Perpignan-Toutvabien

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08fév 2010

Livre : "De dérapages en déraison, Frêche se démasque".

Longtemps ami et avocat de Georges Frêche, André Ferran n’approuve pas l’évolution de Georges Frêche, il la voit plutôt comme une déchéance. Il l’écrit dans De dérapages en déraison, Frêche se démasque. Un livre qui sort dans quelques jours : « L’auteur a voulu comprendre le Frêche politique qui, avec son équipe, après avoir démarré sur des réussites, s’est peu à peu départi des valeurs qui l’avaient fait élire. Une façon d’être, triviale, des méthodes écartant le débat démocratique, en particulier le violent rejet de toute critique, se sont en effet installées et insupportablement aggravées au fil du temps…. »

L’avocat a défendu Georges Frêche dans l’affaire des harkis en 2006-2007.

« André Ferran est ancien bâtonnier du barreau de Montpellier où il a exercé sa profession d’avocat pendant quarante ans, et ancien membre du Conseil national des barreaux français. Spécialisé en droit pénal, il a plaidé devant les cours d’assises de nombreuses causes qui ont défrayé la chronique judiciaire et devant le Tribunal pénal international pour le génocide rwandais. Il a été l’avocat de Georges Frêche devant les juridictions pénales. Démissionnaire du Parti socialiste après avoir été secrétaire de la Fédération socialiste de l’Hérault et président de sa commission des conflits, ancien président local de la Licra (Ligue contre le racisme et l’antisémitisme). »

Dans les librairies de Perpignan à partir du 16 février. Edition Chicxulub (Montpellier)

07fév 2010

Le populisme de Frêche séduit les sympathisants du FN

Face à l’offensive de Martine Aubry, Frêche et son rejeton local font du populisme. Ce n’est évidemment pas un hasard. C’est depuis longtemps leur fonds de commerce. Ils dénoncent les élites et leur opposent un peuple mythique incarnant le bien et le vrai.

Dans l’interview qu’il donne à L’Indép (4 février) Bourquin transforme le bureau national du PS en "Quarante bobos parisiens", expression qu’il utilise deux fois. Pour avoir siégé au bureau national du PS, Bourquin sait bien que cette instance dirigeante est composée de responsables qui viennent de toutes les régions de France.

« Nous sommes l’accent de la Méditerranée, je le revendique pour moi et d’autres, je suis issu du peuple et j’utilise les mots du peuple ». Bourquin ne se réfère pas au peuple citoyen, il fait appel à une image, celle du peuple des simples gens. Accentuant ainsi l’opposition avec l’élite.

On fera abstraction du fait qu’avec leur chauffeur, leur cuisinier particulier et tous les éléments du train de vie qu’ils s’accordent, Frêche et Bourquin n’ont plus qu’un lointain rapport avec le peuple.

Qu’est-ce que "les mots du peuple" ? Pour Bourquin c’est parler comme Frêche et dire à l’un qui est juif « Qu’il a une tronche pas catholique » et à l’autre « Qu’on lui coupera les couilles (Frêche au conseil municipal de Montpellier en novembre dernier ». Les insultes, l’absence de respect, voilà le peuple comme le voit Bourquin. Le peuple appréciera.

Ni Jaurès, ni Blum, ni Mendès-France, ni Mitterrand n’employaient "les mots du peuple". Des bobos, eux aussi ?

Le populisme est depuis longtemps le principal ressort du Frêchisme. En animal politique Frêche a exploité une veine qu’il savait électoralement productive. Il sait que dans le Midi ça paie de défier Paris, ses préfets, ses dirigeants du PS. Il en use et en abuse.

Et voilà comment Frêche en arrive à trouver un soutien massif chez les électeurs du Front National, comme le montre un sondage réalisé par BVA pour La Matinale de Canal+ : « Les deux-tiers des Français (64%) et trois-quarts (74%) des sympathisants de gauche soutiennent la décision de Martine Aubry de présenter une liste concurrente à celle de Georges Frêche. Les personnes les moins diplômées (56%) et, très massivement, les sympathisants du Front national (72%) pensent que la patronne du PS a eu tort ».

Frêche et Bourquin plébiscités par les sympathisants du FN, voilà qui devrait interroger le peuple de gauche qui n’a pas renoncé à ses valeurs.

04fév 2010

Bourquin nous refait le coup des Jeux Olympiques

Christian Bourquin est coutumier du fait. Avant, juste avant une élection, il fait toujours une annonce importante. Suffisamment importante pour faire la une de L’Indépendant.

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Notre quotidien local joue le jeu. Il fait semblant de ne pas voir que l’annonce tombe en pleine campagne électorale. Comme en 2002, quand à quelques semaines des élections législatives, Bourquin annonce que La Cerdagne et le Capcir sont aux côtés de l’Andorre candidats à l’organisation des JO d’hiver de 2010. L’annonce est faite le 24 mai alors que les dossiers doivent être déposés au CIO avant le 31 mai. Les dossiers qu’ailleurs, partout ailleurs, on met des années à monter, Super Bourquin les règle en quelques jours.

Vous connaissez la suite. La candidature de l’Andorre s’est classée huitième sur huit et a, dès le premier tour, été éliminée. Dans leur rapport les experts du CIO, précisèrent qu’aucune information n’avait été fournie sur les installations françaises. Mais cela se passait après l’élection. De son côté Bourquin désigna les responsables de l’échec : le gouvernement Raffarin qui n’avait pas soutenu notre candidature.

C’est comme le Mas la Cabane, cette résidence et son parc propriété du conseil général situé à Saint-Jean-Lasseille. Bourquin a, devant la presse, planté le panneau à vendre en 1998… Douze ans après il est toujours entretenu par le conseil général et sans destination.

Lancé en 2000, le Mémorial de Rivesaltes devait être inauguré en 2006. On ne serait pas en 2010 ? Et la première pierre n’est toujours pas posée. Mais il a fallu, ce qui est normal, payer les pharamineux honoraires de la star de l’architecture qui a fait le projet.

Avant quelle élection annonça t’il la prochaine ouverture à Perpignan d’une maison qui serait la vitrine des produits du terroir du département ? Il montra même la maquette.

Alors quand Bourquin annonce, lundi, lors d’une session spéciale du conseil général, la création d’un grand service public départemental de transport de bus en 2012, on se demande si ce n’est pas un autre coup à portée strictement électorale. Le projet qui représente des investissements considérables, 25 millions d’euros, n’est accompagné d’aucune étude financière. Le document remis aux élus de l’assemblée départementale fait… une page et demie !

Dans son discours de présentation, d’ailleurs aussi indigent que la note de présentation, le président du conseil général est apparu en pourfendeur des multinationales. Que ne dirait il pas pour montrer le meilleur visage aux électeurs de l’extrême gauche du PC au NPA en passant par le Parti de Gauche. Bourquin prépare le second tour des régionales. Les voix de l’extrême gauche représenteront autour de 10% des suffrages. Frêche doit absolument les récupérer s’il veut gagner le second tour et garder la présidence de la région. Sachant que les voix de l’extrême gauche pourraient au second tour se porter sur les listes de Europe Ecologie et faire gagner la présidence de la région à Jean-Louis Roumégas.

Les grands projets de Bourquin n’ont jamais d’autre objectif qu’électoraliste.

04fév 2010

Concert pour Haiti

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30jan 2010

La vraie nature de Georges Frêche

Frêche est-il antisémite ? Bien sur que non ! Frêche est un despote. Un despote ça ne s’arrange pas avec l’âge. Frêche n’est ni antisémite, ni raciste, c’est simplement un despote acariâtre.

On pourrait gloser longtemps sur sa dernière sortie. Elle aurait fait beaucoup moins de bruit si Frêche avait dit que Fabius avait une tête de faux cul. Mais il y a, dans l’attaque de Frêche, le venin que l’on trouve dans ses innombrables agressions précédentes. Le caractère antisémite du propos est évident. Frêche est tout simplement capable de toutes les ignominies.

Nous les cons, les sous-hommes et les esclaves du Languedoc-Roussillon, nous savons bien qui il est. Un jour, il nous insulte et, le lendemain, il nous flatte bassement. C’est avant tout un populiste, un démagogue qui a un très fort penchant pour les propos iconoclastes, les propos brutaux, odieux. Il aime parler comme un soudard surtout quand il s’agit de répondre à ceux qui osent s’opposer à lui.

On le compare de plus en plus souvent à Le Pen. A tort et à raison. «Le Pen de gauche», «Il parle comme Le Pen», entend on sans cesse ces derniers jours. Comme Le Pen, il aime choquer. C’est ce qui lui assure une forte médiatisation. Un sondage nous a, il y a quelques semaines, appris que Frêche était avec Ségolène Royal le président de région le plus connu des français. Les Frêchistes s’en sont gargarisés. S’être taillé une réputation nationale avec des propos odieux n’est pourtant pas très glorieux.

Il y a le Frêche des mots et celui des actes. Tout sort du même tonneau. Communautarisme, despotisme… et surtout clientélisme, sont les piliers de son système. Frêche achète ! Beaucoup capitulent devant la ruse, le mensonge, les pressions. Plus nombreux encore, sont ceux qui capitulent devant les avantages.

