Perpignan-Toutvabien

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29juin 2009

Chapeau l’artiste !

La défaite est orpheline, mais la victoire a plusieurs pères. Nombreux sont ceux qui s’attribueront quelque mérite dans la réélection de Jean-Paul Alduy. Certes, ses lieutenants, ses colistiers et de nombreux militants ont mouillé la chemise. Mais, cette victoire, Alduy se l’est gagnée. Qui aurait imaginé que cet homme de 67 ans que l’on a vu afficher son âge, de la fatigue, et un réel abattement après l’annulation de l’élection par le Conseil d’Etat, retrouverait l’énergie du combattant, l’énergie du général qui redonne à ses troupes le goût de la victoire, le goût de l’engagement ? Des troupes qui, après une année passée sous le feu d’une opposition vindicative, avaient le moral bien bas.

On a ouvert de grands yeux en le voyant pour la première fois sur son scooter jaune. Jeunisme ? Alduy en est assez coutumier. Ce scooter faisait un peu gadget. Et puis on l’a vu chevaucher son engin à toute heure de la journée et dans tous les quartiers de la ville. En fin de campagne, le compteur affichait neuf cent cinquante kilomètres en six semaines. Il faisait vivre son principal thème de campagne. La proximité n’était pas qu’un slogan. On a vu un Alduy disponible, ouvert, près des gens, discutant avec tout le monde. Pendant qu’Amiel-Donat voyageait dans la voiture avec chauffeur du conseil général pour aller à la demi-finale à Lyon, lui prenait le train avec les supporters. Même chose pour la finale.

Après la catastrophique campagne de 2008 sur le « Perpignan de 2020 ». Alduy est revenu à des messages simples et lisibles en illustrant l’ensemble de sa campagne de photos des réalisations qui ont transformé la ville. Il a clairement placé sa campagne sous le patronage politique de l’UMP. Un an plus tôt, le logo du parti Sarkozyste apparaissait en tout petit, quand il n’était pas oublié.

En politique, la chance joue souvent autant que le mérite. Alduy n’en a pas manqué. D’abord en ayant Amiel-Donat comme adversaire. Imposée fin 2007 sur Perpignan par Bourquin, elle se montre incapable de rassembler la gauche. Le rejet que provoque son agressivité a fortement contribué à mobiliser le camp d’en face. On mobilise autant son camp sur une adhésion que sur le rejet de l’autre. Avec une personnalité comme Codognès, en 2008, Alduy aurait été battu. Mais Bourquin a fait des siennes. Après avoir écarté Codognès de la candidature aux législatives, il a, en 2007, réussi à l’empêcher d’être candidat à la mairie de Perpignan. La gauche n’a qu’à s’en prendre à son chef.

Chance encore avec la candidature Rivière qui tombe à l’eau, mais en piquant au FN des voix qui empêche Louis Alio d’être présent au second tour.

L’usure d’Alduy, principalement due aux cinquante années d’Alduysme, est une réalité. Les Perpignanais sont prêts pour une alternance. Mais pas n’importe laquelle. Faute d’un candidat crédible, Alduy reste en place. On sait ce qu’on a et comme on ne nous propose pas mieux on continue avec celui-là.

Ce scrutin est pour de nombreux perpignanais une victoire de la démocratie sur la campagne délétère menée depuis un an par Amiel-Donat. "La haine n'est pas un chemin politique" cette phrase prononcée plusieurs fois par Jean Codognès, a dimanche soir été reprise par Jean-Paul Alduy. Durant cette campagne la ligne de fracture n'a pas été entre gauche et droite, mais entre démocrates d'un côté et de l'autre un système sans foi ni loi. Nous reviendrons sur les violents propos tenus dimanche soir par la tête de liste PS-PC.

Alduy 53 %, 43 élus. Amiel-Donat 33 %, 9 élus. Codognès 13 %, 3 élus.

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27juin 2009

Fin de match pourri !

Info de dernière minute : agissant dans le cadre de l'enquête sur le tract anonyme diffusé dans la nuit de vendredi à samedi la police à saisi les cassettes de vidéo surveillance de la police municipale.

trois_candidats.jpg

L’entre deux tours a été marqué par le recours contre la liste Codognès, les pseudos bulletins sous les aisselles et il se termine par un tract hostile à Alduy nauséabond largement diffusé dans la nuit de vendredi à samedi.

Nous en apprenons chaque jour un peu plus sur la démission surprise de deux membres de la liste de Jean Codognès. Le recours de Robert Figueroa était présenté par Lucy Dillenschneider. Cette avocate de Montpellier est originaire des Pyrénées-Orientales. Elle avait fait parler d’elle en déposant en 2008 un recours au tribunal administratif contre le théâtre de l’Archipel. Et à la demande de qui avait elle déposé ce recours ? Une habitante de Saint-Feliu d’Avall qui se trouve, par le plus grand des hasards, être sa mère. C’est dingue comme le monde est petit.

Nous n’avons pas réussi à entrer en relation avec Robert Figueroa, mais plusieurs informations bien sourcées nous permettent d’affirmer qu’avant ce recours Robert Figueroa ne connaissait pas maître Dillenschneider. D’autres informations, nombreuses, permettent de penser que l’équipe d’Amiel-Donat a été à la manœuvre.

On retrouve les mêmes derrière le retrait de Danièle Cabrimol, également membre du Modem. Son compagnon et, mari depuis aujourd’hui, samedi 27 juin, travaille au département RMI du conseil général. Et son contrat arrive à échéance en août. Nous n’en dirons pas plus et nos lecteurs le comprendront.

Ces deux démissions de la dernière heure découvertes par Jean Codognès, mardi à la préfecture où il venait de déposer la liste, sont d’autant plus étonnantes que, la veille, lors du vote, ces deux colistiers avaient voté en faveur du maintien au second tour. Ajoutons que comme tous les membres de la liste, ils avaient signé un document de candidature pour le premier et le second tour. L’envoi des deux démissions à la préfecture avec des courriers présentant des similitudes, sans prévenir Codognès ou la représentante du Modem, est pour le moins chose surprenante.

Il faut que la liste qui dénonce le clientélisme et le clanisme dérange vraiment beaucoup pour qu’ils soient allés aussi loin.

Nous avons largement traité l’histoire des bulletins sous les aisselles dans nos précédents articles. Nous ajouterons, sans avoir pu le vérifier, mais sur la base d’éléments sérieux, que c’est un proche de Jacqueline Amiel-Donat qui a, jeudi matin, alerté Rue89, le site d’information qui a fait passer les bulletins de vote de « sous le bras » à « sous les aisselles ».

L’Inscription « vendu » a, dans la nuit de jeudi à vendredi, été peinte sur de nombreux panneaux électoraux ainsi que la vitrine de la permanence de la liste Codognès.

Un faux tract de Jean-Paul Alduy (reprenant les éléments graphiques de sa liste) a été largement distribué dans la nuit de vendredi à samedi. Une plainte a immédiatement été déposée. A noter que ce tract cible Alduy et Jean-Pierre Dreno, procureur de la République, dont le nom est cité 3 fois et la fonction davantage encore. « On a touché le fond », commente un proche d’Alduy, l’avocat Pierre Parrat. Les policiers qui seront chargés de l’enquête préliminaire commenceront sans doute leurs investigations par le visionnage des enregistrements de la vidéo surveillance. Ils sont conservés 15 jours.

Juste un passage du tract pour que nos lecteurs s'en fassent une idée : « Pardonnez moi d’avoir dû embaucher des trafiquants de drogue et repris de justice, encore merci à Jean-Pierre Dréno d’avoir fermé les yeux sur leurs casiers judiciaires »… Le reste est à l’avenant.

Dans le tract anti-Alduy anonyme largement diffusé, également de nuit, à la veille du premier tour, le procureur de la République était déjà nommément visé. Au regard de l’étiquette politique des élus poursuivis (Saint-Cyprien, Le Barcarès, Banyuls…) et pour bien d’autres raisons encore, le procureur de la République est vraiment au dessus de tout soupçon.

Quelques personnalités politiques de premier plan ont, depuis quelques années, pris l’habitude de dénoncer une instrumentalisation de la justice par l’UMP pour expliquer leurs problèmes judiciaires répétés.

Espérons que les Perpignanais redonneront des couleurs à la démocratie, déjà en participant nombreux à ce second tour duquel sortira une majorité et un maire, mais aussi important, une opposition déterminée, mais digne qui aura pour rôle de contrôler les actes de la majorité.

26juin 2009

« La collection » de bulletins de vote de Marie-Claire Mas

Madame MAS, cette femme solide et de caractère, est profondément contrariée par cette histoire de bulletins cachés sous ses aisselles. Elle ne comprend pas ce qui lui arrive : « Je ne pensais vraiment pas faire quelque chose d’interdit ». Abattue mais décidée à défendre son honneur : « S’il vous plait, dites bien que j’ai des valeurs morales, citoyennes et républicaines. Dites bien que mon honnêteté n’a jamais été mise en cause et que tout le monde me respecte. J’ai passé 45 ans à la ville de Perpignan, j’étais le numéro deux, directeur général adjoint des services. J’ai la légion d’honneur. Dites bien que je vais aller voir un avocat et que nous poursuivrons tous ceux qui m’ont salie avec cette histoire de bulletins sous les aisselles. Même si je sais bien que ce n’est pas moi qui suis visée… »

collection_bulletin_de_vote.jpg

Dimanche 21 juin, Marie-Claire Mas, colistière en quarantième position sur la liste conduite par Jean-Paul Alduy, était déléguée de Perpignan au cœur sur les bureaux 25 et 26 de l’école Hyacinthe Rigaud au Moulin à Vent. Alors que la clôture des bureaux de vote approche, Marie-Claire Mas se dit qu’il faut qu’elle pense à ramener des bulletins de la liste Alduy. Faisant l’aller retour entre les deux bureaux de vote à un moment, en fin d’après-midi, plutôt autour de 17 heures, après avoir discuté avec le secrétaire du bureau 26, elle prend quelques bulletins de vote, cinq ou six peut-être, sur la table où tous les bulletins sont disposés. Elle revient vers le bureau 25 où se trouve sa sacoche et elle y range les bulletins. Elle voit ensuite la déléguée de la liste Amiel-Donat qui va chuchoter quelque chose à la présidente du bureau de vote. Puis cette dernière vient lui demander d’où viennent les bulletins de vote qu'elle a mis dans sa sacoche. Madame MAS lui raconte et la présidente se montre satisfaite par l’explication.

Le dépouillement se passe et se termine par la signature du procès-verbal, sur lequel Marie-Claire Mas découvre que la présidente du bureau a écrit : « La présidente a interpellé Madame Marie-Claire Mas car elle avait une liasse de bulletins de Jean-Paul Alduy sous le bras et était en train de la mettre dans son sac. Madame Mas précise que les bulletins n’ont pas été pris dans le bureau 25 mais 26, pour une utilisation purement personnelle pour son dossier personnel à son domicile. Il s’agit de quelques bulletins vers 16h30 ».

Madame Mas souhaite ajouter un commentaire sur le procès-verbal, ce qu’elle a tout à fait le droit de faire comme déléguée de liste. Cela lui a, dit-elle, été refusé par la présidente du bureau. Ce refus est le seul fait non conforme au code électoral qui puisse être relevé lors du déroulement des opérations de vote au bureau numéro 25.

