Perpignan-Toutvabien

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08fév 2012

CDC : La granota se fait plus grosse que le boeuf

« C’est au cinéma Castillet, dans une salle comble, que Germa Gordo, secrétaire du gouvernement catalan, a ouvert le IIIe Congrès… Il a remercié le travail acharné des militants depuis la création du parti en Catalogne Nord en 2006. CDC est devenu la 3 ième force politique du département? Ce n’est pas nous qui le disons mais les journalistes et ils l’écrivent. » Voilà ce que l’on pouvait lire dans un communiqué de presse de CDC et que l’on trouve encore sur la page d’accueil du site internet de CDC.

Se proclamer la 3 ième force politique du département quand on peine à dépasser les 1% aux dernières élections cantonales. Il faut le faire !

CDC est derrière l’UMP, le PS, le FN, Le Front de gauche-PC, Les Verts… Bref derrière tout le monde !

Mais attention ce n’est pas CDC qui le dit : « Mais les journalistes et ils l’écrivent ».

Quels journalistes ?

Nous avons interrogé Jordi Véra, le président de CDC Catalogne Nord.

Il cite ouillade et l’Indep. Notre quotidien a bien fait référence à cette 3 ième force, mais après le congrès sur la base du communiqué que nous citons plus haut. Reste ouillade, site du collaborateur d’Alain Ferrand à la mairie du Barcarès. On y lit : « Qu’est-ce qui a fait que ce parti qui, à chaque élection locale dans les P-O, où il se dit « enraciné », peine à franchir la barre des 3%, est devenu en une année la troisième force politique départementale en nombre de maires ? »

En nombre de maires. Ce n’est déjà plus la même chose. CDC a 9 maires dans ses rangs : Jean Amouroux, Tresserre ; Jean-Claude Barbaud, Coustouges ; André Bordaneil, Maureillas ; Jacques Galtié, Réal ; Claude Picas , Le Perthus ; Yves Porteix, Sorède ; Alexandre Puignau, Les Cluses ; Jean-Jacques Rouch, Thuès-entre-Valls ; Pierre Bataille, Fontrabiouse.

Combien ont été élus avec une étiquette CDC ? Aucun.

Il n’est d’ailleurs pas certain qu’en nombre de maires, CDC arrive devant le PCF. En plus des grandes communes identifiées PC, comme Cabestany, Elne, Alenya, il y a des maires de villages qui sont communistes .

Pierre Bataille, conseiller général du canton de Mont-Louis, a été élu en affichant le soutien de l’UMP. C’est amusant à souligner car CDC Catalogne nord se veut un parti de centre gauche. Précisons, mais tout le monde le sait, que CDC est, au Sud, un grand parti de centre droit. Une incohérence qui n’est peut-être pas pour rien dans piètres résultats électoraux de CDC.

06fév 2012

Marine Le Pen à Vienne au bal des corporations : Chassez le naturel, il revient au galop

Lors de son meeting à Perpignan, Marine Le Pen a répondu à ceux qui l’accusaient d’avoir, 48 heures plus tôt, été à Vienne à un bal organisé par des nostalgiques du 3 ième Reich. Elle y était l’invitée d’un parti d’extrême-droite, le FPÖ.

Devant les nombreux journalistes de la presse nationale qui avaient fait le voyage à Perpignan, la présidente du Front National a joué de l’éternelle rhétorique de l’extrême-droite en utilisant la victimisation et l’accusation : « Ces adversaires, regardez où ils en sont pour tenter de freiner le bon sens que nous représentons. Certains font preuve d’une obsession absolue. Il n’y a pas un seul discours dans lequel ils ne parlent pas de Marine Le Pen… Ils sont obnubilés par la recherche des moyens à me trainer, à me déstabiliser par des insultes de plus en plus basses, de plus en plus vulgaires, de plus en plus graves. Ils en arrivent tout simplement à perdre la tête. C’est ainsi qu’invitée par l’un des partis qui est aujourd’hui le premier parti en Autriche, le FPO de notre ami Heinz-Christian Strache, au bal de Vienne et bien un certain nombre d’associations, SOS Racisme (copieux sifflets de la salle) sont venus nous expliquer que nous étions allés à un bal de néo nazis. Ecoutez franchement, il y a quand même des limites à l’insulte et à la diffamation. L’extrême gauche autrichienne, comme l’extrême gauche française, essaient d’obtenir par la haine et par la violence ce qu’elles n’arrivent pas à obtenir dans les urnes. L’extrême gauche autrichienne manifeste, la belle affaire ! L’extrême gauche française aussi passe son temps à manifester. Contre nous d’ailleurs en général. Ils manifestent contre ce bal et contre d’autres. Vous verrez lundi ils manifesteront contre le bal des chasseurs. Ces bals traditionnels ils sont la représentation de la part des Viennois du respect pour la tradition. Et bien nous aussi, nous aimons la tradition. Chers amis je veux que vous sachiez que je ne vous laisserai pas insulter. On dit Marine Le Pen est celle qui fait le plus de procès. Mais Pourquoi ? Mais parce que Marine le Pen est la seule à être insultée comme ça. »

La fine fleur de l’extrême-droite

« Tradition » ? Marine Le Pen donne une explication un peu courte. Sur son blog, Jérôme Ségal, chercheur en sciences sociales à Vienne, explique ce qu’est ce bal : « En Autriche, la tradition des bals témoigne d’une splendeur passée, liée à l’Empire austro-hongrois. Il y a le Bal de l’Opéra bien sûr – le plus connu –, mais aussi le Bal des chasseurs, le Bal des juristes, des médecins, des sous-officiers… et encore, depuis 1952, celui de la Fédération des corporations pangermanistes (‘Burschenschaften’) qui regroupe chaque année la fine fleur de l’extrême droite européenne. Historiquement, ces associations liées aux universités ont joué un rôle positif dans l’unification de l’Allemagne (1871) et dans la défense de la liberté d’expression. Seulement, avec la montée du nazisme, la plupart d’entre elles se sont mises au service du grand Reich… et en ont conservé l’idéologie ! »