Il ne faut pas oublier que Frêche est un produit de cette décentralisation (Mitterrand-Deferre poursuivie par Chirac/Raffarin) sans contre-pouvoir qui a, et pas seulement en Languedoc-Roussillon, permis l’apparition des nouveaux féodaux. Ils prospèrent, ici plus qu’ailleurs parce que le Languedoc-Roussillon est la région la moins développée de France métropolitaine. Ce qui donne d’autant plus de puissance à des collectivités territoriales comme le conseil régional, le conseil général. Gros employeurs, importants fournisseurs, elles disposent de crédits considérables. Mais pour bénéficier d’une façon ou d’une autre de cette manne, mieux vaut faire allégeance aux seigneurs en place.

Dans l’excellent article de l’Express qui fait tant de bruit, Jacques Molénat s’arrête sur les rapports de Frêche avec la presse locale: « En devenant le client publicitaire numéro un de la presse écrite locale, il est également la providence, pas totalement désintéressée, d’entreprises fragilisées par la crise. En 2008, d’insertions en partenariats, le conseil régional a fait tomber 1,2 million d’euros dans les caisses de Midi-Libre. Deux ans auparavant, au lendemain d’articles qu’il jugeait désagréables, le président de la région avait, dans un accès de fureur, stoppé net les «subventions» à Midi-Libre avant de les rétablir progressivement huit mois plus tard. Depuis ce coup de semonce, l’épée de Damoclès publicitaire est suspendue au dessus des têtes des journalistes du quotidien». Et Jacques Molénat conclut avec humour : « Ce n’est pas nécessairement un encouragement à l’audace ».

Le Frêche communautariste n’est pas très reluisant non plus. Un exemple parmi tant d’autre avec cette vidéo dans laquelle il flagorne les juifs de Montpellier.

http://www.dailymotion.com/video/x5kev9_g-freche-sarkozy-kouchner-et-juifs_news

Voilà réunis une bonne partie des ingrédients du système néo-féodal que les lieutenants de Frêche dupliquent dans les départements qui composent la région.

Heureusement qu’il y a la presse nationale. C’est d’elle une fois de plus qu’est venu le scandale. Car ici dominent la banalisation, l’accoutumance, voire l’approbation des ignobles propos de Frêche. Vous vous souvenez de la tempête provoquée par la diffusion par perpignan-toutvabien du discours de Frêche expliquant qu’il était élu par des cons et pourquoi les cons votaient pour lui ! Vous vous souvenez peut-être moins de ça : « C’est aussi bien que sur Rire et Chansons, du niveau de Palmade ou Devos, aussi décapant que Bedos. C’est du Frêche, du grand, du pur, du comme on l’aime quand il s’éclate dans le cynisme et la dérision, quand il assène ses énormes vérités et nous renvoie notre image passée au filtre de son intelligence fulgurante, à nous les "les cons". (Editorial de l’Indépendant du 28 février 2009.

On n’insistera jamais assez sur la responsabilité de cette presse locale. Quand la presse ne joue pas son rôle, notre démocratie se réduit à peu de chose. Nous payons cher le manque de pluralisme de la presse régionale et surtout la domination d'un groupe.

Mais il ne faut pas désespérer. Certes Georges Frêche peut conserver la présidence de la région en tirant profit du système électoral qui aux régionales attribue d’office 25 % des sièges à la liste qui arrive en tête au second tour. Mais il y a une majorité d’électeurs, oui une majorité, qui ne veut plus de lui.

Moralement, politiquement, Frêche a perdu ! Il reste six semaines pour convaincre que Frêche est la honte de notre région et qu’il faut le mettre à la retraite.

26jan 2010

Le journal qui roule pour Frêche

"Régionales : le sondage qui donne Frêche gagnant" titrait à la une Midi-Libre du mercredi 20 janvier.

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Mais ce sondage, c’est le quotidien qui l’écrit, a été «commandité par le PS ». Qui au PS ? Le journal ne le dit pas. Mais en allant sur le site de TNS SOFRES, on apprend qu’il a été commandé par la Fédération du Parti Socialiste de l’Hérault. Pourquoi le Midi-Libre ne le dit-il pas à ses lecteurs ?

http://www.tns-sofres.com/_assets/files/2010.01.21-languedoc-roussillon.pdf

Midi-Libre dissimule cette information parce qu’il ne peut pas être dupe des raisons pour lesquelles la fédé du PS lui communique ce sondage favorable à Frêche.

Autre problème de taille sur lequel Midi-Libre ne s’arrête pas. La liste conduite par Frêche est présentée aux sondés comme étant la liste du PS, alors qu’elle n’a pas l’investiture du PS.

Si le Midi-Libre avait publié un sondage payé par l’UMP, la gauche serait sans aucun doute grimpé aux rideaux. La droite, elle, se tait. Il ne faut pas se fâcher avec le groupe. Les quotidiens du Midi profitent donc de leur impunité. Ce sont les joies du monopole !

Une photo criante de vérité

La photo de la une de l’Indép du dimanche 24 janvier est ainsi légendée : « Entouré de ses têtes de listes départementales, Georges Frêche a lancé la campagne des élections régionales hier matin à Montpellier. »

Au premier plan, assis, attablés, uniquement les hommes. Les femmes sont debout, au second rang. Un claquement du doigt et elles mettront le couvert et apporteront le dîner des féodaux-socialistes du Languedoc-Roussillon.

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Frêche se victimise

Frêche à selon L’Indép déclaré : « J’ai subi ces derniers temps beaucoup d’offenses et d’attaques injustes ». Quelqu’un l’aurait il traité de con ? De sous homme ? D’esclave ?

Politique66

Les lecteurs du Blog de l’ancien rubricard politique de L’Indép sont contents que Guillaume Clavaud ait été muté au service des sports car il n’a jamais autant écrit sur son blog. A croire qu’il n’est pas bien aux sports !

Monsieur Météo

Après son échec lors des élections interne du Modem, où il était en compétition avec Marc Dufour, pour conduire la bataille des régionales, Patrice Drevet rebondit avec Génération Ecologie. Maryse Lapergue, responsable historique du mouvement de Brice Lalonde, pourrait conduire la liste. Contactée, celle-ci dit réfléchir...

Patrice Drevet s’était, il y a quelques années, pour le plus grand bonheur de Frêche, illustré en rebaptisant notre région Septimanie dans son émission météo de France 2. Cela lui avait valu un abondant courrier des Catalans et une remontée de bretelles de sa direction.

24jan 2010

Quand Jean Castex descendra-t-il de son cheval ?

Du passé faisons table rase… Jean Castex ne se contente pas de virer tous les conseillers régionaux sortants des P.-O., il parachève son action en réduisant, à pas grand-chose, leur action pendant six ans. Voici ce qu’il disait d’eux dans Le Petit Journal du 15 janvier : « Concernant les conseillers sortants de ma famille politique de l’UMP, quand on est opposant dans l’équipe composée par la majorité sortante, on n’a pas beaucoup voix au chapitre et donc il est très difficile de dire si on a mérité ou démérité, on est réduit à la portion congrue ».

Il est vrai que Georges Frêche a autant qu’il a pu, empêché son opposition de jouer son rôle. Il s’est évertué à réduire ses opposants au silence, ceux de la minorité comme ceux de sa propre majorité. Quelques élus se sont dressés contre lui. Ils n’ont pas étés cinquante. On a surtout entendu Le Vert, Silvain Pastor, Jacques Blanc et Pierre Becque. Ce dernier a aussi été particulièrement actif dans le combat des Catalans contre la Septimanie. Pierre Becque ne s’est pas laissé réduire à la portion congrue pour reprendre les mots de Jean Castex.

Précisons que Pierre Becque n’est pas un cumulard, c’est son unique mandat électif. Il ne peut pas non plus lui être reproché de s’enraciner dans la fonction, c’est son premier mandat de conseiller régional.

Jean Castex ne jure que par le renouvellement des idées, des méthodes et des générations. La tête de liste expliquera sans doute au cours de la campagne ce qu’il met derrière ces mots.

Jean Castex a, ces derniers jours, déposé la liste qu’il propose au siège national de l’UMP. Si Paris la valide, voici ce que ça donne :

1- Jean Castex, conseiller maître à la cour des Comptes, maire de Prades, président de la Communauté de commune du Conflent.

2- Annabelle Brunet, avocate, conseillère municipale de Perpignan, vice-présidente de la communauté d’agglomération Perpignan Méditerranée.

3- Jean-Luc Pujol, vigneron, maire de Fourques

4- Béatrice Pares, maire-adjoint de Rivesaltes

5- Pierre Parrat, avocat, maire-adjoint de Perpignan, conseiller communautaire à l’agglomération Perpignan-Méditerranée.

6- Fatima Dahine, maire-adjoint de Perpignan, conseillère communautaire à l’agglomération Perpignan-Méditerranée.