Marie-Claire Mas a, sur France Bleu Roussillon, expliqué qu'elle conservait le matériel électoral : « Si vous voulez venir chez moi, je vous donnerai tous les bulletins et les tracts depuis 20 ans en arrière, 30 ans en arrière, parce que je me suis toujours passionnée pour ça, que j’ai fait toutes les élections et que je les ai gardés ».

Nous sommes donc allés voir l’insolite collection de madame MAS. Elle nous a reçu chez elle au Moulin à Vent et elle a commencé à sortir les dossiers, les boîtes archives contenant les tracts, profession de foi et bulletins de vote des élections des années 1980, 1990 et 2000. Ce n’est pas une collection moins intéressante que celles des étiquettes de boites de fromage ou de capsules de bouteilles de bières, également très respectable. Mais Marie-Claire Mas n’a jamais parlé de collection. Ce sont des archives, des souvenirs de campagnes électorales auxquelles elle a activement participé. Des documents qui trouvent de temps en temps leur utilité. Comme quand ce candidat aux cantonales complètement néophyte est venu lui demander de l’aider à faire sa profession de fois. Elle a, ce jour-là, ouvert l’énorme dossier sur les cantonales dans lequel il y avait cinquante modèles de profession de foi.

Etant sur la liste d’Alduy, Marie-Claire Mas dit avoir également voulu conserver des bulletins pour les envoyer à ses enfants, à son fils en Australie et à sa fille à Lourdes. La mairie, la ville, c’est toute la vie de cette femme de près de soixante dix ans, « une passion » dit-elle, « une obsession » corrige une de ses amies.

Il faut s’appeler Amiel-Donat pour exploiter cette affaire comme le montre ses réactions dans la presse nationale, par exemple dans Libération qui reprend l’histoire des aisselles (bonjour la vérification de l’info) : « En revanche la socialiste Jacqueline Amiel-Donat, contactée par libération.fr, ne croit pas à la version de la collectionneuse invétérée : «Elle avait pris une poignée de bulletins, une pile de 1 cm. A ce niveau-là, ce n'est plus une collection, c'est une tapisserie. Elle allait redécorer son intérieur». Au delà de la plaisanterie, l'opposante regrette que l'expérience de la fraude aux chaussettes n'ait pas «servi de leçon. Cette femme n'est pas une novice, c'est l'ancienne secrétaire-générale de la mairie. Elle allait d'un bureau de vote à l'autre, et disait aux gens d'un certain âge pour qui voter...»

Jacqueline Amiel-Donat profère des accusations très graves dont elle aura, semble t’il, à répondre devant la justice. Si madame Mas s’était ainsi comportée dans les bureaux de vote, nul doute que les délégués des autres listes auraient réagi et pour le moins porté ces faits au procès verbal.

Titrant : « Nouvelle fraude électorale à Perpignan ? », Libération n’y va pas à la légère : « Le premier tour de l'élection municipale de Perpignan accouche d'un nouvel épisode cocasse : une co-listière UMP de Jean-Paul Alduy s'est faite prendre avec une pile de bulletins du maire sortant sous les aisselles ». A signaler que Libération.fr avait une grande partie de la journée titrée son article : « Perpignan sur les traces de l’Iran ? ». Ce qui est excessif est insignifiant. Mais quand même !

26juin 2009

Bulletins sous les aisselles : Rue89 bidonne et tout le monde suit !

Au départ il y a une information donnée dans la matinée du jeudi 25 juin par France Bleu Roussillon, un sujet de Stéphanie Maura: « Dimanche après-midi une déléguée de la liste Amiel-Donat découvre que Marie-Claire Mas vient de rentrer dans le bureau 25 avec une dizaine de bulletins Alduy sous le bras… »

L’info est à 11h35 mise en ligne par le site Rue89 sous le titre : « Perpignan : après la chaussette, les bulletins sous les aisselles », un papier signé Augustin Scalbert qui commence ainsi « Elle avait une dizaine de bulletins de sa propre liste cachés sous le bras, mais c'était « pour sa collection ». Dimanche, lors du premier tour de l'élection municipale organisée après l'annulation de la précédente par le Conseil d'Etat, une proche du maire de Perpignan, Jean-Paul Alduy (UMP), a été surprise dans ces étranges circonstances. Nos confrères de France Bleu Roussillon, qui révèlent l'épisode, ont interviewé Marie-Claire Mas, colistière du maire invalidé à la suite de la fameuse fraude à la chaussette ».

En faisant le tour des médias, on s’aperçoit que « les aisselles » de Marie-Claire Mas apparaissent en premier sur Rue89, précisément dans le titre de l'article. Il est dans le papier question de bulletins : « cachés » sous le bras. Rien de cela sur France Bleu qui est la seule source de Rue89. Augustin Scalbert a brodé.

A 16h09 LCI.fr titre : « Elle avait des bulletins sous les aisselles ». Suit l’article : « Maladresse ou fraude ? Dimanche dernier, se tenait à Perpignan le 1er tour des municipales, réorganisées après l'annulation par le Conseil d'Etat du scrutin de mars 2008 entaché par la fraude dite "à la chaussette". C'est justement à ce moment là que Marie-Claire Mas, figure et colistière du maire de Perpignan, a été surprise avec une dizaine de bulletins de sa propre liste sous le bras, a révélé jeudi France Bleu Roussillon… ». Diane Heurtaut a fait son papier d’après notre radio locale et Rue89 quelle ne cite pas mais à qui elle emprunte « Les aisselles » et « a été surprise ».

A 17 h 13 c’est au tour du monde.fr. Il titre : « Municipales à Perpignan : une colistière du maire surprise avec des bulletins sous les aisselles ». Suit l’article : « Une colistière du maire sortant UMP de Perpignan (Pyrénées-Orientales) Jean-Paul Alduy aurait été surprise dimanche, lors du premier tour des élections municipales, avec des bulletins de sa liste sous les aisselles, rapporte jeudi 25 juin le site Internet de la chaîne LCI, reprenant une information de France Bleu Roussillon » Le Monde cite ces deux sources, dont une LCI qui a fait du repiquage.

Les journalistes qui font des petits papiers d’après dépêches et les papiers des confrères ne font en général aucune vérification. Ce sont souvent des débutants qui font ce travail pas très intéressant où il faut seulement produire.

Rue89 et LCI sont des médias très repris. Les journaux s’épient et se suivent beaucoup. D’où le succès des aisselles de Marie-Claire Mas…

Le sujet de Stéphanie Mora a du plaire à la rédaction de France Info car il y a été diffusé en boucle une grande partie de la journée. Lors d'une journée à actualité chargée ce sujet n’aurait pas intéressé une seule rédaction.

"Décidément, après la fraude à la chaussette, la fraude sous les aisselles. Perpignan est maudite », peut on lire sur le post.fr. On retrouve les aisselles de Marie-Claire Mas sur des dizaines de sites.

Les forums ont pris le relais : Sur Yohoo un internaute se demande : "Comment on peut cacher des bulletins sous les aisselles...ça oblige à marcher les bras collés au corps, non?" Bonne question.

Des millions de personnes ont reçu cette information trafiquée par un journaliste peu consciencieux qui a déplacé les bulletins qui étaient sous le bras pour les mettre sous les aisselles.

Marie-Claire Mas nous a déclaré qu'elle avait les bulletins de vote dans la main. Ajoutant :"Je suis catégorique".

L'info spectacle se moque des faits. Après les chaussettes, les aisselles, ça rime tellement bien...

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25juin 2009

Brèves de campagne !

Verbatim : Aliot et le vote Codo

Voici mot pour mot la déclaration faite sur France Bleu Roussillon par Louis Aliot, candidat du FN au premier tour des municipales : « Moi à titre personnel j’irai voter parce que je crois aux vertus démocratiques. Mais j’irai voter blanc et puis j’irais à la plage et j’incite mes électeurs à en faire de même. Il reste évidemment la possibilité d’un troisième choix qui ne nous effraie pas outre mesure. C’est une possibilité d’un vote hors système un peu atypique, mais hors système quand même. Je n’ai aucune sympathie pour les idées de monsieur Codognès, de madame Ripoull et de madame Katia Mingo, mais pour autant leur positionnement courageux de deuxième tour peut être une possibilité. Moi en tous cas, je ne gronderai pas mes militants s'ils me disaient après coup qu’ils auraient voté pour la liste Codognès. De toute façon ce sera pas pire que maintenant ». On est loin de ce que certains qualifient d’appel à voter Codognès.

FN : Gombert désapprouve, Codognès riposte

Chantal Gombert, présidente du Modem 66, nous a dit : « Cela me gène beaucoup que Monsieur Codognès accepte les voix du Front National ». Réaction de Codognès croisé un peu plus tard et très irrité : Je n’ai pas de leçon à recevoir de Mme Gombert. Demandez lui si le conseil général prend bien soin de sa fille (allusion au fait que la fille de C. Gombert travaille au conseil général). Dans son élan l'avocat a également répondu à Amiel-Donat qui raconte partout qu’il est soutenu par Aliot : « C’est moi ou c’est Amiel-Donat qui avait sur sa liste un numéro deux qui était chez les falangistes de Madrid ? C’est moi ou c’est Bourquin qui a remis la médaille de l’Assemblée Nationale à un des fondateurs du FN dans les P.-O.. ? »

Le Modem part dans tous les sens

La présidente du Modem 66 tacle la liste sur laquelle il y a Clotilde Ripoulll, la rivale responsable du Modem de Perpignan qui s'est alliée avec Codognès et les Verts. Et voilà qu’arrive Jean-Philippe Shemla, responsable départemental des jeunes du Modem66, qui appelle à voter pour la liste Perpignan au cœur. Ce Shemla, ce ne serait quand même pas le fils de Dominique Shemla qui porte de dossard numéro 17 sur la liste d’Alduy ? Mais si , c’est père et fils. Votez papa ! Rassurons nos lecteurs, cette situation n’est pas une spécificité perpignanaise. L’an passé lors des municipales, dans de nombreuses villes de France, on a assisté à des foires d'empoigne entre membres du Modem. Bayrou pourrait pas mettre quelques claques ?

Cinq membres du FN sur la liste Alduy

Selon Calamity JAD (débat sur FR3), il y aurait cinq membres du FN sur la liste Alduy. Mais non ce n’est pas cinq, c’est cinquante cinq. Tous les colistiers d’Alduy ont leur carte du FN dans la poche. Quand elle délire, elle délire, Calamity JAD. Même Isabelle De Noell, l’épouse de qui vous savez n’a jamais été membre du FN.

Un socialiste à la tête de la délégation spéciale de Saint-Cyprien

A Perpignan, les commentaires vont bon train sur la nomination par le préfet de Georges Riera à la présidence de la délégation spéciale de Saint-Cyprien. Beaucoup font remarquer que c’est un socialiste convaincu. Si, à gauche, on se réjouit de cette nomination, à droite on aurait espéré une personnalité aux idées moins affirmées.

