le jeune homme qui a tué le journaliste (retraité), ancien directeur fondateur de Truc, ancien rédacteur en chef de France Bleu Roussillon, auteur de plusieurs livres sur les mœurs politiques des P.-O. et sur l’USAP. On n’échappera pas à l’étalage de la vie privée du défunt. Domaine dans lequel Louis Monich était discret. Pour les gens de sa génération, l’homosexualité n’a pas toujours été facile à vivre. Louis Monich est mort dans des conditions sordides, mais pour tous ceux, nombreux, qui l’ont connu, demeurera l’image de l’homme et du professionnel qu’il était.
L’Indép a trouvé un os
« Les morts sont tous de braves types », chantait Brassens. Tous... sauf Lucien Jeunesse se dit-on après avoir lu l’article que Sandra Canal consacre au défunt, célèbre animateur du jeu des 1 000 francs. Qu’il ait eu des embrouilles avec quelques habitants de Laroque-des-Albères, on s’en moque. Personnellement, je conserve le beau souvenir de la voix chaleureuse qui a accompagné mon enfance et de celui qui animait une émission populaire qui suscitait la curiosité, l’envie de connaître et d’apprendre.
Comme ils ne peuvent pas répondre, c’est toujours un peu délicat de critiquer les morts. Surtout lorsque cela n’est pas indispensable à l’information. Mais, pour une fois, que L’Indép fait de l’investigation et sort une grosse affaire…
Après réflexion, je vois un gros avantage a critiquer les morts. Avec eux, on ne perd pas de lecteurs. Sandra, merci pour la recette. Je crois que je vais m’y mettre. Le prochain mort un peu connu, je le tue !
Le théâtre à Boitassous ?
Confier le théâtre municipal à Boitaclowns ? Quelle drôle d’idée ! Pendant qu’il y est, JPA pourrait confier la médiathèque à André Bonet et la mairie à Amiel-Donat… Thierry Meier fait de l’amusement, de la distraction, en clair du TF1. On a rien contre. Mais Jean-Marie Bigard et ses confrères n’ont pas besoin d’argent public pour remplir des salles et vendre des centaines de milliers de dvd. Pourquoi Perpignan fait exception et subventionne l’activité commerciale d’un tourneur ? Et demain, on lui confierait le théâtre municipal ? Stupéfiant !
J'allais oublier le plus important. Si vous voulez fêter les un an de l'élection présidentielle de Nicolas Sarkozy au champagne, vous trouverez la cuvée spéciale (avec une superbe étiquette) au siège de l'UMP des P.-O. au prix de 20 euros la bouteille. http://www.ump66.com/