7- Jean-Pierre Roméro, maire de Port-Vendres

8- Agnès Parayre, maire de Lamanère

9- Virgine Barre Vergès, conseillère municipale de Perpignan, conseillère communautaire à l’agglomération Perpignan-Méditerranée. …

Pressentie, la candidature de Bruno Delmas, le numéro 2 national de la formation de Eric Besson n’a pas été retenue par Jean Castex.

Pour gagner, Jean Castex doit commencer par rassembler son camp. La faible fréquentation constatée samedi à l’inauguration de sa permanence de campagne, à Perpignan, laisse penser que ce n’est encore fait. Nombre de militants de l’UMP ont du mal à se faire au style de ce responsable qui leur parle du haut de son cheval.

19jan 2010

L’hégémonie de Montpellier

Deux Héraultais parmi les cinq premiers candidats de la liste PS des P-O.

Frêche s’y entend tout autant dans la flatterie que dans les propos odieux. La flatterie accompagne souvent le coup de poignard, surtout en politique. Le fidèle Bourquin est la dernière victime du redoutable Frêche.

Et que je te passe de la pommade à Bourquin en le présentant comme son successeur à la présidence de la région. Bourquin frétille de bonheur en entendant ces belles paroles très complaisamment reprises à la une de L’Indépendant. C’est le paradis ! Et pendant qu’il est endormi, quasiment anesthésié par la flatterie, Frêche fait son mauvais coup. Il impose deux Héraultais sur la liste PS des P.-O. aux élections régionales. Et Bourquin accepte !

Josiane Collerais, élue en 2004 sur la liste de l’Hérault, sera en quatrième position. Et juste derrière on trouve Yves Piétrasanta, lui aussi élu sur la liste de l’Hérault. La première est en rupture avec son parti le PCF et le second s’est fait virer des Verts. Faut-il préciser qu’ils sont tous les deux d’ardents Frêchistes, ce qui leur permettra de conserver leur vice-présidence de la région si Frêche est réélu.

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En 2004, la liste d’union de toute la gauche avait dans les P-O fait 33,64% des voix au premier tour et 50,97 au second tour. Elle avait eu sept élus. En 2010 les Verts feront bande à part. Les communistes aussi. Ajoutons à cela que le régional populisme de Frêche a du plomb dans l’aile. Au regard de cette situation et des sondages, le PS des P-O ne peut guère espérer avoir plus de cinq élus. Les deux Héraultais sont évidemment en place éligible. C’est le but.

On se demande pourquoi Frêche ne place pas les deux Héraultais sur la liste du 34. La démographie de ce département lui donne 26 candidats contre 14 dans les P-O. et sur ces 26 candidats, 18 avaient été élu en 2004. La réponse est simple. Frêche veut bien sacrifier des élus socialistes pour faire élire Collerais et Piétrasanta, mais pas dans son département. On refile de bébé à Bourquin. On sacrifie encore une fois les Catalans. Moins de crédit pour notre département que dans tous les autres et maintenant moins de représentation. C’est toujours la même logique qui est à l’œuvre. Tout pour Montpellier !

Si le législateur a fait des listes départementales c’est bien pour permettre une représentation équilibrée de tous les territoires à l’assemblée régionale.

Bourquin a tellement les faveurs de Frêche que seul le PS des P-O se laisse imposer des sortants de l’Hérault.

17jan 2010

La presse en pleine mutation

Vous êtes chaque année plus nombreux à lire perpignan-toutvabien. Progression à deux chiffres en 2009, comme déjà l’année précédente. Pendant ce temps, les ventes des supports papier Indép et hebdos régressent. C’est un constat. L’avenir de l’information passe par le net. Pas exclusivement, bien sûr. Mais ce support va continuer de monter en puissance.

Les entreprises de presse sur internet bénéficient depuis juillet dernier du même statut que la presse papier. Sarko l’avait promis, il l’a fait. Nous attendions cette évolution depuis longtemps, sans plus y croire. Ce n’est pas en bloquant la création et le développement de journaux sur internet que l’on sauvera le papier. Mais dans le même temps le gouvernement a décidé d’accroître encore les aides publiques à la presse quotidienne, nationale et régionale. Une partie de cet argent aurait été mieux utilisé pour préparer les inévitables mutations, préserver, il vaudrait mieux dire améliorer, les contenus et développer le pluralisme au plan national et plus particulièrement dans les régions.

Faute de modèle économique, nous ne sommes par parvenus à réaliser notre objectif initial qui était de faire un journal sur le net. Mais nous savions que la situation allait, dans différents domaines, évoluer dans un sens favorable. C’est ce qui c’est passé. Aujourd’hui nous travaillons sur un projet. Un projet qui verra le jour cette année.

C’est théoriquement avant l’été que la télé locale commencera à émettre. L’Indép a, en association avec le conseil général, en juillet 2008, gagné la fréquence à l’issue d’une compétition organisée par le CSA (Conseil Supérieur de l’Audiovisuel). La réalisation a pris du retard et, comme il en avait la possibilité, le quotidien a demandé une année supplémentaire pour tenir ses engagements en matière d’émissions et de programmes. Espérons que notre quotidien local, depuis longtemps muet sur le sujet, nous dira bientôt où en est le projet.

17jan 2010

Bonne année mon cul

Janvier est de très loin le mois le plus saumâtre, le plus grumeleux, le moins pétillant de toute l’année. Les plus sous doués d’entre vous auront remarqué que janvier débute le premier. Je veux dire que ce n’est pas moi qui ai commencé. Et qu’est-ce que le premier janvier, sinon le jour honni entre tous où des brassées d’imbéciles joviaux se jettent sur leur téléphone pour vous rappeler l’inexorable progression de votre compte à rebours avant le départ vers le Père-Lachaise. Dieu merci, cet hiver, afin de m’épargner au maximum les assauts grotesques de ces enthousiasmes hypocrites, j’ai modifié légèrement le message de mon répondeur téléphonique. Au lieu de "Bonjour à tous", j’ai mis "Bonne année mon cul". C’est net, c’est sobre, et ça vole suffisamment bas pour que les grossiers trouvent ça vulgaire. »

Pierre Desproges. Chroniques de la haine ordinaire, volume 1

Très bonne année à tous les lecteurs de perpignan-toutvabien.

13jan 2010

Régionales : Castex met les "vieux" à la retraite !

Il est quasiment certain qu’aucun des trois conseillers régionaux UMP sortants ne sera candidat aux élections régionales de mars prochain. Ainsi semble en avoir décidé Jean Castex, maire de Prades, tête de liste UMP départementale. Bien que dépassant soixante ans, Pierre Becque, Danièle Pagès et Roger Torreilles sont loins d’être des vieillards. Mais c’est pourtant en raison de leur âge qu’ils sont recalés

Place aux jeunes. Annabelle Brunet, responsable départementale du Nouveau Centre, formation de la majorité présidentielle, conseillère municipale de Perpignan occupera la seconde place. Qui en numéro trois ? Bruno Delmas, délégué général des Progressistes, autre parti de la majorité présidentielle ? L’ancien directeur de campagne et de cabinet de Christian Bourquin est numéro 2 du parti d’Eric Besson. Bruno Delmas, stratège et spécialiste en communication politique, à qui Bourquin doit beaucoup, a, sans doute, beaucoup à apporter à un Castex assez formaté et à Raymond Couderc.

Qui sera le quatrième de la liste UMP des P.-O.? En 2004, c’était une illustre inconnue en politique, épouse d’un homme politique qui était alors secrétaire départemental de l’UMP. Marie-Antoinette Bouille.

Cette opération de renouvellement est l’application d’une orientation nationale voulue par Nicolas Sarkozy. Le scrutin par liste permet plus facilement le renouvellement que le scrutin par circonscription ou par canton. A l’UMP, comme dans les autres partis, la vie politique, ou tout du moins l’accès aux mandats les plus importants commence le plus souvent à cinquante ans. Si à la trentaine et à la quarantaine, les hommes et les femmes peuvent exercer des responsabilités professionnelles importantes, il n’en va pas de même en politique. Une anomalie qui est en Europe spécifiquement française. Par exemple : la grande majorité des trente et un élus du conseil général sont retraités.

Le choix de Nicolas Sarkozy s’inscrit sans doute dans sa stratégie pour les présidentielles de 2012. Mieux vaut s’appuyer sur un plus grand nombre de cadres politiques quadragénaires, donc plus actifs. Une vision des choses qui doit convenir à un Jean Castex qui a des ambitions dans les P.-O.. Il a lui aussi intérêt à s’appuyer sur des personnes qui commencent leur vie politique plutôt que sur des élus qui la terminent.

Jean Castex donnera fin janvier la composition de la liste.

10jan 2010

"Le Coup de pied du Burro" pour Georges Frêche

Apparu avec le Bloc Catala, lors de la mobilisation contre la Septimanie, le Burro Masqué a fait son retour à l’initiative de Els Amics du Burro Masqué.

L’association animée par Florence Escuder, Cristofol Soler et Marie-Claude Grégoire a lors d’une manifestation qui s’est tenue le 9 janvier au domaine de Rombeau distingué des personnes pour leur action en faveur de la catalanité.