Caudeville dérape… presque

Nicolas Caudeville commente dans son style les résultats du premier tour sur son blog, http://l.archipel.contre-attaque.over-blog.fr : « Nous voilà donc avec une triangulaire. Cela fera plaisir aux 32 loges de la ville (nul n'est pas parfait, c'est une question de degrés). La bataille est rude pour Jacqueline Amiel-Donat : un duel droite-gauche, alourdi d'un cheval de Troie. Pour ceux qui veulent voir le règne alduïque prendre fin, on prie pour un sursaut des abstentionnistes. » Les francs-maçons, les juifs, il y a parfois comme ça des vieilles associations qui remontent des profondeurs. Interrogé (poliment) sur ce qu’il avait voulu dire avec le « règne alduïque » le camarade Caudeville s’est quelque peu embourbé dans son explication. Mais loin de lui toutes pensées antisémites. On vous le jure !

Abstention

Jean-Paul Alduy a, sur FR3, déclaré que l’abstention avait dimanche été plus forte qu’au premier tour de 2008. Faux ! Il a manifestement repris l’info qui faisait un des gros titres de la une de L’Indép de lundi : « Avec 53,82 % la participation a été très légèrement supérieure à celle du 1er tour de 2008 ». La participation a bien été de 53,82 % mais en 2008 elle était 55,12 %. Plusieurs lecteurs nous ont adressé des mails en pensant que perpignan-toutvabien s’était trompé. Certes cela nous arrive… Et à L’Indép aussi. Et ce dernier aurait pu corriger dans son édition du lendemain.

La priorité de Bourquin et d’Amiel-Donat

La politique, c’est souvent l’art de la duplicité. Quand on voit Bourquin et Amiel-Donat fustiger Codognès parce qu’il refuse l’union, on ne peut pas s’empêcher de repenser aux déclarations d’Amiel-Donat pour qui, il y a quelques jours encore, une union avec le Modem n’était pas possible. Comment Amiel-Donat peut-elle en décembre s’auto-proclamer tête de liste sans avoir pris le soin de réunir ses ex partenaires et décréter de façon autoritaire que si elle est élue maire, elle prendra aussi la présidence de l’agglo et six mois après, s’étonner de l’attitude des Verts, du Modem, de Codognès ? Elle a vraiment tout fait pour en arriver là. Une situation qui interroge. Si au contraire Amiel-Donat avait agi dans un esprit unitaire exemplaire, aujourd’hui toute la gauche unie avec le Modem aurait de bonnes chances de provoquer une alternance. Il est assez évident que dans la stratégie du couple, empêcher Codognès d’accéder à d’importantes responsabilités, passe avant la conquête de la ville.

22juin 2009

Vote à Saint-Jacques : Quand Jordi Véra encourage le civisme des Gitans !

Jordi Véra, le président du parti catalan CDC est un homme prévenant, dimanche il a accompagné dans l’isoloir une personne illettrée de la communauté gitane. Cela se passait au bureau numéro 11 à l’école Alio. Là où votent les habitants du quartier Saint-Jacques.

C’est prévu par le code électoral. Une personne handicapée peut se faire accompagner par un électeur de son choix pour accomplir les différents gestes qui se déroulent dans l’isoloir, plier le bulletin de vote, le mettre dans l’enveloppe et ensuite dans l’urne, et même ensuite signer à sa place.

La noble action de Jordi Véra serait passée inaperçue si la présidente du bureau de vote n’avait pas décidé de porter le fait au procès-verbal.

Interrogé, Jordi Véra déclare qu’il a agi dans le cadre de la loi et il précise qu’il a accompagné une personne qui « ayant eu une hémorragie cérébrale était incapable de mettre un bulletin dans une enveloppe ».

Mais pourquoi la présidente du bureau de vote a-t-elle jugé nécessaire de porter les faits au procès verbal du bureau de vote ? Le numéro six de la liste Amiel-Donat dit que c’est à la demande de Jean Codognès.

Contacté, Jean Codognès déclare qu’il a tardivement, en fin d’après-midi, été mis au courant de ce vote. Mais quelques heures plus tôt, lors de sa visite de l’école Allio (4 bureaux) il avait, dit-il, remarqué le manège de Jordi Véra avec des gitans dans les couloirs. Il lui a dit qu’il n’avait rien à faire dans les couloirs et il l’a menacé de poursuites en l’invitant fermement a quitter les lieux. Ce qu’a fait Jordi Véra. Ce dernier sans entrer dans le détail a déclaré sur France Bleu Roussillon qu’il avait été menacé par Jean Codognès.

Aussi suspicieux que la présidente du bureau de vote, Codognès a prêté les pires intentions à Jordi Véra. Ce dernier n’était pourtant animé que par le plus bel esprit civique et républicain.

Dans L’Indép du lundi 22 juin, Isabelle Goupil écrit : « Jordi Véra, 6e sur la liste de Jacqueline Amiel-Donat, rôde aux portes de l’école Alio, avant de se faire violemment apostropher par Jean Codognès venu prendre la température ». Aucune indication sur les faits et ce qui a pu motiver l’intervention de Codognès. La légende photo accompagnant la photo du colistier d’Amiel-Donat indique laconiquement : « Jordi Véra a été très présent toute la journée à l’école Alio ».

Jordi Véra qui a de nombreux contacts dans la communauté gitane a manifestement veillé à ce que ses amis fassent leur devoir civique et à ce qu’ils le fassent bien. Et cela malgré l’adversité. Un tel dévouement devait être souligné. Encore deux ou trois élections comme ça et il faudra penser à lui décerner la médaille du mérite.

A noter que le résultat de François Rivière n’est pas celui que l’on attendait sur ce canton 2, dont l’élu et conseiller général est l’UMP Henri Carbonell, numéro 5 sur la liste du Nouveau Perpignan. 9,95% des voix, ce n’est pas beaucoup plus que la moyenne des 7,79 % sur toute la ville. Et en plus Rivière fait mieux sur le canton 7 (bureaux de vote des Platanes et de Boussiron).

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22juin 2009

« La finale c’est dimanche ! »

Même dans ses plus beaux rêves, Jean-Paul Alduy ne pouvait espérer le résultat qui est sorti des urnes du premier tour des élections municipales, dimanche 21 juin 2009.

Le maire sortant améliore son score qui passe de 38,88 à 40,36 %. Et cela alors qu’une nouvelle liste de droite lui a, durant des semaines, taillé des costards.

Le Front National dont la présence au second tour est toujours redoutée par la droite et souhaitée par la gauche n’est pas loin des 10 %. Mais avec 9,42 %, il ne sera pas là dimanche prochain.

La liste Rivière concourt à l’élimination du FN tout en réalisant un score, 7,80 % qui ne lui permet pas d’être présente au second tour, ni de fixer les conditions à son désistement en faveur d’Alduy. Dimanche soir, plusieurs membres de la liste, dont un de ses piliers, Frank Rémi, déclaraient qu’ils voteraient Alduy.

Même avec une gauche unie en face, la victoire d’Alduy ne ferait aucun doute.

Mais la gauche est divisée et profondément divisée.

La liste d’extrême-gauche qui rassemblait le NPA et Lutte Ouvrière ( LO était en 2008 avec Amiel-Donat) passe de 5,02 à 2,46 %.

La liste Codognès-Modem-Verts pouvait espérer mieux que 14,20 %. Liste Codognès-Verts 15,12 % et liste Modem 8,53 % en 2008.

La liste Amiel-Donat améliore son score, passant de 20,16 % à 24,79 %. Grâce au renfort d’électeurs de Codognès de 2008 pour qui battre Alduy prime sur tout le reste et d’électeurs de l’extrême-gauche qui ont fait un raisonnement assez proche.

Dimanche soir Alduy a résisté au triomphalisme des siens qui s’embrassaient, se congratulaient devant la permanence sur la place Arago. Le maire sortant souhaite sans doute une large victoire pour effacer l’affront des chaussettes et pour battre le plus nettement possible celle qui depuis un an lance des accusations fantaisistes de fraude massive. Il souhaite aussi sans doute éviter une réélection avec un faible taux de participation qui donnerait argument à son opposition pour discuter sa légitimité.

Pour poursuivre leur combat sur les valeurs et pour l’éthique en politique Jean Codognès et ses colistiers ont besoin d’avoir des élus au conseil municipal. Absent du second tour, sans élus, ils cesseraient vite d’exister et Amiel-Donat occuperait tout l’espace. Chez Codognès, l'heure est à la réflexion. Décision lundi dans le courant de la journée.

Faura 1,5%. Résultat attendu. Ce n’est pas demain que le canal du Midi sera prolongé jusqu’à Perpignan.

La participation 53,82 % est en léger recul sur 2008, 55,12 %.

19juin 2009

Brèves de campagne

Calamity Jad au correctionnel !

Poursuivi en diffamation par un fonctionnaire municipal, Jacqueline Amiel-Donat comparaîtra le 15 juillet devant le tribunal correctionnel.

Jacques Deloncle, fonctionnaire municipal, qui comme d'autres cadres municipaux, présidait un bureau de vote, avait nommément été mis en cause par madame Amiel-Donat lors du premier conseil municipal après les élections du printemps dernier :"bureau numéro 19, présidé par M. Jacques Deloncle, 49 bulletins de plus qu'il n'y a d'émargements."

Avant d'être abandonnées par la candidate, les accusations de fraude massive organisées et de bourrages d’urnes portant sur 253 bulletins dans 4 bureaux de vote avaient largement été relayés par tous les médias nationaux, démultipliant ainsi l'effet médiatique de la chaussette et de la fraude du bureau numéro quatre. Amiel-Donat est dans cette affaire défendue par maître Edgard Vincensini, un proche de Charles Pasqua avec qui il a été condamné (voir notre article du 30 novembre 2008).

Des harengs du même tonneau

TF1, FR2, FR3 sont venus tourner un sujet à la veille des élections municipales. Le jeu de rôle habituel. A noter une bonne sortie de Codognès sur FR3 :" Le problème c'est pas de faire perdre la gauche. Le problème c'est de remplacer un clan par un autre. C'est des harengs du même tonneau"

Campagne de nuit

C’est la nuit que sont distribués les tracts anonymes qui tombent dans les derniers jours de la campagne. Distribué sous enveloppe, le tract du pseudo « Mouvement des citoyens libres et indépendants » est un ramassis d’accusations grossières et diffamatoires contre Alduy. Qui fait cela ? Ce qui est certain, c’est que ce n’est pas l’œuvre d’une personne seule dans son coin. C’est organisé.

Dans les quartiers du Bas Vernet et Haut Vernet les affiches sont, depuis le début de la semaine, quasiment toutes les nuits arrachées ou bombées. Action inutile, car au petit matin, les militants qui entretiennent les affiches de leur candidat en posent de nouvelles. Calamity JAD est le plus souvent épargnée.

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Bourquin : l’appel du 18 juin

Dans un communiqué largement diffusé et affiché, Bourquin appuie la candidature de son amie. Toujours le même argument : « Je réaffirme que ses propositions sont d’autant plus crédibles que le conseil général et la région seront là pour les financer ». Exécrable !

La facture du nettoyage

Nouvelle vague d’autocollants de la liste Amiel-Donat sur le mobilier urbain. Espérons que la ville enverra la facture du nettoyage à la candidate. Comme l’a fait Bourquin pour quelques affiches collées avec du scotch sur les bornes « Bienvenue sur une route départementale ». L’association étudiante a reçu une relance du Trésor Public qui demande 734 euros.

Imitation !