Provocation antisémite

L’Express a interviewé Johann Gudenus, chef du groupe FPÖ à Vienne et membre de la corporation estudiantine Vandalia qui était présent au bal de vendredi. L’hebdomadaire précise que le père du jeune homme qui défend Marine le Pen a, en 2006, été condamné pour négationnisme. Johann Gudenus estime que l’extrême-droite est victime d’une stigmatisation. Plusieurs milliers de manifestants ont en effet protesté contre la tenue de ce bal. Selon le quotidien autrichien Der Standard, dont des journalistes ont infiltré le bal en se faisant passer pour des sympathisants, Heinz-Christian Strache a comparé l'ambiance dans lequel s'est tenu le bal des corporations à "la Nuit de cristal", proclamant: "Nous sommes les nouveaux juifs." Un style provocateur bien propre à l’extrême-droite.

« Bal immonde »

A chaque fois qu’un journaliste ou une organisation évoquent ses fréquentations avec certains milieux où la personnalité sulfureuse de membres de son entourage, Marine Le Pen brandit la menace de diffamation. Wallerand de Saint-Just, avocat de Marine le Pen a selon un communiqué du Front, « déposé dès lundi une plainte contre ces associations qui lui imputent d’avoir participé à un « bal immonde de nostalgiques du troisième Reich ».

Si l’on se réfère à des sources sérieuses, dont l’enquête de Blaise Gauquelin, publie dans L’Express (site internet de l’hebdo) sous le titre « Les cercles de l’Autriche Ultra », la réalité serait bien plus proche du communiqué de SOS Racisme que de l’explication de Marine Le Pen. http://www.lexpress.fr/actualite/monde/europe/les-cercles-de-l-autriche-ultra_754439.html

L’antisémitisme au bout des lèvres, Jean-Marie Le Pen qui a été, il y a quelques années l’invité d’honneur de ce bal, a déclaré : « "J'ai moi-même assisté à cette magnifique manifestation qui retrace d'ailleurs le Vienne du XIXe siècle, c'est Strauss, sans Kahn si vous voulez" ». Cela semble être une “fine“ allusion au fait que les corporations seraient interdites aux femmes et aux juifs. Réponse de Marine le Pen, "C'est une plaisanterie, un trait d'humour".

Sordide calcul politicien

Mesurant, mais un peu tard les dégâts que pourrait causer cette affaire, en particulier pour collecter les signatures qui lui manque pour être candidate à la présidentielle, Marine Le Pen a le 1 février, déclaré : « Le nazisme fut une abomination. Il m’arrive de regretter de ne pas être née à cette période, pour avoir pu le combattre ». Si la présidente du FN pensait ce qu’elle dit elle éviterait d’avoir certaines fréquentations.

Un certain nombre d’hommes politiques et de journalistes de gauche proclament que le FN est un parti républicain, ils nous disent que c’est le parti qui défend la laïcité (Il s’est pourtant opposé à la loi sur les signes religieux à l’école et à la loi contre la burqua). Ils participent ainsi activement à la normalisation du parti d’extrême-droite. Cela avec un but précis, lui permettre de prendre un maximum de voix à l’UMP.

La gauche, sauf le Front de gauche, mène de pair une stratégie de normalisation du FN et de diabolisation de l’UMP. Un jeu politique dangereux.

PS : A propos de celui que Marine Le Pen nomme "notre ami" , quelques lignes d'un brève parue dans le Monde du 29 janvier: "Faut-il laisser le chef du Parti de la liberté (FPÖ), Heinz-Christian Strache, porté par les sondages, accéder au poste de chancelier, et faire comme si le FPÖ était pareil aux autres partis autrichiens ? Le directeur du quotidien conservateur Die Presse, Michael Fleischhacker, suggère qu'un tel tournant n'aurait rien de catastrophique. M. Strache « est un ancien néonazi, mais c'est un brave garçon qui ne va pas déclencher une nouvelle guerre mondiale ». Tout est préférable, selon lui, à la paralysie de la grande coalition actuelle entre sociaux-démocrates et conservateurs.Les critiques n'ont pas tardé. Beaucoup lui rappellent que le passage de l'extrême droite au gouvernement s'est traduit par l'incompétence et la corruption."

05fév 2012

A lire dans Le Petit Journal

Trois grands sujets traités dans le numéro en kiosque jusqu’à jeudi.

Inauguration du Centre de Documentation des Français d’Algérie : « L’histoire rendra justice à nos ancêtres ».

Show de Marine Le Pen au palais des expos : Tous les poncifs de l’extrême-droite.

Affaire Boitaclous-Puigmal : L’ancien maire de Saint-Estève condamné à trois mois de prison avec sursis.

04fév 2012

Place Cassanyes : La doublure de Bourquin rate son tournage

Ségolène Neuville a, samedi 28 janvier en fin de matinée, débarqué avec une équipe de tournage sur la place Cassanyes. Candidate socialiste sur la troisième circonscription, où elle remplace Christian Bourquin, dont elle est très proche, Ségolène Neuville faisait sa première apparition sur la place Cassanyes. Une première un peu particulière puisqu’elle venait y tourner son clip de campagne électorale.

Un témoin raconte : « Elle faisait son cinéma, distribution de tracts, serrage de mains, tournée des commerçants quand Olivier Amiel, conseiller municipal d’opposition de Perpignan qui lui est un habitué de la place est allé la saluer. Sans agressivité, mais bien remonté, il s’est permis de lui demander si elle venait capter l’héritage Beffara. Ayant du mal à avaler le caramel, Ségolène Neuville, la conseillère générale du canton de Saint-Martin (première circonscription), n’a pas trouvé les mots pour justifier son parachutage.»