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Mais avant les Burro d’or, les organisateurs ont remis "Le Coup de pied du Burro". Trois nominés : Christian Bourquin, l’Adpor de Olivier Amiel, Georges Frêche. Le président de la région est le grand vainqueur. Le roi des cons et de la Septimanie n’a pas volé son coup de pied de l’âne. Le président de la région n’était évidemment ni présent, ni représenté, et dans le public personne n’a voulu se charger de prendre son prix pour le lui remettre.

Deux Burro d’or ont été remis. Un Burro d’or d’honneur (et d’émotion) au regretté Gérard Tarrius. Un Burro d’or au duo musical Al Chimists qui a clôturé la manifestation avec ses chansons et ses rythmes joyeux.

Les trophées ont, comme il se devait, été remis par un Burro masqué en chair et en os et en pleine forme.

Burro Masqué qui se retrouvera mardi (12/1) devant le tribunal des référés. Jordi Vera, le président de CDC qui revendique la propriété et l’utilisation du Burro Catala fait un procès à Els Amics du Burro Masqué.

Georges Frêche conservera t’il son trophée ? Le suspens est insoutenable. Attendons que la justice tranche !

04jan 2010

Frêche donne moins de crédits aux Catalans.

Campagne électorale oblige, la signature du contrat territorial 2009 (il était temps) entre la région Languedoc Roussillon et la communauté d’agglomération a été mis à profit par Georges Frêche pour faire un coup médiatique. Le chèque de cinq millions d’euros de la région valait bien une messe médiatique. Le président de l’agglo, Jean-Paul Alduy, a donc, le 22 décembre, reçu le président de la région dans les murs, tous neufs, du nouvel Hôtel de l’agglo. Entre deux amabilités, ce dernier a réussi à glisser quelques vérités.

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«Permettez moi tout de même de dire que l’agglomération perpignanaise a été, à mon avis, la mal aimée des agglomérations de la Région. 1,5 millions d’euros en moyenne les années passées ». Le président de la région n’a pas bronché et dans sa réponse il n’a pas commenté les propos dans lesquels le président de l’agglo Perpignan-Méditerranée a souligné la faiblesse du financement régional.

Rentrant dans le détail des 5 062 851 euros du 5e contrat territorial signé entre la région Languedoc-Roussillon et la Communauté d’Agglomération Perpignan-Méditerranée, Georges Frêche a simplement commenté : «C’est pas mal quand même». Il a beaucoup insisté sur l’augmentation des crédits affectés aux contrats territoriaux: «Cette année nous avons particulièrement augmenté les sommes que nous contractualisons. Nous avons augmenté de 22% les aides apportées aux projets des pays, de 15% les investissements routiers sous maîtrise d’ouvrage des départements et de 12 % les aides apportées aux projets de communauté d’agglomération». Il est vrai que 2009 est une année préélectorale.

Des chiffres incontestables

Le type de contractualisation, dont Georges Frêche dit qu’il est unique, la région Bretagne l’ayant abandonné, distribue les crédits régionaux de façon inégale. Les chiffres, incontestables car ils sortent des documents du conseil régional, montrent que certains sont avantagés et que d’autres sont… désavantagés. Il y a des régions où la contractualisation avec la région se fait sur des bases connues, transparentes. Ainsi dans la région Loire : « Le montant des subventions allouées aux territoires se base sur une dotation forfaitaire de 35€ par habitant, à laquelle peuvent s’ajouter des dotations supplémentaires pour des projets concernant les transports publics ou le logement social par exemple ».

Depuis l’élection de Georges Frêche en 2004, les P.-O. reçoivent moins de crédits que les autres départements. Un coup de pouce a été donné avec les contrats territoriaux de 2009. Mais il ne rattrape pas le retard.

Investissements de la Région, hors contrats territoriaux, depuis avril 2004

Aude 338 millions 991 euros par habitant.

Gard 515 millions 807 euros par habitant.

Hérault 1 338 millions 1 338 euros par habitant.

Lozère 112 millions 1 473 euros par habitant.

P.-O. 416 millions 924 euros par habitant.

Total 2 719 millions

Si l’enveloppe totale était partagée selon la population de chaque département, cela ferait 1 073 euros par habitant. Et dans ce cadre là, les Pyrénées-Orientales auraient bénéficié de 65 millions d’euros de plus. Ce n'est pas rien !

Contrats territoriaux 2009

Aude 17,14 millions 50,26 euros par habitant

Gard 29,6 millions 43,33 euros par habitant

Hérault 40,37 millions 40,37 euros par habitant

Lozère 10,57 millions 139 euros par habitant

P.-O. 23,30 millions 53,93 euros par habitant

Total 120,98 millions 47,76 moyenne par habitant dans le cadre d’une répartition équitable selon la population.

Contrats territoriaux 2008

Aude 16,69 millions 48,94 euros par habitant

Gard 24,69 millions 36,14 euros par habitant

Hérault 30,22 millions 30,22 euros par habitant

Lozère 9,16 millions 118,96 euros par habitant

P.-O. 13,13 millions 30,39 euros par habitant

Total 93,89 millions 37,06 euros par habitant dans le cadre d’une répartition équitable selon la population.

Le courrier de François Calvet, député maire du Soler, vice-président de l’agglo à Jean-Paul Alduy, président de la Communauté d’agglomération Perpignan Méditerranée.

Monsieur le Président,

J’ai reçu votre invitation à la signature du contrat entre l’Agglomération et le Conseil Régional, en présence de Monsieur Georges Frêche, président de la région.

Cette signature a lieu le 21 décembre, très exactement une semaine après le démarrage de la période électorale, de trois mois avant le scrutin régional des 14 et 21 mars 2010.

Je ne serai donc pas présent à cette manifestation et je veux vous en exprimer publiquement les raisons. Tout d’abord, je m’élève contre la présence dans nos murs d’un personnage qui a oublié l’agglomération pendant six années de mandat et qui vient aujourd’hui essayer de trouver un petit crédit en distribuant quelques miettes qui constituent les maigres restes du festin montpelliérain.

Je m’élève contre sa présence parce qu’elle constitue pour nous une humiliation au regard du traitement des dossiers de l’ensemble de nos communes.

Je m’élève contre sa présence parce que ses propos insultant à l’égard de nos racines catalanes, de nos concitoyens et de nos anciens combattants n’ont cessé de bafouer durant ces six ans les valeurs républicaines auxquelles je suis très attaché.

Je m’élève contre sa présence parce qu’il n’a eu de cesse de mettre en péril notre patrimoine culturel, d’affaiblir notre économie en ignorant volontairement notre aéroport, en refusant de participer financièrement aux travaux de la RN 116, contrairement à d’autres régions.

Le recevoir dans cet immeuble qui constitue pour moi, sous votre autorité, un des endroits majeurs où le dialogue a pu s’instaurer, où la tolérance règne et où nous n’entendons jamais de propos outranciers me paraît une contradiction que je ne souhaite pas assumer.

Je vous prie de croire, Monsieur le Président, en l’assurance de mes sentiments les meilleurs.

François Calvet, Député des Pyrénées-Orientales Maire du Soler

02jan 2010

«Faire de la politique ou vivre de la politique»

Voici le lien vers un article très éclairant : "Les pièges de la professionnalisation. Faire de la politique ou vivre de la politique ?" Une lecture qui permet de comprendre pourquoi les "militants" du PS plébiscitent Bourquin, Frêche.

Voilà plus précisément de quoi il est question : « Le Parti socialiste, le Parti communiste français et les Verts sont ainsi devenus des machines électorales, relativement performantes sur le plan municipal, départemental ou régional, dans lesquelles les intérêts de milliers de professionnels de la politique semblent désormais prédominer… »

http://www.monde-diplomatique.fr/2009/10/LEFEBVRE/18193

Merci à G. de nous avoir fait connaître cet article de Rémy Lefebvre.

28dec 2009

Un si bon livre !

Un livre, c’est comme une bouteille. Au moment où on va l’ouvrir, c’est toujours avec l’envie que ce soit bon. Même si ce n’est pas un grand cru. Même si Denis Dupont n’est pas le Alain Duhamel de la politique départementale. Il est l’auteur besogneux d’un dictionnaire de la vie politique locale, une somme dont l’utilité ne fait pas oublier les nombreux défauts (publié en 2007).

Là, les défauts sautent tout de suite aux yeux. Petits, mais significatifs et annonciateurs. Sous le titre principal de la couverture La Campagne de Perpignan, on lit: «Chronique de 2 ans d’une bataille pour la conquête du pouvoir (2007-2009)». Pourquoi mettre deux fois la même information dans la même phrase? On tourne le livre et on lit sur la quatrième de couverture: « Denis Dupont, journaliste au journal L’Indépendant». "quotidien" aurait permis d’éviter de répéter le mot journal.

Le livre est édité par Critérium édition. Nouvel éditeur local ? Editeur hors département ? Aucune indication. Le nom de l’imprimeur et la date d’impression, mentions légales pourtant obligatoires ont été oubliées. Quand à l’éditeur, il est, sur Google, déclaré inconnu au bataillon. La couverture d’un livre, comme l’étiquette d’une bouteille, donne de nombreuses informations.