Sur le dernier tract de campagne de Calamity Jad, la photo de groupe est prise sur l’escalier de la rue Molière. C’est l’endroit où l’équipe Alduy s’est fait photographiée par Robert Withaker. L’image illustre le journal de campagne. C’est curieux car très souvent Bourquin est dans l’imitation de ce que fait Alduy. Est-ce conscient ?

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Le clan !

« Bourquin Amiel-Donat. Tout ce qu’il faut savoir sur leur clan familial », titre la une du Petit Journal qui est arrivé vendredi dans les kiosques. Dans un très long papier, j’ai essayé de répondre aux deux questions qui sont en surtitre : « Pourquoi Bourquin favorise-t-il les intérêts particuliers de la famille d’Amiel-Donat ? Pourquoi Bourquin pousse-t-il Jacqueline Amiel-Donat à la mairie de Perpignan ? ». Il y a dans la relation de Bourquin et d’Amiel-Donat un aspect personnel qui pour moi explique bien des choses. En tous cas, c’est la première fois qu’un journal se penche sur ce sujet, dont pourtant tout le monde parle.

Un cliché pour touristes électoraux

Un gros Castillet sur l’affiche électorale de Louis Aliot et la même chose sur celle de François Rivière. Les deux candidats qui ne sont pas de Perpignan, le Toulousain et le Narbonnais ont tous les deux choisi une photo qui les ancre solidement ici.

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Sicre s’affiche avec Codo

Il y a quelques jours Henri Sicre, ancien député maire de Céret et Jean Codognès déjeunaient à la terrasse du Vauban, bien en vue. L’ancien député-maire n’a pas voulu faire de déclaration. Il fallait comprendre que cette exposition équivalait à un soutien. Quelle audace !

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Le phare de la médiocrité

S’il devenait maire adjoint à la culture, André Bonet proposerait de rebaptiser le Théâtre de l’Archipel, le phare de la Méditerranée. En lisant ça dans L’Indép nous nous sommes d’abord dit que l’auteur de l’article se payait la tête de Bonet. Et bien non ! Le phare de la Méditerranée, n’est-ce pas plutôt ainsi qu’il faudrait baptiser Bonet.

Bonet cherche à se caser

Le président du Centre Méditerranéen de Littérature en a marre de la Caisse d’Epargne. Il cherche à se caser à la mairie de Perpignan. C’est tout le calcul qu’il a fait en allant sur la liste de François Rivière. Il faisait du lobbying… André Bonet va à l’issue du premier tour afficher son soutien à Alduy. Et ça, ça vaut bien une place. Celle justement qu’il demande depuis des mois. Il voulait que sa boutique associative, le Centre Méditerranéen de Littérature soit transformé en régie municipale et devinez qui en aurait été le directeur ? Devinez ? Mais cela n’a pas l’air de marcher. A défaut, il se verrait bien en directeur du livre de la ville de Perpignan.

Construire des logements sociaux !

Avec Codognès c’est 100 logements sociaux par mois qui seraient construits durant le mandat, avec Calamity JAD, c’est 1 000 par an. Pourquoi pas ! Mais ils oublient de dire que le financement de la construction du logement social est en grande partie assuré par l’Etat. Ils promettent sans être certain de pouvoir tenir leurs engagements.

Dimanche on vote !

Autour de moi, des amis, des confrères, disent ne pas être motivés et être incertains sur leur vote. L’un dit qu’il votera « Bonne fête papa », dimanche c’est la fête des pères. Un autre dit qu’il dessinera une chaussette sur un morceau de papier qu’il mettra dans l’enveloppe. Les bureaux de vote seront ouverts de 8 heures à 18 heures. Rappelons aux électeurs de Calamity JAD qu'ils ne doivent pas oublier de rayer le nom d'Alexis Abat, candidat portant le maillot numéro 24, mis en examen après une enquête de la police des polices. Ce policier renseignait Pierre Fontvieille sur les aveux faits par les personnes gardées à vue dans l'affaire de Saint-Cyprien.

Bourquin se plaint de Clavaud

Bourquin n'a pas apprécié le portrait de Jacqueline Amiel-Donat qu'a fait Guillaume Clavaud dans L'Indep du jeudi 18 juin. Il a dit haut et fort qu'il allait s'en plaindre à la direction du journal. Plutôt équilibré ce portrait pourtant. Voici les passages qui ont pu irrités Bourquin :"Elle est la procédurière de service". A l'université de Perpignan, on en sait quelque chose. Pour chaque procédure l'université a dut payer un avocat spécialisé. "Le droit et au départ en politique la droite" C'est incontestable. "Après son passé droitier, sa proximité avec le président du conseil général est l'autre caillou dans sa chaussure". Evident. "Et comme si cette tutelle ne suffisait pas, il a fallu qu'elle s'encombre de celle de Georges Frêche. De ses cons et de ses esclaves". Rien que des évidences pour beaucoup de monde. L'Indep avait en 2008 été très gentil avec Calamity JAD. Il a cette fois été moins partisan. C'est ce qui déplait à Bourquin. L'Indep est la plupart du temps très complaisant avec le président du conseil général. Il faudrait qu'il le soit également avec la présidente.

Saint-Estève : Enorme subvention pour Boitasous !

840 000 euros c'est le montant de la subvention que le conseil municipal de la mairie socialiste de Saint-Estève (un peu plus de 10 000 habitants) s'apprête a voter en faveur de Boitaclous pour la programmation de 15 mois de spectacles. Et en plus les recettes de la billeterie resteront dans les caisses de Boitaclous. Son patron Thierry Meier, proche de Calamity JAD est en seizième position sur la liste PS PC.

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Il faut que je mettre de l’essence dans ma Jaguar, que j’ai assez d’argent pour aller passer une semaine à la Mamounia (après les élections). Mais s’il n’y avait que ça… Le prix du caviar a encore augmenté et je viens de boire la dernière bouteille de Dom Pérignon millésimé. La vie chère je connais. Et accessoirement il faut payer les frais rédactionnels...Encore 200 euros de portable et plus de 100 de tel fixe ce mois ci.

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17juin 2009

Brèves de campagne !

Perpignan et sa région vrai nid de ripoux : titre le Canard Enchaîné (voir plus loin)

L’anti-Alduysme ne paie pas !

Ayons une pensée pour ceux dont le sondage de l’IFOP vient de pulvériser les espoirs. Avec une estimation de 0,5% Raymond Faure alias Ramon Faura est loin de son rêve. Pour François Rivière, qui s'y voyait déjà, l’atterrissage est dur. Inconnu, soutenu par aucun parti, il cumulait les handicaps. Il aurait pu crever l’écran en étant porteur d’une grande vision, d’une démarche forte. Il s’est arrêté à la constitution d’une bonne liste (malgré une ou deux énormes erreurs de casting). Ce mauvais sondage peut-être pénalisant. Des électeurs décidés à voter Rivière peuvent s'interroger sur l'utilité de leur vote et finalement donner leur suffrage à une autre liste.

Pour que Bonet soit maire-adjoint à la culture, votez Rivière !

Les 6 % attribués à la liste François Rivière par le sondage de l’IFOP nous attristent. André Bonet ne sera pas le prochain maire-adjoint en charge des affaires culturelles. Mais ne désespérons pas, celui qui ne sait pas écrire dix lignes dans un français correct n’a-t-il pas réussi à siéger durant quelques années au conseil supérieur de la langue française ? Pour un courtisan de ce talent, toutes les ambitions sont permises. Comme disait il y a quelques jours un de nos plus illustres écrivains : « Il faut ne rien connaître de Perpignan et arriver directement de la planète Mars pour confier la culture à Bonet ». C'est méchant... pour Rivière.

Si vous en avez marre de vos voisins votez François Rivière

Les partisans de la liste Nouveau Perpignan distribuent des petits prospectus sur le thème Il y en a marre. Cela donne « Marre d’une ville sale », « Marre d’une ville déserte après 19 heures », « Marre du chômage, Maintenant, votez François Rivière ». Comment si prendra-t-il pour qu’il y ait du monde dans les rues de la ville après 19 heures ? Il nous interdira de rentrer chez nous avant 20 h 30 ? Le populisme n’est jamais loin de la bêtise. Si vous en avez marre de ne pas gagner assez, marre que vos gosses laissent traîner leurs affaires, marre des programmes de la télé, vous pouvez aussi voter François Rivière.

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La curieuse campagne d’Amiel-Donat

Amiel Donat a fait venir à Perpignan, les maires socialistes de Montpellier, Toulouse, Barcelona et on en passe... Certains sont venus deux fois. La légitimité politique de gauche de cette récente adhérente du PS, qui doit à Bourquin sa place de tête de liste, est certes à construire. Mais on ne battit pas une campagne sur un défilé de célébrités. En particulier pour l’élection d’un maire. Elle va maintenant se faire photographier avec les élus socialistes du département, Bourquin, les conseillers généraux, des maires…

Rien n’est joué

Il y a une chose que les sondages ne mesurent pas, c’est la mobilisation de chaque camp. Aux municipales de 2008, on observait une participation bien plus élevée dans les bureaux de vote les plus à gauche que dans ceux habituellement favorables à la droite. L’élection municipale doublée d’une élection cantonale avait, au niveau national, été une catastrophe pour la droite qui avait perdu nombre de villes et de conseils généraux. Les élections intermédiaires sont quasiment tout le temps utilisée pour sanctionner le pouvoir en place. En juin 2009, le contexte politique est différent, la gauche et surtout PS ne vont pas très bien et l’électorat de droite est bien plus satisfait de l’action de Sarkozy et du gouvernement Fillon qu’il ne l’était en 2008. Les résultats perpignanais de l’élection européenne mettent en évidence la chute du PS, mais globalement la gauche fait un bon résultat.

Amiel-Donat : Des modem sur sa liste

Malicieusement interrogée par la rédaction de France Bleu Roussillon et de L’Indép qui lui demandait si elle ferait l’union avec Jean Codognès si dimanche elle arrivait derrière lui, Jacqueline Amiel-Donat a répondu par la négative : « Je ne pense pas que Jean Codognès puisse prétendre même s'il était devant, à la tête de liste de gauche. Le problème c’est qu’il est avec le Modem, ça il ne faut pas l’oublier quand même. La présence du Modem qui est importante sur sa liste posera nécessairement des problèmes aux forces de gauche qui sont sur ma liste ».

En 2008, l’Union des trois listes, Codognès, Amiel-Donat et Ripoull du Modem s’était pourtant faite sans trop de difficultés. On fera également remarquer qu’il y a deux membres du Modem sur la liste Amiel-Donat. Roselyne Conte, parente de Clotilde Ripoull, portait le maillot numéro 3 sur la liste du Modem, elle a le numéro 29 chez Amiel-Donat. Michael Morant, maillot numéro 12 sur la liste Ripoull en 2008, porte le numéro 44 sur la liste Amiel-Donat. Ce dernier, membre du bureau départemental et du collectif national du Modem dit s’être mis en congé de parti, puis il ajoute ensuite qu'il a démissionné. Interrogé sur le sujet Chantal Gombert présidente du Modem des P.-O. indique que ces deux adhérents se sont en mars mis en congé de parti. Ils devraient, sauf démission, réintégrer le Modem après les élections municipales.

ça canarde !