Les déboires de la première dame ne se sont pas arrêtés là. Dans son sillage, un membre de l’équipe de tournage faisait signer des autorisations de droit à l’image. La plupart des personnes l’ont signé sans trop regarder en pensant que c’était pour la télé. Et ce n’est qu’après le départ de la candidate que plusieurs d’entre elles ont compris que l’on allait utiliser leur image dans un clip électoral. Précisons qu’il n’a pas été laissé de double de l’autorisation donnée. En conséquence de quoi la candidate a du recevoir des courriers de « figurants » lui demandant de ne pas utiliser leur image.

Pour les non intiés, Beffara était maire et conseiller général du canton de Millas. Il a organisé sa succession en faveur de son gendre Christian Bourquin qui lui a succédé au poste de conseiller général en 1994 puis dans le fauteuil de maire en 1995. Christian Bourquin, député et président du conseil général contraint par la loi sur le cumul des mandats à abandonner son fauteuil de maire a poursuivi la transmission en famille en installant, en 2001, celle qui était son épouse à la mairie de Millas. Et cela en cachant son intention aux électeurs puisque c’est M. Navarro qui conduisait la liste sur laquelle Damienne Bourquin faisait sa première apparition dans la vie publique.

Ségolène Neuville était sur la place Cassanyes accompagnée de Jean-Louis Chambon, maire de Canohès et conseiller général d’un canton de Saint-Jacques. Lors d’une réunion du conseil général, un élu a entendu ce dernier se plaindre des Gitans qui seraient tout le temps en train de lui demander quelque chose. A qui la faute ? S’il a beaucoup distribué durant la campagne, l’ancien cadre du conseil général où il s’occupait des affaires sociales a aussi beaucoup promis. Une campagne clientéliste qui a payé. Le bureau numéro 10, celui où il y a le plus d’électeurs gitans, a donné son plus haut niveau de participation depuis 30 ans et un gros score au candidat Bourquiniste. L’élection passée, celui qui promettait à chacun de faire quelque chose pour améliorer sa situation ne met plus les pieds à Saint-Jacques.

PS : Jean-Louis Chambon a été entendu par la police judiciaire dans le cadre d’une enquête préliminaire sur ses pratiques électorales dans le quartier Saint-Jacques lors des dernières élections cantonales.

03fév 2012

Alduy : de Trafalgar à Waterloo

Voilà quelques temps maintenant que Jean-Paul Alduy s’acharne à torpiller la candidature de Fernand Siré député UMP sortant. L’investiture donnée à ce dernier par la direction de l’UMP ne l’a pas calmé.

Alduy a sans succès dépensé beaucoup d’énergie auprès de Jean-Louis Borloo et des dirigeants nationaux du PR pour les convaincre de revendiquer la deuxième circonscription pour le Parti Radical. Donc, en fait, pour lui. Borloo et les siens ont avancé le nom d’Alduy, mais ils n’ont pas fait le forcing auprès de la direction de l’UMP.

Alduy est particulièrement malin. Il explique à présent qu’il est seul en mesure d’unir derrière sa candidature les maires de plusieurs villes de la côte, cela afin d’empêcher la gauche de prendre la circonscription. Mais qui agite ces maires contre Fernand Siré ? JPA bien sûr.

C’est du Alduy ! Il a un comportement d’enfant gâté qui ne supporte pas la moindre frustration et qui est prêt à tout casser pour obtenir ce qu’il veut. Il menace, via la fédération du Parti Radical, de mettre des candidats face à Fernand Siré et à Jean Castex, maire de Prades, candidat UMP sur la troisième circonscription.

Alduy en sauveur de la droite ? Cela fait sourire nombre d’élus de l’UMP ! « Il nous a fait tout perdre », dit l’un d’eux. Il est vrai que depuis son arrivée à la mairie de Perpignan, les Bourquinistes grignotent les cantons de la ville les uns après les autres. Et si après avoir frôlé la catastrophe en 2008, Alduy est resté dans le fauteuil de maire, c’est parce qu’en 2009 l’UMP a pris la campagne en main et a remobilisé l’électorat de droite.

Pendant l’année précédent l’élection sénatoriale, Alduy a fait ce qu’il fallait pour se mettre à dos une grande partie des électeurs de l’UMP. Il appelait à une candidature de Borloo en critiquant vivement la majorité présidentielle. C’est la principale cause de son échec aux sénatoriales. Un échec dont il est le seul responsable. Sans cela, l’influent président de l’agglo conservait son siège.

C’est dans sa nature d’agir ainsi !

Alduy a été candidat à deux élections législatives. La dernière fois en 1997, c’était pour prendre la place de Claude Barate, député RPR. Il n’a réussi qu’à faire battre ce dernier et à faire élire un député communiste, Jean Vila. Lui, le maire de Perpignan a fait 14,2% des voix. Et seulement 16,29 % sur la ville.

Le problème d’Alduy n’est pas nouveau. Il courtise la gauche tout en voulant se faire élire par un électorat de droite dont il ne partage pas les valeurs et qu’il méprise. Résultat, il est rejeté des deux côtés. Alduy s’est l’année suivante vengé de son échec en faisant perdre plusieurs cantons de la ville au RPR.

Depuis qu’il a perdu son siège de sénateur, Alduy est obsédé par la vengeance. Encouragé en cela par un petit entourage, dont son épouse et son directeur de cabinet.

Personne ne peut prédire ce qu’il fera. Mais l’homme est empêtré dans un noeud de contradictions qui le conduisent souvent à choisir la solution la plus contraire à ses intérêts.

01fév 2012

Bourquin a les honneurs du Canard Enchaîné

L’information sur les plaques minéralogiques truquées de la C6 Citroën du président de la région est en train de faire de tour de France.

« A côté de la plaque », titre l’article qui épingle Christian Bourquin dans la bien nommée page « Canardages »

31jan 2012

Plaques d’immatriculation falsifiées : Bourquin sera-t-il poursuivi par la justice ?

S’appuyant sur un article paru dans Midi-Libre plusieurs médias nationaux se sont intéressés aux plaques minéralogiques de la voiture officielle du président de la région, un Citroën C6 aux vitres teintées dans le plus pur style Nomemklatura.