Il était temps de l’ouvrir. Première, deuxième, troisième page… ça sonne faux ! Mais il n’y a pas que le ton qui ne soit pas juste. Il y a les faits. A la date du 17 novembre 2007, (page 13 et 14), Denis Dupont relate la fameuse Fideua lors de laquelle Alduy lança sa campagne pour les municipales de 2008 devant plus de 1 500 personnes attablées dans le satellite du Palais des expositions. L’auteur fait complètement l’impasse sur les déclarations choc d’Alduy et de Villard, sur la consécration de ce dernier qui est secrétaire départemental du Parti Radical, la formation du maire.

Jean-Paul Alduy, qui vient de rendre sa présidence départementale de l’UMP, prend carrément ses distances avec elle en annonçant qu’il composera la liste selon son bon vouloir, en se faisant plaisir. Fabrice Villard va plus loin, il humilie les parlementaires et tous les responsables UMP qui sont attablés au pied de la tribune. Ils ont failli se lever comme un seul homme et quitter la salle en entendant Fabrice Villard leur dire que s’ils n’aimaient pas les Alduystes, ces derniers ne les aimaient pas non plus. C’est un moment clef. Car il montre, que de toute évidence, Alduy était convaincu qu'il n'avait pas besoin de l'UMP pour gagner. Passer à côté de ça, ce jour-là et dans les pages suivantes, c’est vraiment passer à côté de l’essentiel. D’autant qu’en 2008, Alduy manque de perdre la mairie parce que nombre d’électeurs de droite lui font défaut. Et, en 2009, il la reprend confortablement parce que cet électorat est de retour. Denis Dupont se plante tellement complètement qu’il fait de Fabrice Rallo, le responsable des jeunes radicaux, le héros de cette manifestation. Il cite sept fois le nom de Rallo et seulement une fois celui de Villard (en deux pages). Tout faux monsieur Dupont !

L’auteur ne raconte et n’analyse pas mieux ce qui se passe à gauche. Il reste à la surface. Toujours à la surface. Tout lui échappe. C’est navrant ! Il utilise des tournures qui laissent penser qu’il a une grande proximité avec les personnages. Des effets de style ! D’ailleurs mal venus. Le bon journalisme politique a autant besoin de distance que de proximité.

Perpignan-toutvabien est deux ou trois fois cité. Principalement au moment de l’affaire Coll, le numéro deux franquiste de la liste Amiel-Donat. Il écrit : « L’Indép va-t-il parler à son tour de l’affaire ? Et si oui, dans combien de temps ? Car pour être crédible, il faut que l’info passe par le quotidien. Fabrice Thomas l’a toujours regretté, mais doit se résigner à attendre que les responsables politiques du journal à leur tour lâchent l’info… » Encore tout faux ! Et pour cause. L’Indép fait le choix (incroyable mais compréhensible car il est bienveillant avec Amiel-Donat) de faire le silence sur l’énorme info. Elle n’apparaîtra dans ses colonnes qu’après la démission de François Coll. Dupont n’a pas été très malin. Il aurait pu choisir un meilleur exemple pour démontrer que le journal pour lequel il travaille restait incontournable. Il aurait aussi pu éviter de nous faire dire des choses que nous ne pensons pas.

Arrêtons-là ! On ne va quand même pas assassiner le si bon livre d’un confrère d’un aussi bon journal.

Denis Dupont, La campagne de Perpignan. Criterium édition. 12 euros.

20dec 2009

De la servitude !

Lundi 21 décembre quand il arrivera au nouvel hôtel de l’agglomération Perpignan Méditerranée, Georges Frêche sera accueilli par un huissier de justice. Auxiliaire de justice missionné par Raymond Couderc, tête de liste UMP aux régionales.

Car comme l’écrit François Calvet dans une lettre ouverte à Jean-Paul Alduy : « Cette signature a lieu le 21 décembre, très exactement une semaine après le démarrage de la période électorale, de trois mois avant le scrutin régional des 14 et 21 mars 2010. »

Et le parlementaire poursuit sa missive par un cinglant réquisitoire : « Je ne serai donc pas présent à cette manifestation et je veux vous en exprimer publiquement les raisons. Tout d’abord je m’élève contre la présence dans nos murs d’un personnage qui a oublié l’agglomération pendant six années de mandat et qui vient aujourd’hui essayer de trouver un petit crédit en distribuant quelques miettes que constituent les maigres restes du festin montpelliérain. »

Frêche vient faire un coup politique. Ce qu’il fait depuis quelques temps chaque semaine en venant dans les P-O annoncer que la région finance tel ou tel dossier. Il veut donner l’impression que la région fait beaucoup dans les P-O alors qu’il a tout au long de son mandat fait ici moins qu’ailleurs. Il a voulu faire payer aux Catalans la mise en échec du nouveau nom qu’il avait décidé de donner à la région. « Les Catalans me font chier, mais je leur tape dessus parce qu’ils m’emmerdent, mais dans deux ans, je vais me mettre à les aimer… », expliquait à ses étudiants le professeur de droit à l’université de Montpellier lors de l’un de ses derniers cours. «Oh catalans, je vous aime, oh Occitans mes frères, je vous aime, vous faites un petit institut, une merde pour propager le catalan auprès de 4 gugus, tout le monde est content »,ajoutait-il.

Frêche arrive avec 1,5 millions d’euros pour le théâtre de l’Archipel. Somme qu’il avait promis il y a deux ans, puis retirée. Puis conditionnée à l’élection de Jacqueline Amiel-Donat à la mairie. L’assemblée régionale a, il y quelques jours, voté ces crédits. Mais il faut qu’en contrepartie Alduy reçoive le seigneur de la région avec tous les honneurs, le couvre de remerciements… En pleine campagne électorale.

Frêche met en application le précepte numéro 1 de sa méthode : « Les cons sont majoritaires, et moi j’ai toujours été élu par une majorité de cons et ça continue parce que je sais comment les "engraner" ».

Et pour conclure quelques lignes extraites du Discours de la servitude volontaire de La Boétie : « Pour le moment, je voudrais seulement comprendre comment il se peut que tant d’hommes, tant de bourgs, tant de villes, tant de nations supportent quelquefois un tyran seul qui n’a de puissance que celle qui lui donnent, qui n’a de pouvoir de leur nuire qu’autant qu’ils veulent bien l’endurer… Chose vraiment étonnante – et pourtant si commune qu’il faut plutôt en gémir que s’en ébahir -, de voir un million d’hommes misérablement asservis, la tête sous le joug, non qu’ils soient contraints par une force majeure, mais parce qu’ils sont fascinés et pour ainsi dire ensorcelés par le seul nom d’un, qu’ils ne devraient pas redouter – puisqu’il est seul – ni aimer – puisqu’ils est envers eux tous inhumain et cruel…Or ce tyran seul, il n’est pas besoin de le combattre, ni de l’abattre. Il est défait de lui-même, pourvu que le pays ne consente point à sa servitude. Il ne s’agit pas de lui ôter quelque chose, mais de ne rien lui donner. »

08dec 2009

Frêche bande encore !

Le président de la région a, lors d’une réunion à La Salvetat-sur-Agout (34), raconté à son auditoire qu’au moment de son opération, il s’était inquiété sur la conservation de sa virilité. Il a été rassuré et il précise qu’il bande encore.

Codorniou !

Enorme titre à la une de l’Indép de jeudi 3décembre : « Un livre évènement de l’ex-international de rugby… Les confidences de Codorniou ». La sortie de ce livre est de toute évidence une opération électorale. Sortir un livre est depuis quelques années le truc que tous les communicants font faire à leur candidat. Alduy l’a fait deux fois, en 2001 et en 2008.

Le bouquin de Codorniu est écrit d’une plume alerte et professionnelle, journalistique, sans doute. L’homme de paille a-t-il eu besoin d’un nègre ? La pantalonnade continue.

Frêche en campagne

On n’a jamais autant vu Frêche dans les P.-O.. Il se passe rarement une semaine sans qu’il ne vienne annoncer que la région finance tel ou tel projet. Les saillies de Frêche semblent se faire plus rares. Explication L’Indép lisse souvent les propos du président de la région en ne retenant que le positif, que ce qui ne choquera pas le lecteur. Cela ne doit pas déplaire à l’entourage du président de région. Heureusement que L’Indép ne fait pas campagne pour Frêche !

Grossier personnage

Si la presse ne moufte pas, il y a fort heureusement des citoyens qui eux ne sont pas sourds. Un élu d’un commune du Conflent qui siège au Parc Naturel Régional a adressé un courrier au ministère des anciens combattants dans lequel il s’indigne des propos tenus par Frêche le 28 septembre à Villefranche-de-Conflent : « Les Allemands ont fait deux millions de prisonniers partis en villégiature s’occuper des gretchens, pendant que leurs maris étaient en peine sur le front Russe ».