Dans le Canard Enchaîné, grand papier de Didier Hassoux titré : « La petite mafia qui s’épanouit sur la Côte radieuse ». Pour lui l’affaire Bouille risque d’éclabousser le landernau catalan et notamment Perpignan. Il reprend les déclarations de Pierre Fontvielle sur les chaussettes qui riment avec les statuettes. Puis précise que le maire de Saint-Cyprien en détention provisoire n’en a pas dit plus aux policiers de la PJ. Puis le journaliste jette son pavé dans la marre : Lesquels (NDLR : les policiers de la PJ) n’ont pas eu besoin de lui pour s’apercevoir que Fabrice Villard, l’ancien, l’ancien adjoint UMP à l’urbanisme de Perpignan, vice-président de l’office HLM était « en affaires » avec un promoteur immobilier, lui-même impliqué dans le « pacte de corruption » de Saint-Cyprien ».

On aimerait en savoir plus. Que veut dire était « en affaires ». Qui est le promoteur immobilier avec Fabrice Villard aurait fait des affaires (légales ? illégales ?). Les accusations sont lourdes et les faits rapportés bien léger. Beaucoup seront tentés de rapprocher ces accusations de la mise à l’écart de l’ex dauphin de Jean-Paul Alduy.

Jacqueline Amiel-Donat est « également éclaboussée » par la mise en examen d’un de ces colistiers, Alexis Abat, ce policier qui renseignait la mairie de Saint-Cyprien sur les déclarations faites par les personnes placées en garde à vue dans le cadre de l’affaire Bouille.

Mais si l'implication de Villard est à apprécier avec précautions, celle du policier socialiste, maillot 24 sur la liste Amiel-Donat est parfaitement établi par les écoutes téléphoniques.

Claude Valdès, inspecteur principal des impôts, conseiller municipal surnommé par Bouille : « mon bouclier fiscal » reçoit le compte. C’est à lire…

La mise en cause de Claude Valdès était attendue, mais c’est la première fois que son nom sort dans la presse. N’allons pas plus vite que l’enquête mais c’est du chaud avec des implications politiques… à gauche.

Quel climat !

A lire également

Dans Le Petit Journal de cette semaine, avant vendredi, des papiers signés FT sur le rôle de Claude Barate dans la campagne de François Rivière et sur la campagne "catho" de ce dernier. Egalement un papier sur Alexis Abat ce policier qui informait Pierre Fontvieille.

Dans l'Express un article d'une page de Jacques Molénat sur les affaires à la catalane. Les premières lignes sont mortelles :"Une Sicile sans la mafia : à l'extrême sud de la France, entre Méditerranée et Pyrénées, le Roussillon semble être devenu une terre où, sous l'effet d'un étrange microclimat, nombre de notables s'affranchissent de la loi...."

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14juin 2009

Vidéo Bourquin : "Ils nous prend pour des singes ou quoi"

La distribution des kits supporter (chapeau, drapeau) avant la demi-finale, puis avant la finale, ne suffisant sans doute pas, le président du conseil général a fait monter à Paris un plein camion de diverses nourritures et boissons. Et pour que les supporters sachent bien qui leur faisait ces cadeaux, Christian Bourquin juché sur le camion lançait abricots, cannettes de vins à ceux d’entre eux qui cherchaient son regard en tendant les mains.

Selon plusieurs témoignages recueillis auprès de personnes qui ont assisté à la distribution, plus d’un supporter a exprimé à haute voix ses interrogations et commentaires sur cette utilisation discutable de l’argent public. Et nombreux sont ceux qui furent choqués par le style de la distribution, et qui dirent qu’il y avait une autre façon de distribuer des abricots que de les lancer d’un camion. « En voyant le président du conseil général j’ai eu honte pour lui et j’ai eu honte pour nous » témoigne une catalane de Paris qui ajoute : « Comment peut on traiter les gens ainsi et comment peuvent ils l’accepter ? ».

Les quelques abricots qui sont repartis dans l’autre sens montrent bien que la méthode était loin de faire l’unanimité.

Le lancement de canettes de vin par-dessus les têtes n’était pas sans risque, comme le montre la réaction de Christian Bourquin après qu’une femme en ai reçu une sur la tête.

La distribution sous la tour Effel est dans le droit fil des déclarations sur les sous-homme, les cons et les esclaves. Il y a chez Frêche et chez Bourquin un vrai mépris du peuple.

Pour voir la vidéo : cliquer sur "vidéos" dans la colonne de droite, sous "catégories". En tendant l'oreille on entend une femme dire :"Il nous prend pour des singes ou quoi" et des supporters chanter "Bourquin montre nous tes fesses, Bourquin montre nous ton cul".

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13juin 2009

« C’est génial président ! »

Avez-vous vu la couverture du dernier numéro du magazine du conseil général avec cette photo emblématique de Perpignan et ce gros titre : « Le futur dépend de vous » ? En pleine campagne électorale, le numéro de mai-juin de l’Accent Catalan envoie un message clair.

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Comme tous les types pas très intelligents, Bourquin aime faire le malin. On existe comme on peut. Par exemple avec de grosses bornes installées autour de Perpignan : « Bienvenue sur une route départementale, Fin de route départementale ».

Il est sûr et certain que Bourquin est content de la couverture du dernier numéro de son journal de propagande. Et puis ses courtisans le conforteront dans son contentement de lui-même : « C’est génial président », « Tout le monde en parle, quel coup extraordinaire ». C’est là le rôle des courtisans. Toujours admirer leur seigneur et maître, quoi qu’il fasse, et surtout s'il agit d’une façon contestable. Le bon courtisan sait que c’est quand le seigneur fait des conneries qu’il faut lui dire qu’il a remarquablement agi.

Et après ça, Bourquin, encore plus content de lui, a pu, dans les réunions publiques ou sur son blog, proclamer que les Catalans ont compris l’utilité des grosses bornes qu’il a fait installer autour de Perpignan. Dix électeurs de droite sur dix et neuf électeurs de gauche sur dix disent que c’est une absurdité qui coûte cher. Mais comme dans le monde de Bourquin, il n'y a que les courtisans d’un côté et les ennemis de l’autre, c’est une réalité qu’il ne peut, ni entendre, ni concevoir.

Dans le camp d’en face, s'ils ne sont pas idiots, ils s’adresseront à la Commission nationale des comptes de campagne en montrant bien le lien entre Bourquin et Amiel-Donat (seulement le lien politique). Le lien entre le secrétaire de la section PS de Perpignan et la tête de liste PS.

Ils fourniront un exemplaire des bristols distribués à plusieurs milliers d’exemplaires, les placards de pub dans L’Indép, invitant les Perpignanais à des réunions publiques organisées en pleine campagne électorale par le conseil général, avec Christian Bourquin comme orateur principal et unique. Les adversaires de Bourquin verseront bien sûr le magazine du conseil général à leur dossier.

Il sera même opportun de joindre le programme électoral d’Amiel-Donat. Document dont la dernière page de couverture porte en gros caractères : « Notre programme est le seul crédible parce que sa réalisation est garantie avec le soutien financier du conseil général et de la région ».

Il y a aussi la voie du recours devant le tribunal administratif.

Et si la commission décide d’imputer une partie des dépenses sur le compte de campagne de la liste de Jacqueline Amiel-Donat, Bourquin ira faire le malin devant les tribunaux pour avoir utilisé les moyens de la collectivité. Il a l’habitude.

Mais rien, ni personne, ne l’empêchera jamais de faire le malin ! C'est ce qu'il fait le mieux !

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11juin 2009

Brèves de campagne !

Les écoutes téléphoniques accablent Alexis Abat

A chaque vague de garde à vue dans l’affaire de Saint-Cyprien, Alexis Abat est allé dans leur cellule voir les personnes convoquées par la PJ pour les questionner avec précision sur les réponses qu’ils avaient faites aux policiers. Il en informait René Montalat, maire-adjoint de Saint-Cyprien qui, lui, répercutait sur Pierre Fontvielle. Interrogé par les policiers de l’inspection générale de la police pendant sa garde à vue, Abat a essayé de minimiser. Mais en vain. Les écoutes téléphoniques révèlent précisément le contenu des conversations entre le policier et René Montalat. Alex Abat rapportait des éléments précis avec des faits et des noms. Pourquoi ce policier, militant socialiste s’était-il mis au service d’adversaires politiques UMP, compromis dans de sales affaires de corruption, de détournement d’argent public ? On ignore ses motivations.

Lundi matin, Alexis Abat est allé rendre visite à Pierre Fontvielle alors en garde à vue. Quelques heures plus tard les policiers de l’inspection générale de la police lui tombaient dessus.

A-t-il agi par intérêt ? Dans cette vaste affaire de corruption, la question se pose inévitablement.

Mis en examen, Alexis Abat a, de justesse échappé à la mise en détention demandée par le juge d’instruction et par le parquet.

Le permanent syndical n’a pas que des amis à la maison poulet. Il est fréquemment présenté comme un syndicaliste d’esprit étroit ne s’intéressant qu’au sort des syndiqués UNSA. Il ne reverra plus ses collègues. Son contrôle judiciaire lui fait interdiction d’exercer son métier de policier. Il peut poursuivre son activité de syndicaliste, mais ce sera difficile car il lui a été interdit de remettre les pieds dans un commissariat des P-O. Les faits qui lui sont reprochés lui vaudront certainement le bannissement de la police et de fait de son syndicat. Et le tribunal qui le jugera ne fera probablement pas preuve d’indulgence.

L’enquête préliminaire demandée par le parquet a évolué vers l’ouverture d’une information dans laquelle René Montalat et Alex Abat sont mis en cause. Dans ce nouveau dossier Pierre Fontvielle sera prochainement poursuivi sur les motifs de complicité et de recel. René Montalat a reconnu les faits. En rien impliqué dans les malversations et détournements, ce géomètre de 52 ans à la réputation d’homme intègre a décidé de démissionner de son mandat. Maire adjoint depuis 2008, il siégeait de longue date au conseil municipal.

Un voyou qui balance des infos aux flics, c'est monnaie courante, mais un flic qui balance des infos aux voyous sur une enquête en cours, c'est, nous a dit un policier expérimenté, heureusement rarissime.

Bayrou s’en fout !

S’adressant aux Perpignanais, Bayrou apporte son soutien à la liste Codognès et se désole de ne pouvoir venir à Perpignan : « Je dois malheureusement annuler ce déplacement pour répondre à la sollicitation du Président de la République Nicolas Sarkozy qui au lendemain des élections européennes consulte les principaux responsables politiques français. Vous comprendrez que je ne puis me dérober à cette obligation dans la période de crise que traverse notre pays ». Le mot d’excuses du professeur Bayrou n’est pas très sérieux. D’ici le 21 juin, il aurait pu trouver une autre date. Pour qui sait lire la langue politique, François Bayrou dit clairement que Perpignan ne l’intéresse pas. Il a certainement jeté un coup d’œil sur les résultats du Modem à Perpignan. 7,21%, ça ne vaut pas le déplacement.

Voyage en duo !

Lors de la demi finale, Amiel-Donat avait fait le voyage à Lyon avec Bourquin dans une voiture avec chauffeur du conseil général. Pour la finale, à Paris, notre duo d’inséparables a pris l’avion.

L’homme A bat…tre !

Comment un électeur socialiste qui veut absolument voter pour la liste Amiel-Donat sans voter pour un flic dévoyé peut il faire ? C’est simple ! Il suffit de rayer le nom d’Alex Abat sur le bulletin de vote. Le bulletin sera déclaré nul, mais l’électeur socialiste jusqu’auboutiste sera en accord avec ses idées et sa morale.