Ci-dessous l’info traitée par Europe1.fr

L'élu avait-il une combine anti-radars ?

Par Europe1.fr avec Benjamin Peter Publié le 27 janvier 2012 à 15h52 Mis à jour le 27 janvier 2012 à 16h01

Les plaques d'immatriculation du président de Languedoc-Roussillon étaient en partie "effacées". Une étrange découverte a été réalisée sur la voiture du président du Conseil régional de Languedoc-Roussillon. Le journal Midi-Libre…

http://www.midilibre.fr/2012/01/26/la-voiture-anti-radar-du-president-de-region,449085.php

… a révélé que sur les plaques d'immatriculation avant et arrière de la voiture de fonction de Christian Bourquin, l'intérieur de la lettre B avait disparu, comme si quelqu'un avait cherché à les rendre "inflashable" par un radar. Depuis, les plaques ont été changées et Christian Bourquin en a même profité pour remercier les journalistes. Évitant au passage que la polémique ne prenne plus d'ampleur.

Modifier sa plaque d'immatriculation pour échapper aux contrôles radars, la pratique est bien connue chez les automobilistes qui ont tendance à dépasser les limites de vitesse. La technique est simple: il suffit de gratter un B ou un R est le tour est joué. La plaque n'est alors plus totalement lisible lors d'un contrôle par radar. Une pratique évidemment interdite : l'automobiliste est passible d'une amende dont le montant a été majoré à 135 euros en 2011.

Dans le cas de Christian Bourquin, ses chauffeurs, qui effectuent 10.000 kilomètres par mois, ont-ils eu peur pour leur permis et se seraient ainsi livrés à ce petit "bricolage" ? C'est une des hypothèses avancées par les journalistes de Midi Libre.

Lorsque des journalistes lui ont fait la remarque en marge d'un déplacement à Nîmes, Christian Bourquin a déclaré : "je ne suis pas au courant mais je vais y remédier". C'est désormais chose faite. Au passage, le président de la région Languedoc-Roussillon a fait savoir qu'il apprécierait que les fabricants créent des plaques plus résistantes... aux rouleaux des lavages automatiques. »

Commentaires de perpignan-toutvabien

Le gars vient de se faire prendre avec le doigt dans le pot de confiture et il nous explique qu’il n’était pas en train d’en manger. Non ! Le pot est tombé de l’armoire et il l’a rattrapé. Dans le mouvement le bouchon s’est ouvert et un de ses doigts à glissé à l’intérieur. Vous comprendrez qu’il s’en prenne aux fabricants de pots à confiture. Ils pourraient faire des bouchons qui ferment mieux.

Si vous croyez à cette histoire vous pourrez aussi croire que si la partie basse de la lettre B (comme Bourquin) manque, de la même façon sur la plaque d’immatriculation avant et arrière de la C6 du président de la région c’est à cause des rouleaux de lavage automatique.

Le procureur du tribunal correctionnel d’Aix-en-Provence avait bien cerné le personnage qu’il avait devant lui : « Monsieur Bourquin vous êtes un camelot de foire ».

Le procureur de la République de Montpellier va-t-il demander l’ouverture d’une enquête préliminaire afin d’établir s’il y a ou pas eu falsification des plaques d’immatriculation ? C’est un délit passible de cinq années de prison, d'une suspension de permis de trois ans et de 3.750 € d'amende. Cela permettrait de savoir combien de fois la voiture du président de la région a été flashée sans pouvoir être verbalisée.

Il faut préciser que depuis son arrivée à la présidence du conseil général en 1998, on a souvent vu Bourquin circuler dans des berlines conduites par un chauffeur du conseil général roulant à très vive allure sur les routes du département. Etre président de conseil général, régional ou ministre n’autorise pas à ignorer les limitations de vitesse. A nous citoyens de nous faire entendre pour que l’égalité républicaine soit imposée aux élus qui la bafouent.

29jan 2012

45,5 millions pour l’aéroport de Perpignan : un coup de bluff !

L’Indépendant du 10 janvier a fait sa une sur le plan pluriannuel d’investissement en faveur de l’aéroport de Perpignan. Pluriannuel, d’accord, mais en combien d’années ? 45 millions investis en trois ans ou en dix ans ce n’est pas la même chose.

Nous avons cherché et trouvé la réponse. Ce plan court sur dix budgets du syndicat mixte qui gère l’aéroport. Il va de 2009 à 2018.

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Le journal donne le détail des investissements dont une partie a déjà été réalisée : 3,6 millions pour le grand hangar d’EAS, 1,15 pour une nouvelle piste, 1,4 pour une nouvelle caserne de pompiers, 1,1 pour la reconstruction du hangar des services techniques, 1,1 pour la rénovation du parc de stationnement automobile, 3,3 pour la réfection des pistes, 3,2 pour la réfection du parking des avions commerciaux. Annonces sans calendrier de réalisation (c’est nous qui le soulignons). Total 14,85 millions. Et le reste pour arriver aux 45,5 millions des gros titres ?

Le dossier de presse du conseil régional donne un peu plus d’informations que L’Indépendant : « 6,5 millions investis par le syndicat mixte de 2009 à 2011. Et une liste de travaux : 4,4 pour la remise en état de l’aérogare, 3,2 pour la réfection du parking des avions, 1,15 pour permettre aux gros avions de rejoindre les installations d’EAS, 1,4 pour la construction d’une caserne de pompiers, 1,1 pour la rénovation du parc auto et des chaussées, 1,1 pour la reconstruction du hangar des services techniques, 3,3 pour la réfection des chaussées aéronautiques, 3,6 pour la construction de bâtiments de la 3ième tranche du pôle aéronautique, 0,55 pour la réalisation d’un plan environnemental. Là encore, pas de calendrier de réalisation. Total 6,5 + 19,5 = 26 millions.

On n’est pas encore aux 45,5 millions. Il ne manque plus que la bagatelle de 19,5 millions.

Nous avons cherché. Nous n’avons pas remis la main sur les millions manquants.