« Cette évocation de la mémoire de ceux qui ont croupi dans les camps de prisonniers en Prusse orientale ou ailleurs est proprement indigne des fonctions de ce personnage », écrit l’élu du Conflent dans le récit de la pitoyable représentation à laquelle il a assisté. Il est ulcéré par le comportement du président de la région : « Dans la continuité, le sous-préfet de Prades prenant la parole pour évoquer l'action publique s'est vu proposer un bras d'honneur devant toute l'assemblée et a continué son discours sur le spectacle d'un Président de conseil Régional se curant le nez sans modération ».

Carte de travail

Mépriser, abaisser, insulter les autres, est chez Frêche un besoin. Un besoin que l’on sent venir des profondeurs. Mais derrière cette haine des autres n’y a-t-il pas, comme c’est souvent le cas, une haine de soi ? A force de haïr, on devient soi même haïssable.

Comment se fait-il qu’une majorité de membres du PS assument ce langage de soudard ? Certes l’esprit partisan aveugle, obère, le sens critique. Mais accepter l’inacceptable ? Comment font-ils ? Comment s’arrangent-ils avec leur conscience d’homme ou de femme de gauche ? La plupart expliquent qu’il vaut mieux avoir Frêche qu’un président de droite.

Mais il ne faut pas perdre de vue que la carte du PS est pour beaucoup une carte de travail. Une carte que beaucoup n’auraient pas si les collectivités territoriales dirigées par les socialistes n’étaient pas des employeurs importants. Avant l’arrivée de Bourquin à la présidence du conseil général, il n’y avait que quelques centaines d’adhérents au PS des P.-O., ils sont à présents plus de 2 000. Le clientélisme prospère à l’ombre du sous-développement économique.

28nov 2009

Au secours : On veut tuer le parti communiste

Le 12e Festival du livre de Cabestany avait cette année pour thème La liberté d’expression. Quelle ne fut pas notre surprise, en lisant le programme de la manifestation de découvrir que les communistes se présentaient en défenseurs de la liberté de la presse ?

Ce qui est embêtant avec la gauche, nous le constatons sans cesse, c’est la formidable distance qu’elle met entre ses discours et ses actes.

Comme défenseurs de la liberté de la presse, les communistes se posent là. Et on ne va pas vous parler de ce qui se passe dans un des derniers paradis socialistes. Restons ici, dans les P.-O..

Voici une enquête (attention c’est long à lire) publiée il y a quelques semaines dans le Petit Journal. Elle montre que les responsables communistes des P.-O. sont plus préoccupés par le financement de leur parti artificiellement maintenu en vie que par la liberté de la presse.

Nicolas Garcia à Elne, Jean Vila à Cabestany

Les bulletins municipaux servent à financer le parti communiste !

En mars dernier, des commerçants d’Elne se plaignaient d’avoir été fortement incités à acheter un espace publicitaire dans le bulletin municipal. Démarchés par un commercial qui leur mettait sous le nez une lettre du maire, ils avaient l’impression de ne pas avoir le choix. Le bulletin municipal en question comporte 86 emplacements publicitaires. Espaces publicitaires dont le volume global dépasse celui consacré au rédactionnel. L’ours du journal (l’espace où se trouvent toutes les mentions légales) indique que la régie publicitaire a été confiée à Inter Perpignan Publicité. Mais les factures, et Le Petit Journal en a vu plusieurs, sont émises par Le Travailleur Catalan, hebdomadaire du Parti Communiste des Pyrénées-Orientales.

Une lettre qui n’arrive pas

Un habitant de la commune, Georges Pibernat, a eu envie d’en savoir plus. Il a donc écrit, en avril, à Nicolas Garcia pour lui demander la copie du contrat liant la mairie d’Elne à Inter Perpignan Publicité. Les jours, les semaines et le mois s’écoulent sans réponse de Nicolas Garcia. M. Pibernat saisit donc la CADA (Commission d’Accès aux Documents Administratifs). La CADA rend un avis qui oblige la mairie d’Elne à communiquer le document demandé. Mais M. Pibernat ne le recevra jamais. D’Elne à Elne, l’acheminement du courrier marche très mal. Le Petit journal a appris du directeur des services de la mairie d’Elne, Rémi Catala, qu’un courrier aurait été envoyé à M. Pibernat. Ce dernier s’adresse de nouveau à la CADA, mais celle-ci indique qu’elle n’a pas de pouvoir pour contraindre la mairie d’Elne à appliquer l’avis qu’elle a rendu. Elle conseille à M. Pibernat, c’est la voie normale, de s’adresser au tribunal administratif.

Une société dissoute il y a deux ans

Il se dégage la très forte impression que la mairie d’Elne n’a pas envie de communiquer le contrat la liant à Inter Perpignan Publicité… si celui-ci existe. Et pour cause ! Inter Perpignan Publicité est une société qui a été dissoute il y a deux ans. En avril 2007. En faisant des recherches sur la défunte entreprise, on apprend qu’elle était liée à la fédération du parti communiste des Pyrénées-Orientales où elle avait d’ailleurs ses bureaux. On apprend aussi qu’elle avait été dirigée par Jean Vila, maire de Cabestany. Pourquoi utiliser le nom d’Inter Perpignan Publicité ? « Pour cacher aux habitants que c’est le Parti communiste qui ramasse les sous », avoue un employé de la mairie d’Elne.

Pamphlet contre l’opposition

L’opposition municipale se saisit du dossier, écrit au préfet, au procureur de la République et envoie une lettre aux commerçants et entrepreneurs qui ont acheté un espace publicitaire. Henri Jonca, conseiller municipal, les informe, entre autres choses, du fait que le maire d’Elne est salarié du Travailleur Catalan. C’est d’ailleurs ce qu’a déclaré Nicolas Garcia au tribunal correctionnel devant lequel il a comparu en décembre 2008 dans l’affaire du lotissement du Coeur des Trilles. Il était poursuivi, et a été condamné, pour prise illégale d’intérêt. Nicolas Garcia répond à Henri Jonca dans une longue lettre qu’il adresse aux annonceurs. Cette lettre est un pamphlet contre son opposition, accusée d’avoir pris les commerçants en otage dans une entreprise politicienne. Aucune explication par contre sur le fait que le bulletin municipal indique le nom d’une entreprise dissoute deux ans plus tôt. Le maire noie le poisson et minimise : « Le problème se situe entre mon opposition et moi sur l’interprétation de textes administratifs affairant aux règles d’attributions des marchés publics liés à la publicité dans les publications communales ». Cela prête à sourire quand l’on sait que le conseil municipal n’a jamais été informé, n’a jamais débattu, n’a jamais délibéré sur le sujet. Ce qui aurait dû être fait. Le passage des marchés par les collectivités locales obéit à des règles claires et strictes auxquelles la mairie d’Elne ne semble pas s’être soumise.

Le numéro 1 du PC des P.-O

S’appuyant sur les tarifs facturés selon la taille des espaces publicitaires, Georges Pibernat évalue le chiffre d’affaires publicitaire à 25 000 euros pour le seul numéro d’Elne citoyenne de mars 2009. Il ne semble pas pouvoir être inférieur à 20 000 euros. Lors du conseil municipal du 25 juin, Jean-Claude Jourda, conseiller municipal d’opposition, interroge le maire sur les conditions de réalisation du bulletin municipal. Nicolas Garcia indique : « Qu’aucun des souscripteurs à une publicité n’a été trompé sur l’identité de l’éditeur car tous les reçus ont été faits au nom du Travailleur Catalan ». Le numéro 1 du PC des P.-O. est un as de la dialectique. Mais le problème n’est pas où il fait semblant de le situer. Son attitude confirme que le nom d’Inter Perpignan Publicité est utilisé pour cacher celui du Travailleur Catalan qui, lui, renvoie directement au PC.

Combien pour le PC ?

Parlant de l’opération financière, Nicolas Garcia souligne que cette année les bulletins municipaux n’ont rien coûté aux contribuables illibériens. Il a, dit-il, « fait gagner de l’argent aux contribuables ». Quand il siégeait dans l’opposition Nicolas Garcia avait d’excellents arguments contre le financement du bulletin municipal par la publicité. Mais combien Nicolas Garcia a-t-il fait gagner au parti communiste ? Il indique que le bénéfice réel après déduction des frais « n’a pas excédé 4 000 euros ». Les coûts d’une semaine de la commercialisation, de la maquette et de l’impression de ce magazine de 24 pages tiré à 3 000 exemplaires ne dépassent pas 5 000 euros. Le bénéfice doit donc être beaucoup plus important que ne le dit le maire d’Elne, dirigeant du PC et salarié du Travailleur Catalan

Les fournisseurs de la mairie

Le Petit journal a rencontré le gérant du Travailleur Catalan. Que le monde est petit ! Ce monsieur est aussi directeur général des services de la ville d’Elne. Rémi Cathala précise qu’il est gérant bénévole du Travailleur Catalan. Selon lui, la publicité couvre les frais, pas plus. Nous avons également rencontré Richard Siméon, agent commercial du Travailleur Catalan qui a démarché les commerçants d’Elne. Pour lui, il n’y a pas de vente forcée et la lettre du maire ne servirait pas à influencer, elle permettrait seulement de montrer que le Travailleur Catalan a une autorisation de la mairie. Dans ce bulletin municipal qui est en réalité un bulletin de promotion du maire et de son activité, on trouve également des publicités d’entreprises qui sont des fournisseurs de la mairie. On sait ce que ce type de présence a d’ambigu. Car pour entretenir de bonnes relations et conserver ses marchés, une entreprise hésitera à refuser de mettre la main au portefeuille.