C’est Chantal qu’il nous faut !

Jean-Paul Alduy a fait le forcing pour avoir Chantal Gombert sur sa liste en seconde position, juste derrière lui. Rien à faire ! La présidente départementale du Modem a refusé la séduisante proposition.

Chez Alduy par défaut !

Michel Sitja, attaché parlementaire UMP de Jacqueline Irlès a proposé ses services à la liste Rivière qui a décliné l’offre. Faute de trouver sa place dans le staff de campagne de Rivière, il l’a trouvée chez Jean-Paul Alduy. L’intéressé va probablement démentir. L’info étant bien vérifiée on pourra si besoin lui donner des détails.

Un couple deux listes !

Isabelle Mejdali, pharmacienne est sur la liste de Jean Codognès (maillot 16) et son mari Fabrice Mejdali est sur la liste de François Rivière (maillot 23). Si ce dernier, resté Chiraquien, est constant dans ses choix politiques, madame elle, a évolué, cette ancienne adhérente du RPR était en 2001 candidate sur la liste de Claude Barate. On se dit que chez les Mejdali les discussions doivent être animées. Et bien pas trop, on discute assez peu politique en fait.

Avenue Arlette Franco

Le nouveau bassin de la piscine de Canet a été baptisé du nom d’Henri Sérandour, ex président de la fédération nationale de natation et ex homme très proche d’Arlette Franco. Inutile d’invoquer la tradition républicaine qui veut que l’on ne donne pas le nom d’un homme vivant à un édifice public ou a une voie. A Canet, il y a bien longtemps qu’elle a été jeté à l’eau (Gymnase Guy Drut, théâtre Jean Piat…). Mais pas seulement à Canet. On sait comment cela finira. Les hommes politiques inaugureront des édifices, dévoileront des plaques de rues à leur nom. Des pratiques que l’on a déjà connu, mais cela se passait dans des dictatures. Vite, une avenue Arlette Franco !

Et la chaussette ?

Nous avons à quelques reprises sondé des équipes de militants de chez Alduy qui font du porte à porte plusieurs fois par semaine pour savoir si on leur parlait souvent de la fraude à la chaussette. Réponse, rarement, très rarement. On ne peut, bien sur, en tirer aucune conclusion. Bien quelle ait marqué l’opinion, l’affaire ne peut se traduire en déplacement massif de suffrages. Les électeurs vont plus facilement aller vers l’abstention que vers un autre bulletin de vote. Abstention que les évènements comme l’affaire de la chaussette, l’affaire de Saint-Cyprien, l’affaire Abbat favorisent. Abstention souvent forte lors d’un scrutin partiel. Gagnera celui qui mobilisera le mieux son électorat.

Perpignan : une euro-députée pour la première fois

A Perpignan, ville dont les résultats étaient attendus, les 29,96 % de l’UMP sont spectaculaires face à la dispersion des suffrages des électeurs de gauche. Mais contrairement à L’Indép nous ne voyons pas le mauvais résultat de la gauche. Si l’on additionne les 13,44 % du PS au 15,45 % de Bové aux 6,83 % de Mélanchon on arrive à 35,72 %. Certes pour le PS en tant que parti et pour son chef départemental c’est une cata. Bourquin, d’habitude prompt à commenter les résultats des élections n’a d’ailleurs pas dit un mot ni écrit une ligne sur son blog. Le PS des P-O n’a pas fait campagne et Amiel-Donat se consacre exclusivement aux municipales. Dans le discours populiste du PS nord catalan l’Europe a toujours joué le rôle du bouc émissaire. Il n’est par conséquent pas étonnant que le PS face dans les P-O un de ses plus mauvais scores. L’UMP qui dans le grand sud ouest visait trois eurodéputés a quatre sièges, le quatrième est celui de Maïté Sanchez-Schmid, maire-adjointe (affaires scolaires), sur la liste d’Alduy depuis 1993. Etre élue député à Strasbourg n’est pas un couronnement, c’est le début d’un challenge.

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08juin 2009

Un ripou sur la liste Amiel-Donat ?

Lors d’un point presse sur l’affaire Bouille, Dominique Alzéari, vice-procureur de la République a indiqué qu’une enquête préliminaire pour tentative de subornation de témoins et entrave au bon déroulement des investigations était ouverte et avait été confiée à l’inspection générale de la Police Nationale (antenne de Marseille). C’est dans ce cadre qu’Alexis Abat, fonctionnaire de la police nationale était lundi 8 juin mis en garde à vue.

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Photo : liste Amiel-Donat municipales 2008.

Placées en cellule de garde à vue entre leurs interrogatoires par la PJ, plusieurs personnes impliquées dans l’affaire Bouille auraient été approchées par Alexis Abat qui les aurait interrogées sur la nature des déclarations qu’elles avaient faites aux policiers. Après quoi il téléphonait à la mairie de Saint-Cyprien où travaille son épouse. Celle-ci ne serait en rien impliquée dans l’affaire. On ignore qui était le contact bien placé du policier au sein de la mairie. Ce pourrait être René Montalat, également placé ce lundi en garde à vue. L’affaire revêt un niveau de gravité lié aux fonctions d’Alexis Abat et aux multiples tentatives d'entrave à l'action de la justice qui ont marqués l’affaire Bouille (pressions sur les témoins, dissimulations de preuves).

Alexis Abat est dans l’incapacité de justifier ses prises de contacts avec les personnes gardées à vue, permanent syndical, ce caporal chef est administrativement rattaché à la circulation.

La garde à vue de 24 heures du policier risque d’être prolongée à 48 heures pour permettre des auditions et des confrontations, notamment avec M. Montalat, maire-adjoint.

Alexis dit Alex Abat, 52 ans, proche d’Amiel-Donat, membre du parti socialiste, originaire de Saint-Cyprien, est candidat sur la liste de Jacqueline Amiel-Donat (24e position). Monsieur Propre auréolé de son statut de policier s’était fait remarquer par la virulence de ses attaques contre l’équipe de Jean-Paul Alduy, dont il fustigeait « les méthodes dégueulasses » et une « droite immonde »…

On saura dans la journée de mercredi si, à l’issue de sa garde à vue, Alexis Abat est mis en examen. On imagine mal qu’un syndicaliste, candidat à une élection, soit placé en garde à vue sans que pèse sur lui de lourdes charges.

Les listes aux municipales pour le scrutin du 21 juin étant déposées, elles ne peuvent plus être modifiées. Quelque soit l’évolution de sa situation judiciaire, Alexis Abat restera candidat.

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08juin 2009

Provocation…Désinformation !

« Européennes, incident à Saint-Jacques », titrait dimanche le blog de Clavaud, le rubricard politique de L’Indép. « Un incident a opposé à l'école Alio l'équipe Alduy à l'équipe Amiel-Donat. Les premiers auraient tracté pour les municipales devant l'entrée du groupe scolaire. Les seconds affirment que ce n'est pas légal et ont fait inscrire les faits au procès verbal ».

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Personne, y compris chez les partisans d’Amiel-Donat, ne confirme que les militants de la liste Alduy distribuaient des tracts devant les bureaux de votes installés dans l’école Jean Alio situé au début du boulevard Jean Mermoz, tout près de la place Cassanyes. Ni présidents de bureaux de vote, ni membres de la commission de contrôle n’ont constaté ou été informés de tels faits, qui auraient été particulièrement graves.

Ce qui, par contre, ne fait aucun doute, c’est que dimanche matin des militants de plusieurs listes distribuaient des tracts sur le marché de la place Cassanyes. Une des équipes de chez Alduy distribuait aux environs du poste de police et une autre devant la Banque Populaire, à l’angle du boulevard Aristide Briand et de la rue Cassanyes. L’école se situe de l’autre côté du carrefour.

Voilà pour les faits. Le mandataire de la liste Amiel-Donat a fait des photos. Il pourrait peut-être les envoyer à Clavaud.

D’après le code électoral et selon les informations recueillies par les candidats, il semble que rien n’interdisait aux candidats de distribuer un tract pour un autre scrutin que celui qui avait lieu dimanche. Ce point reste toutefois a valider.

Sur l’incident : Quelques militants de chez Amiel-Donat, le gendre en tête, sont venus de façon quelque peu belliqueuse donner la leçon aux Alduystes. Il y a eu un échange de mots doux. Sans suite. Un militant de chez Alduy s’indigne de ces méthodes, pour lui, on est dans un état de droit et ce n’est pas aux militants d’Amiel-Donat de venir de façon vindicative dire ce qui est ou n’est pas légal.

Guillaume Clavaud aurait dut vérifier les faits avant de balancer n’importe quoi. Mais c’est tellement évident que l’on se dit qu’il a de bonnes raisons pour ne faire ce qui est le b a..ba du métier.

Chez Amiel-Donat on cherche à faire monter la tension et à pourrir le climat en espérant en profité. Cela ne fait aucun doute. Et une fois encore, L’Indep participe à cette stratégie.

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06juin 2009

HISTORIQUE ! EXTRAORDINAIRE !

6 juin 2009

Première descente de la Basse en bateaux gonflables !

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Et victoire de l’USAP qui ramène le Brennus à Perpignan

Perpignan-toutvabien remercie nos champions, Marty, Porical et tous les joueurs.

Qu’est-ce que ça fait du bien de gagner !

C’est la fête !

06juin 2009

Que d’avocats, que d’enseignants !

Mardi, lors de la conférence de presse de présentation de la liste de Jean-Paul Alduy, le staff du candidat a distribué aux journalistes la liste comportant les noms des 55 candidats. Pas le métier et pas l’âge. Tout à fait inhabituel ! Nous avons, sans surprise, finit par apprendre que c’était un choix. Pour cacher quoi ?

Nous avons demandé la liste avec les âges et professions. Quarante huit heures plus tard nous recevions la liste avec les seules professions. Une chose saute tout de suite aux yeux, c’est le nombre d’avocats. Six ! Et même sept si l’on ajoute Annabelle Brunet présentée dans son activité de chargée d’enseignement alors que sur la liste UMP Nouveau Centre des élections Européennes de la circonscription Sud-Ouest, elle est avocate. Elle est, en effet, inscrite au barreau de Barcelona.

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Les cinq avocats de la liste sortante ont été reconduits, Jean-Marc Pujol (maire adjoint), Pierre Parrat (maire-adjoint), Maurice Halimi (maire-adjoint), Valérie Cons (maire-adjointe), Mohamed Iaouadan. Un nouveau membre du barreau de Perpignan vient de les rejoindre, Chantal Bruzi. Tous en activité.

Les avocats ont de tout temps toujours été nombreux parmi les élus locaux et la classe politique. C’était le métier de Mitterrand, c’est celui de Sarkozy. Des hommes de verbe.

Dans les listes de gauche, il y a toujours pléthore d’enseignants, 10 sur la liste de Jean Codognès (avocat) et 11 sur la liste d’Amiel-Donat (enseignante et avocate).