Le conseil régional, qui a la compétence aéroportuaire, a en 2012 inscrit 3 millions d’euros pour l’aéroport de Perpignan et 5,4 pour celui de Carcassonne. Budgétiser ne veut d’ailleurs pas dire engager et dépenser cette année.

Résumons la situation. Bourquin annonce un plan d’investissement de 45,5 millions dont on découvre qu’il s’étale sur dix ans. Sur trois ans, sur cinq, c’était crédible. Sur 10 ans, ça ne l’est pas du tout. Et la meilleure preuve c’est que sur 45,5 millions, il n’y en a que 26 millions qui sont mis en face d’opérations concrètes. Avec, tout de même un problème de taille, l’absence de calendrier de réalisation des travaux.

Désolé pour ceux qui étaient si contents d’apprendre que le président catalan de la région mettait un gros paquet d’argent sur l’aéroport de Perpignan. Comme toute la presse locale vous l’a d’ailleurs rapporté sans regarder plus loin que le bout de son nez.

Si nous voulons réconcilier les citoyens avec la démocratie, il faut leur donner une information fiable qui leur permette de comprendre et d’avoir leur mot à dire.

27jan 2012

Les problèmes judiciaires du numéro 1 et du numéro 2 de la région plombent le Parti Socialiste

Fortement soupçonné d’avoir piqué dans la caisse de la fédération du PS de l’Hérault dont il était le premier secrétaire et elle la secrétaire administrative, le couple Navarro, hier tout puissant, est en train de sombrer. Dominique Navarro a été mis en garde à vue puis présenté à un juge qui l’a mis en examen pour abus de confiance. Elle a du verser une caution de 30 000 euros pour retrouver la liberté.

Le juge d’instruction a demandé la levée de l’immunité parlementaire de Robert Navarro. Le sénat va dans les prochains jours l’examiner. Ces faits laissent penser que les charges contre les époux Navarro sont particulièrement lourdes. C’était déjà ce qu’il était ressorti des découvertes faites par la tutelle que Martine Aubry avait installée sur la fédération. Découvertes à la suite desquelles, une première dans l’histoire du parti, une plainte avait été déposée par la direction nationale du PS. Une action d’autant plus inconcevable sous Hollande que ce dernier a toujours fermé les yeux sur les frasques des barons locaux du PS.

S’il n’y avait que les poursuites contre les Navarro ou s’il n’y avait que les condamnations de Bourquin, ce serait déjà beaucoup. Mais deux affaires en même temps, au même endroit, visant le numéro 1 et 2 de la région, c'est trop !

Face à cette situation et à ses ravages dans l’opinion, que vont faire les grands élus PS de la région : députés, sénateurs, maires, président de conseils généraux ? Ils ne pourront pas éternellement rester silencieux sans laisser penser qu’ils sont solidaires de Bourquin et Navarro. Ce qui se traduira par « Tous les élus du PS sont à mettre dans le même sac ».

27jan 2012

Condamnation de Bourquin : Anticor 11 lui demande de "suspendre ses mandats"

"Anticor regroupe des citoyens et des élus des différentes sensibilités politiques républicaines, qui militent ensemble pour une réhabilitation de notre démocratie."

Ci-dessous la déclaration publique de la branche Audoise d'Anticor. Précisons que l'association à des adhérents dans les P-O mais qu'elle n'y est pas organisée.

« Nous demandons au Président BOURQUIN, condamné pour la deuxième fois dans un délit financier de suspendre ses mandats »

Le Président du Conseil Régional du Languedoc Roussillon et Sénateur des Pyrénées Orientales, vient d’être condamné à 2 mois de prison avec sursis pour délit de favoritisme.

Nous espérons que de lui même, ou sur les sages conseils que pourraient lui prodiguer son entourage du Parti Socialiste, il suspendra ces mandats jusqu’à la décision définitive des tribunaux puisqu’il a fait appel de sa condamnation.

En effet, cet élu qui est qu’en même le représentant de notre région allonge la liste des élus déjà condamnés pour des délits financiers et toujours en excercice et contribue à véhiculer une image fortement négative de l’ensemble de la classe politique.

Un élu doit être exemplaire, au moins dans et pendant l’exercice de son mandat et le moins que l’on puisse dire, c’est que notre Président de Région élu le 10 novembre 2010 malgré une première condamnation pénale 2 jours avant, n’aura pas perdu de temps pour être condamné une deuxième fois.

Nous rappelons que l’association Anticor à déjà fait signer sa Charte Ethique à plus d’une centaine d’élus.

Bien entendu, Christian BOURQUIN ne l’a pas signé, comme d’ailleurs aucun élus de notre département.

En voici un extrait: CHARTE ETHIQUE DES COLLECTIVITES LOCALES

Article 10 :

Suspension d’un élu condamné pour délits financiers en première instance et faisant appel:

Lorsqu’un élu est condamné en première instance pour un délit financier, il est souhaitable que son mandat soit interrompu afin que la justice puisse suivre son cours en toute sérénité. Ce principe s’inspire de la morale républicaine qui veut que tout élu soit un modèle d’exemplarité pour l’ensemble des citoyens.

26jan 2012

Condamnation d'Elie Puigmal : réaction de Robert Vila, maire de Saint-Estève

Communiqué de presse de Robert VILA, maire de Saint Estève suite à la décision du tribunal correctionnel de Perpignan du 26/01/12 condamnant Elie PUIGMAL

Le Tribunal Correctionnel de Perpignan vient de reconnaître Elie PUIGMAL coupable du délit de favoritisme dans les conditions d’attribution de marché d’organisation de spectacles à l’association Boitaclous en 2009 alors qu’il était maire de Saint Estève.

Je me réjouis que le tribunal correctionnel ait accueilli favorablement la constitution de partie civile de la ville de Saint Estève, ait également condamné Elie PUIGMAL à verser à la commune une somme symbolique de 1 € en compensation du préjudice moral subi par la collectivité, 6000€ au titre des frais de justice et ait sursis à statuer sur ma demande de réparation du préjudice financier subi par la ville.