Pareil à Cabestany

A Cabestany, le bulletin municipal ne comporte pas de publicité, mais il est publié, une fois par an, une édition spéciale du bulletin municipal qui regorge de publicité. 96 espaces publicitaires dans le numéro de juin 2008. Les tarifs sont, à peu de choses près les mêmes que ceux d’Elne. Et ils sont élevés pour une publication qui tire à 4 500 exemplaires : 950 euros la page, 550 euros la demi-page… Même réaction des commerçants qui, pour beaucoup, se sentent obligés. Au regard des tarifs de publicité, les 20 000 euros de recettes semblent dépassés. C’est, là encore, une opération sur laquelle le Parti Communiste fait un bénéfice substantiel. N’est-ce pas d’ailleurs le but de l’opération ?

Jean Vila au parfum

Informée de ce qui se passait à Elne, Colette Appert, élue de l’opposition à Cabestany, a écrit au maire Jean Vila pour lui demander le contrat passé entre « La ville de Cabestany et la régie publicitaire du T. Catalan ». Le T. Catalan ? C’est le nom qui apparaît dans l’ours du bulletin municipal. C’est le subterfuge employé pour cacher au lecteur que la régie publicitaire est assurée par le Travailleur Catalan. Il faudra près d’un mois et demi et deux courriers, plus un à la CADA, avant que Colette Appert ne reçoive la copie du contrat de régie publicitaire entre la mairie de Cabestany et Inter Perpignan Publicité-Le Travailleur Catalan. Pourquoi retrouve-t-on le nom d’Inter Perpignan Publicité sur ce contrat signé en 2008 ? Ayant été directeur de cette société, dont il détenait 20 % des parts, le maire de Cabestany ne peut pas ignorer qu’elle a été dissoute en 2007. Dans l’explication donnée au conseil municipal d’Elne, Nicolas Garcia dit qu’Inter Perpignan Publicité « a été reprise par le Travailleur Catalan mais que ce dernier utilise ce nom plus connu de la clientèle ». Vérification faite dans les statuts de la sarl édititrice du Travailleur Catalan, mis à jour en 2008, il n’y est pas question d’un quelconque usage de ce nom qui n’apparaît d’ailleurs pas.

Le T. Catalan

A Cabestany, la signature de ce contrat aurait dû être portée à la connaissance des conseillers municipaux dans le cadre de la communication des actes signés par le maire entre deux conseils municipaux. Pourquoi cela n’a-t-il pas été fait ? Si les élus de l’opposition étaient informés des problèmes soulevés à Elne par la collecte de la publicité au profit du Parti Communiste, Jean Vila ne l’était sans aucun doute pas moins. Y a-t-il eu une régularisation à posteriori ? Il est assez évident qu’en utilisant le nom d’Inter Perpignan Publicité dans le bulletin municipal d’Elne et celui de T Catalan dans celui de Cabestany, on cherche à dissimuler le rôle joué par une structure du Parti communiste pour financer l’activité de celui-ci. Et comme dans le bulletin d’Elne, on retrouve dans le bulletin de Cabestany des annonceurs qui sont des fournisseurs de la mairie. Pour être démarchées, il a fallu qu’une liste de ces entreprises soit fournie au commercial du Parti Communiste. Les réactions des élus de l’opposition des deux communes ont commencé à porter leur fruit. A Cabestany, le numéro spécial annuel du bulletin municipal n’est pas sorti en 2009 et à Elne le dernier bulletin municipal est sorti sans publicité.

Financement politique

Le Travailleur Catalan fait un chiffre d’affaires annuel de près de 300 000 euros. Pas mal pour un journal hebdomadaire dont la diffusion est confidentielle. Quelques centaines d’exemplaires vendus en kiosque et 1 500 abonnés selon une source bien informée, beaucoup plus selon le Travailleur Catalan lui même. Une diffusion qui ne répondrait pas aux critères pour être habilitée à recevoir les annonces légales. Un journal doit garantir une diffusion et une distribution chiffrées selon des critères fixées par la préfecture. L’objectif étant que l’information légale soit portée à la connaissance d’un grand nombre de personnes. Plus des deux tiers des recettes du Travailleur Catalan sont d’origine publicitaire. Avec deux annonceurs, le conseil régional et le conseil général qui pèsent très lourd dans les comptes. Il faut dire que les communistes sont dans la majorité de Frêche et de Bourquin. Le volume d’achat d’espace est trop considérable pour ne pas avoir un caractère politique. C’est du financement politique déguisé. Une situation à mettre en regard avec ce que reçoivent La Semaine du Roussillon et Le Petit Journal, les deux autres hebdomadaires du département. Rien ! Pas un euro !

Fabrice THOMAS

Vila furieux, Garcia tout aussi furieux, ont fait entendre leur voix indignée dans l’enceinte des conseils municipaux de Cabestany et d’Elne. Le Travailleur Catalan a consacré à l’affaire une page écrite au vitriol.

Pourquoi les responsables du PC n’ont ils pas porté plainte en diffamation contre Le Petit Journal ? Il n’y a pas de raison qu’il n’y ait que L’Indép qui ramasse des condamnations. Faut il penser que Jean Vila ne souhaite pas amener les sujets politiques sur le terrain judiciaire ? Et bien non. Car il a récemment traîné un de ses opposants devant les tribunaux.

Ni plainte, ni droit de réponse. Ce que raconte Le Petit Journal serait donc vrai.

Lecteurs, lectrices de perpignan-toutvabien, ne partez pas avant d’avoir lu l’article de Sébastien Pouilly, Directeur et rédacteur en chef du Travailleur Catalan.

Il faut d’abord vous dire que nous avons eu beaucoup de mal à trouver Le Travailleur Catalan chez un marchand de journaux. Nous en avons visité quatre avant d’en trouver un qui avait l’hebdo du PCF des P.-O.. Le diffuseur de presse nous l’a cédé à contre cœur, car l’unique exemplaire qu’il reçoit est destiné à un habitué.

Il y a une différence essentielle entre les deux articles. Le Petit Journal prend ses responsabilités. Il cite les noms des personnes qu’il met en cause. Craignant que ses propos outranciers l’exposent au risque de poursuites judiciaires, l’hedo communiste ne cite ni le nom du Petit Journal, ni le nom de l’auteur de l’article.

Passons sur le long couplet d’introduction consacré aux glorieux combats du Travailleur Catalan : « Au fil des années, il a porté les luttes de libération des peuples, la paix, le combat incessant contre toute forme d’oppression… »

Arrivons vite au plat de résistance. Un régal ! « Certains, pire, avancent masqués et déballent une pensée nauséabonde, populiste, fascisante, prêts à tout pour vendre une édition, prêts à vendre l’honneur d’un titre de presse, prêts à s’asseoir sur la raison, sur la déontologie, sur la confraternité du monde de la presse.

N’oublions pas que la liberté de cette presse a été un long et douloureux combat mené tout au long des XIX et XXe siècles. Interdiction, emprisonnement, censure : tout journaliste, éditorialiste, directeur de publication a été menacé et certains d’entre eux ont connu la justice, l’interdiction, la prison. Tout cela a forgé une confraternité qu’aujourd’hui certains bafouent.

Mais non, le TC n’est pas un journal de mafieux, de racketteurs, de pompe à fric pour un parti auquel il doit sa création. Non, le TC n’entrera pas dans la polémique, ne se mesurera pas à l’infamie, ne cèdera pas à l’intimidation. Il poursuivra son combat contre l’abjection, l’ignominie qui nie la créativité, le bonheur, l’émancipation. Il luttera encore et toujours le voile qui pèse sur la compréhension du monde, sur la nécessité du combat politique.

Nous ne jouons pas dans la même cour. Il y a les petits, les mesquins, les pisse-lignes de bas étage. Il y a ceux qui veulent tuer la presse, bas et vautrés dans les poubelles de l’information. Tous ceux-là sont des imposteurs, ce ne sont pas des journalistes.

Le TC s’est toujours battu dans sa longue histoire. En face, il y avait bien plus prédateur que ces crabes de l’information. Il y avait la clandestinité, la tête haute dans l’ombre de l’abjection anticommuniste, dans l’ombre de la résistance à l’oppression.

Messieurs de cette presse de caniveau dégueulasse, sachez-le ! Plus d’un avant vous a essayé de tuer le TC, sans y parvenir. Là où est votre intention, même les nazis n’y ont pas réussi durant l’occupation. Jamais vous ne ferez taire le TC, car il porte un idéal, car il mène un combat juste qui vous dérange. Sachez-le ! Il a l’éternité devant lui, de celle qui un jour libèrera les consciences de vos pattes avilissantes et funestes."