Chez Rivière, on ne trouve pas moins de 25 personnes dans la catégorie artisans commerçants patrons de petites entreprises. Il y 4 médecins, dans différentes spécialités. Le médecin élu ou homme politique se fait plus rare. Dans les années 1990, le docteur Marquès présidait le conseil général où siégeaient les docteurs Blanc, Bouille, Parès, Soler... En 2009, ils ne sont plus que deux, Ségolène Neuville (PS) élue en 2008 en battant le docteur Englebert et Fernand Siré, maire de Saint-Laurent-de-la-Salanque successeur du docteur Marquès.

Nous espérons prochainement recevoir la liste d’Alduy avec les âges de ses membres. Cela nous évitera la fastidieuse consultation des listes électorales.

USAP : Entre poc i massa

USAP, USAP, USAP, depuis huit jours, il n’y a plus que ça dans L’Indép ! Ils s’imaginent que l’on achète le journal pour n’avoir que ça à se mettre sous l’œil. Surtout que la majorité des sujets sont répétitifs. Personnellement fan et accro du top 14, ça me gave et j'imagine ne pas être le seul.

Si vous voulez lire autre chose, vous pouvez acheter Le Petit Journal, il a résisté à la fièvre de samedi soir et j’y publie deux articles politiques, sur la liste de réconciliation de la droite que présente Alduy et sur le thème de la fusion entre les listes, de gauche et de droite après le premier tour.

ALLEZ L'USAP !!!!

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03juin 2009

Liste Alduy : le cercle des élus disparus

Si en 2008 Alduy faisait une liste pour se faire plaisir, cette fois, il a fait une liste qui recherche l’efficacité. Liste composée par Jean-Paul Alduy et Jean-Marc Pujol.

Mais pour qu’il y ait des nouveaux, il a fallu des départs. Il y a les sortants qui n’ont pas eu envie de continuer et tous ceux à qui il a été demandé de se sacrifier.

Commençons par les historiques : Jean-Michel Grabolosa maire adjoint de 1993 à 2008. Manu Garcia, fidèle parmi les fidèles de Jean-Paul-Alduy. Frère de Georges Garcia, président du bureau de vote numéro quatre, l’homme de la fraude qui a entraîné l’annulation de l’élection. Manu Garcia avait été promu maire-adjoint en mars 2008.

Fabrice Villard (le directeur de cabinet qui voulait devenir calife…) et ses proches : Francine Enrique, Jean-François Pons, Arnaud Portaries, Yvan Greseque… Fabrice Villard a perdu la guerre qui l’opposait à Jean-Marc Pujol. Plusieurs amis de Villard, en particulier des jeunes du Parti radical, sont d’ailleurs allés chez François Rivière.

Ceux qui sont partis chez Rivière : Henri Carbonell, lui aussi un historique, maire-adjoint depuis 1993 devenu ensuite conseiller général de Saint-Jacques. Michelle Capdet, Cécile Hernandez Cervellon, Arnaud Portaries (déjà cité). Sophie-Canadas Blanc avocate qui est sur la liste Rivière est l’épouse d’Emmanuel Blanc. Ce dernier quitte l’équipe Alduy qu’il avait rejoint en 2001.

A noter également les départs de Nicole Jésus Prêt et Lydie Nese qui avaient intégré la liste en 2008.

Mimi Tjoyas a démissionné suite à sa mise en examen dans l’affaire de la fraude du bureau de vote numéro quatre, dont elle était vice présidente.

Ahmad Akkari, chirurgien, figure musulmane, a prématurément quitté ce monde en 2009. Il avait rejoint Jean-Paul Alduy en 1993.

Sur 41 élus en 2008 + 2 (remplacements décès et démission), 15, un peu plus du tiers, ne sont pas sur la liste présenté mardi 2 juin.

On peut poursuivre la comparaison, cette fois avec la liste de 55 candidats présentés en 2008. Durant l’année où il a été maire, Jean-Paul Alduy a fréquemment réuni toute la liste, élus et non élus. Non élus disparus : Frédérique Thomas, Isabelle de Véga et Franck Rémi qui sont sur la liste de F. Rivière, Pierre Bonnemaison et Monique Desplas.

Sur les 55 candidats de 2008, 20 ont été remplacés. 7 + l’épouse d’un sortant sont candidats sur la liste de F. Rivière. Plusieurs partants font campagne pour Jean-Paul Alduy, a commencé par Fabrice Villard, directeur de campagne, Jean-Michel Grabolosa, Yvan Greseque…

Prochain papier : la liste 2009.

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02juin 2009

Jacqueline Amiel-Despote

Les petits alliés passent à la trappe

ça grogne parmi les alliés d’Amiel-Donat. Sur le site internet, sur les 16 pages de la brochure programme, pas un seul logo, pas une seule mention des partis alliés. Seul le PS apparaît. Une colistière d’Amiel-Donat qui se plaignait de l’autoritarisme de la tête de liste s’est fait envoyée sur les... roses. Depuis elle ne dit plus rien. Ne pesant pas grand-chose, les communistes, les radicaux de gauche, les Chevènementistes et les nationalistes de la CDC souffrent en silence.

Sans scrupule !

En couverture de son programme Jacqueline Amiel-Donat a placé la phrase suivante : « Suite à l’annulation des élections de mars 2008 par le Conseil d’Etat pour : fraude massive organisée pour favoriser la liste menée par Jean-Paul Alduy »

Voilà précisément ce qui est écrit dans l’arrêt du Conseil d’Etat : « Considérant que lorsque le juge de l’élection constate, comme en l’espèce, qu’a eu lieu dans un bureau de vote une fraude massive, dont il résulte de l’instruction qu’elle a été organisée pour favoriser une liste ou un candidat donnés…

Jamais Amiel-Donat n’indique pas que la décision du Conseil d’Etat se rapporte à : « un bureau de vote ». Cela change beaucoup les choses.

Programme garanti par Frêche et Bourquin

« Notre programme est le seul crédible parce que sa réalisation est garantie avec le soutien financier du Conseil Général et de la Région » , lit on en gros au dos de la brochure programme d’Amiel-Donat. Amiel-Donat ose dire aux électeurs que si elle est élue ses amis Frêche et Bourquin financeront les projets de la ville et qu’ils ne fileront pas un sous si ce sont les autres. L’arbitraire, pratique dominante chez Frêche et Bourquin, est à présent affiché, revendiqué avec tout ce que cela comporte.

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La doublure de Codognès

Ce serait, dit on, courageux de la part d'Amiel-Donat d'avoir donné le maillot de numéro deux de la liste à un jeune homme inconnu, Frédérique Gonano. Merveilleuse fée Carabosse ! Frédérique Gonano ne sera jamais premier maire adjoint, il devra laisser la place à Jean Codognès après l'assez probable fusion des listes. Vouloir faire croire que le professionnel de l'environnement Gonano a été préféré à l'apparatchik Fidel Cresta relève également du mauvais conte de fées.

Dégueu !

Toujours des autocollants Amiel-Donat partout en ville, et même dans un amphi à la fac de droit, nous signale un lecteur.

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« Je vous ai pas vu à la conférence de presse de Jacqueline Amiel-Donat »

Un des nouveaux colistiers d’Amiel-Donat est étonné de mon absence à la présentation de la liste. Amiel-Donat fait comme Bourquin au conseil général, elle blackliste des journalistes. Et que ferait elle si elle était élue ? Frêche fait la même chose avec Montpellier journal et l’hebdo L’Agglorieuse… Il faut savoir que le blacklistage est une spécialité régionale Frêchiste (Il n’est pas pratiqué par Hélène Mandroux, maire de Montpellier). Frêche-Bourquin-Amiel-Donat n’ont pas grand-chose à voir avec les idées de gauche qui sont avant tout des idées de liberté et de justice. Le couple Bourquin-Amiel et le président des cons ont en commun une conception et une pratique du pouvoir despotique où l’arbitraire règne en maître : je donne des subventions à qui je veux, je donne des emplois à qui je veux, je donne des marchés à qui je veux, j’invite qui je veux à mes conférences de presse… La république, la démocratie ? « M’emmerde pas avec ces conneries », avait répondu Bourquin à un jeune qui l’interpellait sur ces sujets.

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Les premiers chèques sont arrivés. Merci beaucoup, beaucoup, beaucoup. On m’a dit que les arguments n’étaient pas assez accrocheurs. Bon ! Que dire ? Que cette semaine j’ai dépensé plus de cent euros en achat de documents sur des sociétés aux greffes de tribunaux de commerce. Etc… Il n’y avait pas d’autre moyen pour trouver ce que je cherchais. Que la dernière note de portable dépasse cent euros. Sans parler des autres factures. Et oui il y des frais. Etc… Et je ne vous parle pas de la caméra que je rêve depuis des années d’acheter. Ce n’est pas pour demain. Il est impossible que perpignan-toutvabien ait une telle audience et ne trouve pas un jour le modèle économique qui garantisse sa viabilité, son indépendance et son développement vers un vrai journal sur le net. Montpellierjournal et d'autres sites sont dans la même situation. La prochaine mise en place d'un statut de la presse sur internet (Adopté à la suite des Etats généraux de la presse) devrait permettre d'avancer. C’est plus convaincant ?

Comme chaque année, nous faisons appel aux lecteurs, unique source de financement de perpignan-toutvabien. Certes un peu plus tôt que d’habitude. Deux raisons à cela, les caisses sont plus vides que vides et nous avons décidé, vous vous en êtes aperçu, de publier davantage d’articles durant la campagne des élections municipales de Perpignan. L’information est la première condition de l’action citoyenne, sans elle, il n’y a pas de citoyen éclairé et donc pas démocratie. Vous ne trouvez pas ailleurs la plupart des informations et commentaires que vous lisez sur perpignan-toutvabien. Perpignan-toutvabien est édité par une association loi 1901. Reçu sur demande.

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01juin 2009

USAP : la récup commence !

« Message de soutien de Gérard Collomb, sénateur maire de Lyon en ce jour de demi-finale » affichait samedi 30 mai le blog de Jacqueline Amiel-Donat.

La victoire de l'USAP a inspiré François Rivière : « Sans s'affoler, surs de leur jeu, devant les 20 000 Catalans qui avaient fait le déplacement, ils ont balayé des Parisiens manquant d'ambition. Et c'est cela que je vous propose pour les prochaines élections municipales. Une équipe d'hommes et de femmes, compétents et confiants, prête à développer une véritable ambition pour notre ville (site internet de la liste F.Rivière)

Sur son blog, Jean Codognès fait dans la sobriété avec un titre :"Bravo USAP" accompagné d'une photo.

Jean-Paul Alduy qui avait mis sa cravate USAP a commencé la conférence de presse de présentation de la liste en disant que c'est : "Une équipe solide comme l'USAP qui est là pour la finale". Il rajoutera à la fin :"Pour jouer la finale et la gagner".

Le politique souvent ose tout. Mais comment vont réagir les électeurs ? Il y a ceux que cela ne dérange pas, ceux que cela fait râler. Mais au final ça ne déplacera pas un bulletin de vote.

30mai 2009

Brèves de campagne

Nouvelle accusation délirante d’Amiel-Donat.

Daniel Mach « me compare à un singe » écrit la tête de liste socialiste dans un communiqué particulièrement violent.

Présent à la réunion de l’UMP qui se tenait lundi 25 mai au Clos des Lys, particulièrement attentif et prenant des notes, nous n’avons pas un instant eu l’impression que les propos tenus par le député, président départemental de l’UMP, ait une caractère ou une intention un tant soit peu raciste.