En effet je rappelle que la commune de Saint Estève a été condamnée par le Tribunal administratif de Montpellier, lequel a par décision en date du 13/05/11, reconnu la faute de l’ancien maire pour retenir la responsabilité de la commune et la condamner à indemniser Boitaclous à hauteur de 25 077 €. Boitaclous, qui elle réclame plus de 750 000 €, a fait appel de cette décision, nous attendons donc la décision de la Cour administrative d’appel de Marseille. Au vu de cette décision le tribunal correctionnel de Perpignan se prononcera sur notre constitution de partie civile au niveau financier.

Notre compagnie d’assurances couvrant le risque responsabilité civile nous a indiqué que si la mise en cause pénale d’un élu devait aboutir à un jugement de condamnation elle serait dans l’obligation de nous opposer les exclusions prévues aux conditions particulières du contrat.

Ainsi du fait de la condamnation intervenue aujourd’hui, la couverture du risque d’avoir à indemniser Boitaclous ne sera plus assurée, de même que les honoraires de l’avocat aujourd’hui désigné par la Compagnie d’assurance pour défendre les intérêts de la ville dans les procédures diligentées devant les juges administratifs. Ces frais devront ainsi être payés par les contribuables Stéphanois.

Il était donc de mon devoir en tant que gestionnaire de la ville et responsable du budget communal de préserver les finances de la commune et de demander que le responsable des ces déboires assume les conséquences financières de ses agissements, le tribunal correctionnel ayant eu à juger également des conséquences pénales des faits dénoncés.

Sur ce plan, je constate que le tribunal correctionnel en condamnant Elie PUIGMAL à 3 mois de prison avec sursis et 8000€ d’amende a été plus sévère que les réquisitions du procureur de la République, qui lui, avait réclamé un mois d’emprisonnement avec sursis et cinq mille euros d’amende et justifié cette sévérité par le fait qu’Elie PUIGMAL avait déjà été condamné à une peine d’amende en janvier 2009 (dans l’affaire du chèque lié aux comptes de campagne de Christian BOURQUIN).

Je déplore que les stéphanois et les Habitants du canton aient comme élu un récidiviste qui plus est à l’époque des faits gardien de la paix au sein de la Police Nationale, qui devrait faire preuve plus que tout autre de probité. Fort heureusement il ne s’agit que d’un cas isolé dans la Police Nationale et je tiens à saluer et à apporter tout mon soutien par la même occasion aux forces de l’ordre qui travaillent pour la sécurité publique.

E. PUIGMAL doit tirer les conséquences politiques de ses agissements en démissionnant de ses mandats, lui qui soutien l’action de François HOLLANDE, celui-ci n’a t-il pas dit dans ses engagements pour la France « je veux une république exemplaire et des élus irréprochables » et milite pour le durcissement des peines d’inéligibilité ? E PUIGMAL doit avoir la dignité de se retirer des affaires politiques.

26jan 2012

Le vice-Président du Conseil Général Elie Puigmal à nouveau condamné : 3 mois de prison avec sursis et 8.000 € d'amende !

COMMUNIQUÉ DE PRESSE DES CONSEILLERS GENERAUX U.M.P / Divers Droite

Mais où s'arrêtera donc le P.S local ?

A force de voir ses principaux élus catalans écoper de sanctions pénales, le Parti Socialiste national pourra se servir de la Région Languedoc-Roussillon et des Pyrénées-Orientales en particulier comme d'un laboratoire de mise en pratique de l'une de ses propositions les plus emblématiques : « contraindre tout élu socialiste condamné pénalement à démissionner de ses fonctions ».

Elie PUIGMAL, ex-Maire de St-Estève et Conseiller Général Socialiste de ce canton s'appliquera-t-il à lui-même cette règle de bonne conduite politique ?

C'est en effet la seconde fois qu'Elie PUIGMAL se fait sanctionner par la Justice, après les 2.000 € d'amende auxquels il avait été condamné pour le délit de « faux », dans l'affaire du chèque de Christian BOURQUIN au Parti Socialiste local.

Et de deux donc, pour celui que l'humilité n'étouffe pas, pour le Conseiller Général de St-Estève qui se permet l'outrecuidance de critiquer, de se poser même en redresseur de torts avec les mots les plus durs et injustifiés envers le Gouvernement U.M.P et les Conseillers Généraux d'Opposition, dans l'hémicycle départemental... comme ce fut encore le cas ce lundi en session publique du Conseil Général !

Elie PUIGMAL serait bien avisé de balayer devant sa porte avant de parler et de tirer toutes les conséquences de sa nouvelle condamnation pénale.

La malhonnêteté de certains élus restera toujours une insulte à la Démocratie, si l'on continue d'accepter que des gens condamnés pénalement gèrent l'avenir de notre Département comme si de rien n'était.

Alors Messieurs les élus socialistes qui avaient été condamnés, petite leçon de courage politique, montrez-nous que vous êtes capables de vous appliquer à vous-même pour l'exemple, les préceptes de votre Parti. Notre Démocratie a besoin d'oxygène de ce point de vue-là, et vous pouvez lui en apporter une bouffée en démissionnant de vos mandats !

Pour le Groupe des Conseillers Généraux U.M.P / Divers Droite Le Président, Jean RIGUAL

24jan 2012

Bordeaux : Après le procès Bourquin et Provencel se sont retrouvés dans un temple de la gastronomie

Jeudi 8 décembre, après une rude après-midi au palais de justice de Bordeaux face à une présidente qui ne s’en était pas laissé compter, Christian Bourquin et Pascal Provencel devaient avoir besoin d'un peu de réconfort. Quoi de mieux que de se mettre les pieds sous une bonne table ?

Autant par décence que par prudence, les deux compères auraient pu songer à dîner chacun de leur côté ou bien à s’éloigner quelque peu de Bordeaux. Mais les voilà qui se retrouvent dans un des temples de la gastronomie du Bordelais. Deux étoiles Michelin, Relais et Châteaux 4 étoiles.