Gros titre : Le TC ne cèdera pas aux pressions.

C’est magnifique non ! Ce n’est pas tous les jours qu’on lit ça !

Sébastien Pouilly oublie juste une petite chose, les faits. Il les cache à ses lecteurs. Evidemment !

Le communisme est une religion. Ceux qui y croient considèrent que toute critique est une attaque qui vient des ennemis. C’est tout bêtement la logique totalitaire. Nous voulons le bonheur du peuple. Tous ceux qui s’opposent à nous sont donc des ennemis du peuple. Il ne reste qu’à les anéantir. C’est tout le discours de Sébastien Pouilly. Son idéologie porte en elle la haine de la démocratie. Mais comme il n’a pas de char, pas de goulag et pas de stasi, il fait avec ses mots, ses insultes….

Aujourd’hui on peu presque en rire. Mais à Cuba, en Corée du Nord, en Chine…ça rigole pas. En prison les ennemis du peuple.

Les Sébastien Pouilly, les Jean Vila et les Nicolas Garcia, nous font encore plus aimer la démocratie.

Mais si maintenant les communistes se mettent à vouloir défendre la liberté de la presse, que Jean Vila, maire de Cabestany, vice président du conseil général demande à Bourquin d’en finir avec le blacklistage des journalistes, d’en finir avec l’argent public dont on arrose certains et dont on prive totalement d’autres.

Personne ne veut tuer le Travailleur Catalan. Rappelons qu’il y a belle lurette que le PCF n’aurait plus de quotidien si L’Humanité n’était pas, de loin, le premier bénéficiaire des aides gouvernementales à la presse. Dans quel pays communiste a-t-on vu une situation comparable ?

23nov 2009

Le Frêchisme tient bon !

Consultés en octobre, les militants socialistes ont majoritairement préféré Codorniou, l’homme de paille de Georges Frêche à Eric Andrieu, le premier secrétaire du PS de l’Aude. Du côté des électeurs, tout du moins de ceux qui ont été sondés, Frêche s’en sort également plutôt bien avec 29 % des intentions de vote (sondage BVA/ La Gazette de Montpellier).

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Le populisme ça marche. Ce n’est pas une découverte. Surtout pour Georges Frêche. Cela fait des décennies que son positionnement socialiste-populiste lui fait gagner les élections.

Populiste et donc forcément grand démagogue, il sait comme personne flatter, jusqu'à l'exacerber, le sentiment d’appartenance à un groupe. Sioniste devant les juifs de Montpellier, Algérie Française devant les pieds noirs, Gaulliste devant un public de droite...

Il n’y a pas de populisme sans dénonciation des élites. Frêche passe son temps à voler dans les plumes des éléphants du PS. Les préfets et hauts fonctionnaires de l’Etat en poste dans la région ont de tout temps été ses têtes de Turc.

Le populiste est toujours un fort en gueule. Une gueule qu’il ouvre toute grande pour désigner des boucs émissaires, pour désigner des personnes à la vindicte et au rejet, flattant ainsi les plus bas instincts de la populace.

On pourrait aussi s’arrêter sur son style despotique. Ses rapports avec la presse. Il y a celle qu’il arrose et celle qu’il met au pain sec.

Frêche est d’autant plus condamnable qu’il agit par calcul. On sait qu’il est plus facile de tirer les gens vers le bas que vers le haut. On sait bien que le populisme est une recette qui marche. Il suffit de voir le nombre de pays d’Europe où il remporte des succès électoraux.

Que ce personnage convienne à la majorité des adhérents et des électeurs du PS est assez désespérant. Mais il faut en prendre acte.

Maryse Arditi prend ses distances avec Frêche

“Georges Frêche aurait dû passer la main cette fois-ci. ... Honnêtement, il rendrait presque plus de services à l’Humanité et à cette région s’il écrivait ses mémoires plutôt que d’attendre, comme il l’a dit, de mourir en scène.” Maryse Arditi. Conseillère régionale des Verts (une des élus Vert qui est resté dans la majorité de Frêche après le clash de la direction nationale des Verts). Propos extrait du site Montpellier Journal

Pressions sur les médias

Montpellier Journal interroge les candidats aux régionales sur : « Les pressions exercées par certains élus sur les médias via la publicité et les annonces légales ».

Raymond Couderc, UMP, a été le troisième candidat à répondre aux questions sur ce sujet.

Pour vous, est-ce un problème d’utiliser l’arme des publicités et des annonces légales comme moyen de pression sur la presse ? « Je respecte la presse et les journalistes même si je ne suis pas toujours d’accord avec ce qu’ils écrivent. Je n’ai pas du tout l’intention d’utiliser l’arme des annonces légales et de la publicité pour faire pression sur ce qu’écrivent les journalistes. D’un autre côté, je tolère très mal qu’un président de région ou d’agglomération soit dans la situation où, parce qu’il achète énormément d’espace, de publicité et qu’il fait passer toutes ses annonces légales, dicte sa loi dans le média en question. Il y a un équilibre à trouver. » La suite sur montpellier-journal.fr

On pense ce que l'on veut des réponses apportées par les candidats. L’essentiel est que le sujet soit mis sur la table et qu’il commence, enfin, à être débattu au grand jour.

Dans une démocratie digne de ce nom, il n'est pas acceptable que l'argent publique puisse servir à empêcher la presse de jouer son rôle de contre pouvoir. Cette pratique tue la démocratie.

14nov 2009

A la soupe

Le rapport de la Chambre régionale des comptes sur la gestion de l’Office HLM des P.-O. que préside Christian Bourquin ne relève pas de problème important. Le président du conseil général est content et L’Indép fait deux articles sur le sujet en quelques jours. Un seul, n’aurait pas suffit.

Pas une ligne sur le recrutement, il y a quelques mois, du fils Bourquin par cet office H.L.M. si bien géré. Ce n’est pas l’affaire Jean Sarkozy, mais ce n’est quand même pas rien ! D’autant plus que, dans le cas qui nous intéresse, il y a délit, plus précisément prise illégale d’intérêt.

L’article écrit en juillet dernier sur la mutation en Cerdagne de Jean-Michel Henric, salarié du conseil général, conseiller municipal de Perpignan, n’est toujours pas sorti dans notre quotidien.

Les papiers complaisants, eux ne manquent pas. Dimanche 8 novembre, une pleine page sur le Canigou et son aménagement touristique par le Syndicat mixte Canigou Grand Site présidé par… Christian Bourquin. « Ce syndicat où la démocratie participative est reine », écrit Serge Bonnery. Décerner un brevet de démocrate à Bourquin. Il fallait oser.

La réunion du syndicat dont il est question dans l’article s’est déroulée au refuge de Mariailles. Serge Bonnery ne dit pas aux lecteurs de son journal si l’ollada était bonne ou pas. Car la réunion s’est déroulée à l’heure du déjeuner autour d’une ollada. Réunion de travail, ça fait plus sérieux.

Bourquin sert ses habituelles Bourquinades. Par exemple : « La gratuité ou quasi gratuité est importante ». Merci à notre président de ne pas faire payer l’accès aux chemins de randonnée.

Sur le principal problème, l’envahissement du massif par les voitures, surtout aux beaux jours, Bourquin tranche : « Il faut mettre fin à l’anarchie ». Mais quelques lignes plus loin, on apprend qu’aucune mesure n’est en vue : « Rien ne se fera sans l’adhésion de tous », déclare celui qui a l’art de botter les problèmes en touche.

Il a, pendant des années, répondu à la question sur la voiture en répétant qu’il allait : « Remplacer les 4x4 par des quatre pattes ». Des centaines d’ânes, oui des centaines, allaient être installés dans le massif du Canigou. Où sont-ils ? Nous n’en voyons qu’un ! Mais il y de plus en plus de voitures.

Bourquin faisait des discours dans lesquels il expliquait savamment que pour soulager les ânes qui allaient tirer les carrioles, il faisait étudier la conception, par l’institut de mécanique d’Olot, d’un petit moteur qui pourrait se fixer sur l’essieu. C’est vrai ! Hélas !

L’article de L’Indép se termine sur une annonce de première importance : « Pour partager avec tous les habitants des P.-O. la passion du Canigou, un numéro spécial Nouvel An de l’Accent Catalan (organe du conseil général) sera distribué en fin d’année à 200 000 exemplaires ».

De la communication, toujours et encore de la communication…. Domaine dans lequel le conseil général des P.-O. dépense 3 à 5 fois plus que les autres départements du Languedoc-Roussillon… C’est la Chambre régionale des comptes qui l’a écrit. Comme le bilan de ses dix années passées à la tête du conseil général est particulièrement catastrophique, Bourquin n’a rien d’autre à nous vendre que la beauté des paysages du département. Comme si il y était pour quelque chose !

Lors du procès de l’affaire du chauffeur, à Aix-en-Provence, le procureur l’avait qualifié de « Camelot de foire ». Rien ne lui va mieux.

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