Amiel-Donat s’appuie sur une phrase rapportée par Guillaume Clavaud dans L’Indép du 26 mai : « Cette ville doit nous rester entre les mains et ne doit pas être confiée comme un rasoir dans les mains d’un singe. »

Nous nous sommes procurés l’enregistrement du discours de Daniel Mach, voilà exactement ce qui a été dit : « ça va être très dur, c’est la ville de Perpignan qui ne doit pas nous échapper. C’est la ville de Perpignan qui ne doit pas être confiée comme un rasoir dans les mains d’un singe. Je le dis avec un peu d’humour pour vous faire percuter, mais ne croyez pas que ça va être simple ».

On peut penser ce que l’on veut de cette expression fortement imagée. Excessive comme le sont les envolées de meetings politiques. Mais il est malhonnête de transformer cet excès de tribune en propos raciste. D’ailleurs, à part Jacqueline Amiel-Donat, personne n’a fait cette interprétation. On peut-être certains que la presse présente en nombre à la réunion de lancement de campagne de l’UMP, n’aurait pas laissé passer un propos raciste prononcé par un homme politique.

Amiel-Donat est donc la seule personne pour qui les propos de Mach ont un caractère raciste. La dame est comme on le sait un tout petit peu parano. Et en bonne parano elle a réagi à une accusation imaginaire par une vraie agression : « On savait Daniel Mach anti-jeunes (il déteste rappeurs et slameurs au point d’en traîner certains devant les tribunaux); on le savait sexiste (selon lui le chômage serait résorbé si les femmes restaient à la maison); on le savait homophobe (soutien du député Christian Vanneste favorable à une “rééducation” des homosexuels) ; on le découvre désormais l’héritier des pires colonialistes traitant les asiatiques de “singes”. »

Les positions de Daniel Mach sont au passage complètement dénaturées et déformées. Et pour conclure, elle le traite de « ringard, misogyne, homophobe et raciste ». Qui insulte qui ?

Sur le comportement parano d’Amiel-Donat, on peut se reporter à notre article du 19 mai.

Alduy pète la forme

On a, lors de cette réunion de l’UMP, vu un Alduy particulièrement tonique grimpant avec aisance sur une table de bar pour, debout, y saluer la foule de supporters UMP (près de cinq cent pour L’Indép, 600 pour France Bleu Roussillon, 700 à 800 pour l’UMP. Honnêtement il y avait du monde, plus que le lundi précédent au même endroit pour la réunion organisée par Fabrice Villard et le parti Radical où il y avait autour de 500 personnes. Les Alduystes disent qu’ils étaient plus nombreux. C’est l’ambiance habituelle de cour de récréation entre les Alduystes et les UMP.

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Photo : Alduy perché à la réunion de l’UMP.

Alduy a taclé « le couple infernal soutenu par Frêche », en lui réservant toutes ses attaques, pas un mot contre la liste Rivière qui avait bien reçu le lundi précédent. « Un seul adversaire, la liste socialo-communiste avec Bourquin et Frêche ». Dans ses interventions, le sénateur revient souvent sur le terrain de la probité en rappelant les condamnations et les problèmes judiciaires de Bourquin et en précisant : « Je n’ai jamais été mis en examen ». Des arguments qui pèseront lourds dans la campagne. Faisant référence aux cons et aux esclaves, François Calvet appelle les électeurs à donner une première leçon à Frêche. Il est vrai qu’un échec d’Amiel-Donat à Perpignan serait perçu comme un échec de Bourquin et Frêche, ses deux principaux soutiens. Hors, Frêche est, au plan régional, mis en grande difficulté par une gauche qui veux revenir à ses idées, à ses valeurs, à ses pratiques.

Amiel-Donat fait main basse sur la « Nouvelle union avec la gauche »

Dans tous ses tracts, Jacqueline Amiel-Donat se présente comme « Tête de liste PS Nouvelle union avec la gauche ». Jeudi au Boca-Boca elle a présentée sa liste « Nouvelle Union avec la Gauche, “Perpignan plus juste”. »

Le nom Nouvelle Union avec la gauche a été créé entre les deux tours des municipales de 2008 lors de l’union de trois listes, Amiel-Donat, Codognès, Ripoull. L’union aillant éclaté, aucun candidat ne peu plus se prévaloir de la Nouvelle Union avec la gauche.

Elle usurpe ce nom et en cas de référé devant un tribunal, il y de fortes chances pour qu’Amiel-Donat soit condamnée à ne plus l’utiliser.

Bobard : Jacques Cresta quitte la liste

« La numéro 1 du PS quitte la liste Amiel-Donat » titrait en gros la une de L’Indép du mercredi 27 mai. Info ou intox. Jacques Cresta, le bien surnommé Fidel Cresta, personnage transparent, est une création et un soldat de Bourquin, totalement incapable de claquer la porte. Tout cela sent le coup médiatique mis en scène et visant vingt quatre heures avant la présentation de la liste à occuper la presse avec l’idée qu’Amiel-Donat s’affranchit du PS et aura une liste qui ne sera pas une liste d’encartés, une liste de parti. Et Guillaume Clavaud concluait son papier en écrivant qu’Amiel-Donat avait dit « Qu’elle ne voulait plus être sous tutelle ». ça sent le grand bluff et le coup alambiqué.

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Légende : Affichette de promotion de L’Indépendant.

Folcher père et fils !

Amiel-Donat qui est loin d’être un exemple de probité a mis Robert Folcher, ancien directeur de la police départementale, sur sa liste. Il portera le maillot numéro quatre. Une bonne caution ! Dans la famille Folcher, on connaît déjà un fils, Julien, brillantissime journaliste recruté au cabinet de Christian Bourquin en 2007. A l’époque, un site internet particulièrement persifleur avait écrit que l’on embauchait le fils pour se payer le père afin de l’avoir sur la liste des municipales. Ce site, c’est perpignan-toutvabien.

Le clan !

Olivier Amiel, le neveu de la tête de liste, portera le maillot numéro 8. Rien à redire sur les qualités et les compétences de ce jeune docteur en droit. Elles sont reconnues. Mais sa présence est hélas principalement liée au mode de fonctionnement clanique d’Amiel-Donat. Les membres de son clan qu’elle a placé au conseil général où qui bénéficient de grosses subventions se retrouvent (comme par hasard) à son service politique. Plus clanique, on l’a jamais vu. Et pourtant dans les P.-O. on connaît le sujet.

La liste bobo-coco-fonctionnaires

Monsieur Thierry Meier Boitassous est sur la liste d’Amiel-Donat. C’est un très proche de la prof de droit, il fait pratiquement partie de la famille. Il portera le maillot numéro 16. De peur de déplaire à l’un des princes qui les subventionnent, les bénéficiaires d’argent et de moyens publics sont habituellement d’une grande prudence. Le patron de Boîtaclous se mouille. Mais les risques sont limités, car Alduy n’est pas un sectaire qui va lui faire payer. Il y a pas mal de bobos sur la liste. A commencer par la tête de liste. Mais c’est d’abord et avant tout la liste des fonctionnaires. En regardant de près par qui sont employés les 55 candidats, on n’arrive pas loin de 80% de fonctionnaires. Impressionnant ! Du jamais vu !

Fête des voisins

Dans le sympathique cadre de la fête des voisins, les listes Rivière et Alduy ont fait le tour des manifestations pour offrir une bouteille de vin pour l’un, une coca pour l’autre. « Vl’à le livreur », disait Alduy en arrivant sur son scooter jaune. Le maire sortant n’a pas fait semblant, il est allé dans quinze endroits différents, ajoutant 60 kilomètres au compteur. Chez Codognès, on était ce soir là au domaine Rombeau avec François Bayrou. Amiel-Donat devait être sur le bouclage de sa liste car il y a des personnes qui l’ont intégré dans la soirée, à quelques heures de la présentation. Amiel-Donat à la réputation de toute faire à la dernière minute.

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Légende : V’la la livreur

Le Nouveau centre mobilise

Le Nouveau centre, parti créé entre les deux tours des présidentielles de 2007, a fait jeudi une réunion publique à Saint-Gaudérique. Une première dont son président départemental était plutôt heureux. La personne qu’il avait placé à l’accueil pour compter les entrants est arrivée à 225. Rien à redire, la grande salle était archi comble. Très européen, dans la continuité de l’UDF, le Nouveau Centre recevait les deux Catalanes qui sont sur la liste des 20 candidats de la liste UMP et alliés du Sud-ouest, Marie-Thérèse Sanchez-Schmid, (maire adjoint d’Alduy aux affaires scolaires, grosse bosseuse), en quatrième position sur la liste et l’avocate Annabelle Brunet, déléguée départementale du Nouveau Centre en huitième position. Alduy, toujours sur son scooter, est arrivé en fin de réunion.

Le Nouveau Centre aura quatre personnes en position éligible dans la liste d’Alduy, Michel Cabot, Jean Calvo, Eliane Salies et Annabelle Brunet. La première était maire-adjointe et le resterait et la seconde pourrait le devenir.

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Légende : Réunion du Nouveau Centre, Pierre Becque, conseiller régional, Michel Cabo, Annabelle Brunet et Marie-Thérèse Sanchez-Schmid. Aux murs les affiches de la campagne des municipales de 2008 sur lesquelles Alduy montre… le trou… du chantier de la gare TGV. Cette image qui a tant fait rêver les Perpignanais. Les affiches de la campagne 2009 ne sont manifestement pas encore imprimées. Chez Alduy, ils ne sont pas en avance. On pourrait même d’ailleurs dire qu’ils sont franchement en retard.

Financement de perpignan-toutvabien

Les premiers chèques sont arrivés. Merci beaucoup, beaucoup, beaucoup. On m’a dit que les arguments n’étaient pas assez accrocheurs. Bon ! Que dire ? Que cette semaine j’ai dépensé plus de cent euros en achat de documents sur des sociétés aux greffes de tribunaux de commerce. Etc… Il n’y avait pas d’autre moyen pour trouver ce que je cherchais. Que la dernière note de portable dépasse cent euros. Sans parler des autres factures. Et oui il y des frais. Etc… Et je ne vous parle pas de la caméra que je rêve depuis des années d’acheter. Ce n’est pas pour demain.

Il est impossible que perpignan-toutvabien ait une telle audience et ne trouve pas un jour le modèle économique qui garantisse sa viabilité, son indépendance et son développement vers un vrai journal sur le net. Montpellierjournal et d'autres sites sont dans la même situation. La prochaine mise en place d'un statut de la presse sur internet (Adopté à la suite des Etats généraux de la presse) devrait permettre d'avancer.

C’est plus convaincant ?

Comme chaque année, nous faisons appel aux lecteurs, unique source de financement de perpignan-toutvabien. Certes un peu plus tôt que d’habitude. Deux raisons à cela, les caisses sont plus vides que vides et nous avons décidé, vous vous en êtes aperçu, de publier davantage d’articles durant la campagne des élections municipales de Perpignan. L’information est la première condition de l’action citoyenne, sans elle, il n’y a pas de citoyen éclairé et donc pas démocratie. Vous ne trouvez pas ailleurs la plupart des informations et commentaires que vous lisez sur perpignan-toutvabien. Perpignan-toutvabien est édité par une association loi 1901. Reçu sur demande. Envoyez votre chèque à l’ordre de OPLPO à

OPLPO.

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