Les agapes de Bourquin et Provencel ne sont pas passées inaperçues. L’information a circulé dans le milieu médiatique, politique et judiciaire. Car, manque de chance pour les deux hommes poursuivis par favoritisme qui s’étaient évertués à vouloir convaincre la présidente Baret qu’ils n’étaient pas amis, il y avait ce soir là dans le restaurant, une personne, haut placée, à qui la présence du président de la région et de son publicitaire préféré n’échappa point et qui se fit un plaisir de raconter ce qu’elle avait vu.L'information est même arrivée dans quelques rédactions parisiennes.

En s’affichant ainsi les deux amis montraient, comme face au tribunal, qu’ils n’avaient que mépris pour l’institution judiciaire. N’avaient ils pas triomphé de cette justice qui avait mis douze ans pour les juger et qui au bout du compte avoua que ce temps record n’était pas « sans incidence sur la sanction prononcée » ? Le procureur n’avait pas requis l’inéligibilité. Champagne !!!

Ce qu’il y a de désagréable chez les barons du PS, ce n’est pas qu’ils apprécient le luxe. C’est qu’ils aient assez d’estomac pour le mépriser côté public et s’y vautrer côté privé. C’est Harlem Désir mangeant du caviar avec Julien Dray. C’est Jack Lang qui adore les pâtes. Oui, mais avec du homard. Plat qu’il déguste dans un très chic resto italien parisien. C’est Bourquin, l’homme des plaisirs simples qui ne se régale jamais autant qu’avec une pomme de terre arrosé d’un filet d’huile d’olive de Millas. C’est pourtant le même homme qui lançait des invitations à des repas à la truffe dans son resto privé du conseil général.

Qui a payé ce séjour dans un Relais et Château ? Bourquin était accompagné de plusieurs collaborateurs du conseil régional... Pour un repas compter 100 à 150 euros à condition de rester sage devant la prestigieuse carte des vins (on est à Bordeaux). La chambre est facturée 280 euros la nuit et la suite à partir de 400 euros.

Est-ce là l’ordinaire de M. Bourquin ?

La République et ses institutions ne sont pas compatibles avec un tel luxe. La République doit retrouver la sobriété, le sens de la mesure, la décence. C’est, quand on se veut le représentant des Français et plus particulièrement de ceux qui soufrent, une question d’honnêteté morale et intellectuelle.


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20jan 2012

A lire dans Le Petit Journal

Dossier spécial de 3 pages, "Bourquin doit-il démissionner ?"

Les extraits les plus significatifs du jugement. Réactions, analyses et commentaires.


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18jan 2012

Daniel Mach ménage Marine le Pen

Dans le discours qu’il a prononcé lors de la cérémonie des vœux à Pollestres, Daniel Mach a tenu des propos plutôt aimables pour Marine Le Pen. A comparer avec ceux sur Eva Joly, la candidate d’Europe Ecologie Les Verts.

Après un large tour d’horizon des réalisations et projets de sa dynamique commune, le député-maire a expliqué qu’il ne devait « Pas parler politique, sous peine d’être dans l’obligation, d’intégrer chaque manifestation, dans mes comptes de campagne...Je voudrais avec un peu de dérision, vous parler de tout ce que je ne vous dirai pas… »

« Je ne vous parlerai pas ce soir, de notre nouvelle catalane, non pas aux couleurs sang et or mais bleu – Marine -, et récemment devenue sensible au charme de la sardane. Vous connaissiez tous Martine. Maintenant, c’est Marine… Nous avons eu Marine à New-York, Marine en Israël, Marine en Allemagne, et depuis peu, Marine à Millas.

.....................

« Je n’évoquerai pas non plus ce soir, notre juge, verte de rage qui tire à boulets rouges sur le PS. J’inviterai, celle à l’accent nordique et aux lunettes rouges, à prendre Afflelou pour opticien, afin qu’avec la 2ème paire gratuite, elle puisse prendre conscience qu’ajouter des jours fériés sur des critères religieux, ou supprimer le défilé du 14 juillet, comme nos centrales nucléaires, est une drôle de vue,… de l’esprit…. »


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16jan 2012

Malepeyre : de Bourquin à Ferrand

Luc Malepeyre vient d’intégrer le cabinet du maire du Barcarès, Alain Ferrand. Le « journaliste indépendant » qui anime le site ouillade poursuit son itinéraire « Indépendant ».

Comme le prouve une jolie collection d’articles, Luc Malepeyre a toujours soutenu Alain Ferrand avec ardeur, en particulier quand ce dernier avait des rendez vous avec la justice, convocations devant le tribunal, mises en détention.

L’ancien journaliste du Midi-Libre est l’auteur d’un grand nombre d’articles laudateurs sur l’activité des époux Ferrand. Une production qui va du début des années 1990 à aujourd’hui.

L’histoire de sa relation avec Christian Bourquin est très ressemblante. Il a, pour lui aussi, écrit des articles jetant le discrédit sur l'action de la justice.

L’homme à la plume complaisante pour ces élus habitués des tribunaux termine sa carrière à leur service dans des emplois bien rémunérés. Il quitte le cabinet de la présidence du conseil général pour intégrer celui du maire du Barcarès.

Notons au passage que ces pratiques font le lit du Front National. Parti pour lequel Luc Malepeyre a longtemps affiché ses sympathies. Cela vous étonne ?


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13jan 2012

Conseillers généraux UMP : "Bourquin doit démissionner"

COMMUNIQUE DE PRESSE DES CONSEILLERS GENERAUX U.M.P / Divers Droite : Jean Rigual, Mauricette Fabre, Richard Puly-Belli, Jean Sol, Jean-Claude Torrens et Véronique Vial-Auriol.

Christian Bourquin doit démissionner !

Et de deux ! Même si la première condamnation à 2 mois de prison avec sursis du Président Bourquin dans la précédente affaire dite du « Chèque au P.S »avait été transformée en amende pénale de 5.000 € par la cour d'Appel d'Aix-en-Provence, cette nouvelle condamnation démontre que la Justice n'est pas dupe des magouilles de Christian Bourquin, contrairement à ce que croient certains !

En effet, un peu plus d'un an après le renvoi de Christian Bourquin en Correctionnelle pour des faits de favoritisme dans un marché public au profit de l'Agence de communication Synthèse, de son ami Pascal Provencel, lui aussi condamné, la Justice vient de trancher et de sanctionner comme il se doit ces deux délinquants en col blanc qui se jouaient depuis des années de l'appareil judiciaire, en passant jusqu'à présent entre les mailles du filet et, en s'en glorifiant en plus au mépris des administrés !

L'action politique, telle que nous la concevons, requiert une parfaite exemplarité que Christian Bourquin n'a jamais incarnée. La Justice confirme ceci par la sanction qu'elle vient de prononcer et par son réquisitoire accablant envers les agissements d'un Elu de la République, Président de notre Région et Sénateur des P-O que Christian Bourquin est devenu depuis le mois de septembre dernier.

Nous réclamons donc la démission de Christian Bourquin de ces mandats électifs, non pas comme une double peine, mais au nom d'une Démocratie plus saine.

12jan 2012

Condamnation de Bourquin : les Verts souhaitent sa démission

Communiqué EELV Languedoc-Roussillon

Réaction à la condamnation du Président de la Région

Pour la seconde fois, une condamnation pénale est infligée au Président de la Région Languedoc-Roussillon. La première pour complicité de faux et minoration des comptes de campagne; la seconde pour délit de favoritisme. Ces condamnations témoignent de manquements graves à l'obligation de vérité et de loyauté que tout élu doit à ses administrés. Europe Ecologie Les Verts Languedoc-Roussillon, attristé par ces faits, espère vivement que le Parti Socialiste exigera le départ de Monsieur Christian Bourquin de ses fonctions électives. C'est à ce prix que la promesse d'une République exemplaire, chère aux forces de gauche et à nos concitoyens, deviendra une réalité.

11jan 2012

Le sénateur Bourquin dans le bureau du président du conseil général : une occupation illégale !

Bourquin a conservé son bureau de président du conseil général alors qu’il n’est plus élu dans cette assemblée. Cette situation est illégale. Et la convention passée avec le conseil régional qui loue ces locaux ne règle rien.

Bourquin reconnait qu’il occupe ce bureau au titre de sénateur. C’est ce qu’il a expliqué à Marc Degli qui, dans l’émission Ligne ouverte sur France 3 Languedoc-Roussillon, l’interrogeait sur la conservation de son bureau : « Ca c’est normal, j’ai un bureau dans les Pyrénées-Orientales parce que je suis l’élu des Pyrénées-Orientales. Vous avez remarqué que je suis sénateur. Je suis devenu le sénateur du Languedoc-Roussillon quelque part, sans embarrasser tous mes collègues, devenu le sénateur parce que tout le monde me donne du travail. Mais je suis d’abord sénateur des Pyrénées-Orientales. J’ai un bureau là-bas, quoi de plus normal ! »

En se présentant comme le sénateur du Languedoc-Roussilon, Super Bourquin justifie à sa façon la location du bureau du conseil général par la région. Une explication tirée par les cheveux. Christian Bourquin sait mieux que personne que cette situation n’est pas normale.

En plus de ses indemnités de 7 100 euros, le sénat lui verse chaque mois une indemnité de frais de mandats (dont il n’a pas à justifier l’usage) de 6 240 euros et de 1 000 euros pour l’informatique A cela s’ajoute un crédit mensuel de 7 500 euros pour la rémunération des collaborateurs de son cabinet. Les frais de téléphone, de poste et de transport sont pris en charge par le sénat..

D’après les informations en notre possession, la loi dit que c’est à l’élu, avec les (confortables) moyens qui lui sont donnés pour cela de prendre en charge les frais de fonctionnement de son cabinet parlementaire.

Mais il n’y a pas que l’aspect financier qui choque. Ce bureau de prestige est la propriété du conseil général et Bourquin n’a plus rien à y faire. Il doit laisser la nouvelle présidente du conseil général s’y installer.

09jan 2012

Super Bourquin sur le toit du monde

Invité de l’émission de France 3 Languedoc-Roussillon, La voix est libre, Christian Bourquin a, pendant vingt minutes, répondu aux questions de Marc Degli. La première portait sur sa santé. Réponse du président de la région : « Je dois aller bien puisque, il y a un mois, les seuls congés que j’ai pris ces deux dernières années, c’est de faire, le troisième sommet au monde, le Makalou dans l’Himalaya. Je suis monté à 5 200 mètres. Ceux qui pensent que je suis en mauvaise santé, je les invite avec moi. »

Super Bourquin ne peut pas dire qu’il a fait le troisième sommet au monde. Il a, en septembre, fait un trekking au Népal sur les pentes du Makalou. Ce qui est à la portée de tout bon marcheur qui pratique la randonnée. A 5 200 mètres, il était loin du pic qui est à 8 462 mètres. L'ascension du cinquième sommet le plus haut du monde est réservée à l’élite de l’alpinisme.

Le trekking au Népal s’est tellement développé que sur de nombreux chemin, on croise autant de marcheurs qu’un dimanche matin autour du lac de Villeneuve-de-la-Raho. Un tourisme massif qui a complètement perturbé l’économie et le mode de vie des populations locales.

Pas pris de vacances depuis deux ans ? N’importe quoi !

C’est toujours le même refrain avec les despotes. Il faut qu’ils s’attribuent des vertus, des qualités qui font d’eux des êtres supérieurs, bien sur complètement désintéressés et totalement dévoués au bien du peuple. Cela alors qu’ils ne sont, le plus souvent, que des individus moyens, sauf dans leur volonté de pouvoir, de domination. Et ils n’oublient jamais le lucre.

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